mercredi 31 août 2016

ELECTIONS PRESIDENTIELLES GABON 2016 | JEAN PING


 
DECLARATION DE JEAN PING
 
Mesdames et Messieurs, chers compatriotes,
 
Alors que, comme j’ai été amené à le dire lors de mes deux précédentes interventions, il ne faisait aucun doute que le choix des Gabonais, lors de l’élection présidentiel du 27 août 2016, s’était clairement porté sur ma personne, le Ministre de l’Intérieur est venu proclamer l’élection du président sortant.
 
Avec la plus grande fermeté, je rejette cette tentative de Monsieur Ali Bongo de renouveler son imposture de 2009.
 Avant la proclamation des résultats de la province du Haut-Ogooué, je disposais, à la faveur des Procès-Verbaux en notre possession, d’une avance de plus de 61.500 voix sur Monsieur Ali Bongo.
 Pour rattraper ce retard, la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente a artificiellement attribué à Monsieur Ali Bongo des suffrages dans le Haut-Ogooué qui sont matériellement impossible à obtenir, en même temps qu’ils constituent un outrage à la citoyenneté des compatriotes de cette province.
 
En agissant de la sorte, Monsieur Ali Bongo, avec la complicité des membres de la majorité du bureau de la CENAP, a délibérément instrumentalisé la province du Haut-Ogooué, et exposé nos compatriotes de cette province à un risque de stigmatisation injustifié.
 
Je veux ici les rassurer que pour moi et tous ceux qui m’accompagnent, le Haut-Ogooué demeure et reste une province pleine et entière du Gabon, et les électeurs de cette province, des Gabonais.
 En effet, le Ministre de l’Intérieur annonce un taux de participation de 99,93% dans le haut-Ogooué, contre une moyenne de 53% pour le reste du Gabon. Cela est tout simplement inimaginable.
 Comment comprendre qu’alors que, dans la seule ville de Moanda, il a été comptabilisé et inscrits dans le procès-verbal de centralisation 5.225 abstentionnistes, au niveau provincial l’abstention porte sur 430 électeurs ?
 
Dès l’annonce de cette décision inqualifiable, des émeutes, violemment réprimées par des forces de défense et de sécurité lourdement armées, sont survenues dans les principales villes du pays, notamment à Libreville, Port-Gentil, Oyem et Mouila.
 Nous déplorons d’ores et déjà de nombreux blessés graves.
 Au moment où je vous parle, Internet ne fonctionne plus, les forces de défense et de sécurité ainsi que la garde républicaine ont été déployés à Libreville, à Port-Gentil et dans plusieurs capitales provinciales, confirmant ainsi les craintes que nous n’avions cessé d’exprimer depuis le début du processus électoral.
 
Le coup de force électoral est ainsi consommé.
 Dans cette élection, nous nous sommes engagés pour la libération de notre pays. Et c’est le choix qui a été clairement exprimé par le Peuple gabonais.
 
Je n’ai jamais cessé de le dire : je ne laisserai rien ni personne s’attribuer frauduleusement les suffrages librement exprimés par le Peuple Gabonais. Je le dois à mon pays, je le dois à mes compatriotes.
 
Nous devons éviter à notre pays le drame qui se profile à l’horizon, et dont Monsieur Ali Bongo portera l’entière responsabilité.
 
En conséquence, je demande solennellement à la CENAP de se ressaisir et de procéder à la centralisation des résultats réels du scrutin du 27 août 2016 en procédant, avec la participation des observateurs internationaux, au comptage des résultats, bureau de vote par bureau de vote, afin de restituer au Peuple Gabonais son choix exprimé dans les urnes.
 
Vive la république
 Que Dieu bénisse le Gabon
Je vous remercie.

mardi 19 juillet 2016

Portrait géant Cheikh Anta | IFAN

TERANGA ÑEEL NA SEEX ANTA
L’ambassade de Portugal à Dakar commémore Cheikh Anta Diop en offrant à la communauté universitaire ce portrait géant de notre Maître, le restaurateur de la Conscience historique Kmt. Je vous convie, au nom deu Mouvement panafricaniste SEMEtt, à participer à l’inauguration de ce chef-d’œuvre qui se fera aujourd’hui (19.07.16) à l’Ifan-Ucad à partir de 18h.

lundi 2 mai 2016

EXPO | LABORATOIRE DE SEMIOLOGIE ALTERNATIVE

LABORATOIRE DE SEMIOLOGIE ALTERNATIVE
www.nataal.org

> du 03 au 05 mai

Aménagement de l’espace et installation

> du 06 mai au 06 juin

BU - UCAD

> ATELIER DE PRODUCTION « in situ »

Présentation du processus de production

d’œuvres d’art avec le stylo comme médium

> EXPOSITION ART STYLOGRAPHIE

1993 – 2016

> LABO DE SEMIOLOGIE ALTERNATIVE

« Occupons l’art rue »

« Langage pictural et articulé »

« Application pédagogique »


lundi 22 février 2016

Cheikh Anta Diop, penseur de la personnalité - par Khadim Ndiaye


 
Au moment où l’on célèbre le 30ème anniversaire de la disparition de Cheikh Anta Diop, force est de constater le réel engouement autour de sa pensée, chez les jeunes notamment. Il suffit pour s’en convaincre, de parcourir les réseaux sociaux et de voir tous ces espaces de discussions créés autour de son oeuvre. De là où il se trouve, l’historien qui a longtemps eu la réputation d'un penseur infréquentable dans son propre pays, est certainement très fier, lui qui laissait entendre lors de la fameuse conférence de Niamey que "l’enjeu important c'était la prise de conscience de l'ensemble des générations africaines à venir, non pas sur la base du mensonge ou de l’idéologie, mais sur la base d’une vérité scientifique strictement retrouvée."

Sa pensée semble trouver un écho favorable chez les jeunes. En témoignent également les milliers de signatures recueillies par les initiateurs de la caravane dont l’auteur de ces lignes fait partie, qui a sillonné une partie du Sénégal au mois de février 2015 pour demander aux autorités d’introduire l’enseignement de sa pensée dans les programmes scolaires. Requête qui vient d’ailleurs d’être acceptée par le président de la République Macky Sall demandant du coup à son gouvernement de "promouvoir auprès des jeunes et des étudiants notamment, les œuvres, enseignements et recherches de cet illustre fils du Sénégal".

Face à ce regain d’intérêt, il nous a semblé nécessaire de revisiter sa pensée et de rappeler un concept central qui peut être un parfait fil conducteur pouvant aider le jeune lecteur à aller à l’assaut de son œuvre.

Un lecteur averti de l’oeuvre de Cheikh Anta Diop ne peut manquer d’être frappé par l’affirmation et la recherche constante de l’unité. Cette unité est d’abord celle de l’espèce humaine. Une humanité qui, de surcroît, a une origine monogénétique africaine; thèse martelée avec force arguments à  l’encontre des théories polygénistes. Au delà des singularités accidentelles, l’espèce humaine est une. L’humanité commune retrouvée est celle qui va au delà des simples accidents tels que la couleur. 

Toutefois, cela ne peut se réaliser que si chaque peuple s’arme d’abord de son identité culturelle. L’identité culturelle est le préalable nécessaire pour bâtir la "civilisation planétaire" selon Cheikh Anta Diop : "Aujourd’hui, nous dit-il, chaque peuple, armé de son identité culturelle retrouvée ou renforcée, arrive au seuil de l’ère post-industrielle. Un optimisme africain atavique mais vigilant, nous incline à souhaiter que toutes les nations se donnent la main pour bâtir la civilisation planétaire au lieu de sombrer dans la barbarie."
 
Il y a chez Cheikh Anta Diop une philosophie de la personnalité qui se donne à voir dans le cadre plus élargi de sa philosophie de l’Histoire. Pour lui, seules des individualités solides, renforcées parce qu’unies, pourront former une communauté humaine forte. La personnalité, qu’elle soit pensée sur le plan individuel, étatique ou continental, a une trajectoire au cours de laquelle elle peut régresser ou au contraire retrouver toute sa plénitude selon qu’elle est dotée ou non d’une identité culturelle forte. L’identité culturelle joue un peu le rôle de "puissance vitale" qui renforce la personnalité. Vous êtes fort si vous avez une personnalité solide; vous régressez si vous perdez votre identité culturelle. C’est ce qui arriva à l’Égypte ancienne qui avait "civilisé le monde" et sillonné les mers, mais qui "ne savait plus construire que des barques en argile" du fait, nous dit Cheikh Anta Diop, d’une "perte continue de la souveraineté nationale depuis l’arrivée des Perses en 525 av. J.C.". Une souveraineté conservée, de même qu’une éducation maîtrisée, font partie des choses qui renforcent la personnalité : "Lorsqu’un peuple cesse d’être maître de son système éducationnel, il régresse", nous dit-il. 
 
Cheikh Anta Diop a fait le constat du dépérissement de la personnalité de l’Africain, du Noir en général, qui a un besoin réel d’être renforcée par la mise en place d’un cadre culturel approprié : "La personnalité du Noir, écrit-il, est la plus délabrée de toutes, comparée à celles des autres ex-colonisés: ces derniers bénéficient, en général, d'un cadre culturel et d'une superstructure moins entamés, qu'il faut, souvent recréer ici. La création d'une conscience collective nationale, adaptée aux circonstances, et la rénovation de la culture nationale, sont le point de départ de toute action progressiste en Afrique noire. C'est le moyen de prévenir les diverses formes d'agressions culturelles."
 
Pour doter l’Africain d’une forte personnalité, au niveau individuel, étatique et continental, il lui faut donc une identité culturelle forte. Cette identité culturelle est formée par trois facteurs : le facteur historique (le "ciment culturel qui unit les éléments disparates d’un peuple pour en faire un tout, par le biais du sentiment de continuité historique vécu par l’ensemble de la collectivité”), le facteur linguistique ("l’unité linguistique africaine au sens génétique, est aussi évidente que celle de la grande famille linguistique indo-européenne") et le facteur psychologique ("les invariants psychologiques et culturels que les révolutions politiques et sociales, même les plus radicales, laissent indemnes…"). 

En clair: une identité culturelle forte est la "pleine présence" de trois facteurs: une unité historique, une unité linguistique et une unité psychique. Ces trois facteurs solidifient la personnalité.
 
Grâce à ces facteurs, Cheikh Anta Diop arrive ainsi à apporter des solutions à plusieurs questions qui tendent à diviser les Africains. Le facteur ethnique par exemple. Tout le peuple africain est "divisé, écrivait-il, par des barrières ethniques que nous croyons étanches par ignorance, ce qui nuit au sentiment d’unité exigé, plus que jamais par les circonstances historiques dans lesquelles nous nous trouvons". Pour régler ce problème ethnique, Cheikh Anta Diop démontre grâce aux trois facteurs énoncés, d’une façon indiscutable, comme il le dit lui-même,  "la parenté des Sérères, des Valafs, des Saras […], des Sarakollés, des Toucouleurs, des Peuls, des Laobés". L’objectif, affirme-t-il, est de rendre "désormais ridicule tout préjugé ethnique entre les ressortissants conscients de ces différents groupements". Ce principe "devrait être étendu à toute l’Afrique", rajoutait-il. L’unité ethnique est ainsi retrouvée.
 
À côté des ethnies, il y a le système des castes qui sape l’unité nécessaire à une personnalité retrouvée. Selon lui, "En expliquant la genèse des castes, le caractère révolu des circonstances historiques qui les ont engendrées, leur non-sens dans la nouvelle structure économique, leur danger actuel, j’essaie de contribuer à la solution du problème de la division totale de tous les éléments qui devraient être unis dans une lutte commune."
 
Le facteur historique doit permettre à chaque Africain de lutter contre le tiraillement - Cheikh Anta Diop parle de "flottement" - d’une personnalité altérée par l’aliénation culturelle induite par la colonisation dont "le but est d’arriver, en se couvrant du manteau de la science, à faire croire au Nègre qu’il n’a jamais été responsable de quoi que ce soit de valable, même pas de ce qui existe chez lui.". En prenant désormais conscience que ce sont ses ancêtres, disait-il, qui ont "civilisé le monde jusqu’au 12e siècle, l’Africain doit donc par là, "acquérir une fierté légitime (différente de la suffisance) incompatible avec l’idée d’un joug étranger, sous quelque forme que ce soit."
 
L’unité linguistique, elle, ne peut être réalisée qu’en réglant le problème de la mosaïque linguistique et ce que Cheikh Anta Diop appelle "la susceptibilité régionale des minorités". La multiplicité des langues ayant été déjà résolue sur d’autres continents, nous pouvons la régler à notre tour en montrant que les différentes langues africaines peuvent se ramener à quelques-unes. De plus, pour l’observateur averti, l’hétérogénéité de surface laisse place à une "parenté génétique" profonde. Voilà pourquoi selon lui, une "étude ethnologique et linguistique appropriée, révélant une parenté insoupçonnée entre les groupements en présence, revêt alors une importance politique et sociale en ce sens qu’elle contribue à aplanir les difficultés qui s’opposent à la réalisation de l’unité linguistique."
 
 Comment réaliser l’unité religieuse? Cheikh Anta Diop est d’avis que la question religieuse est un problème délicat, car pour lui, un "vrai croyant change plus facilement de parti politique que de religion, car sa foi engage sa personnalité entière". Aussi, doit-on appeler au respect de la foi d’autrui car la critique religieuse divise plus qu’elle n’unit : "Je pense que tout Africain sérieux qui veut être efficace dans son pays à l'heure actuelle évitera de se livrer à des critiques religieuses", écrivait-il dans l’introduction à Nations négres et culture.
 
Mais pour réaliser l’unité religieuse, il fallait d’abord montrer le "lien historique indéniable qui existe entre la religion ancestrale égyptienne et les religions révélées", nous dit Cheikh Anta Diop.  Grâce à ce lien historique, l’Africain comprendra qu’"aucune idéologie n’est, par essence, étrangère à l’Afrique, qui fut la terre de leur enfantement. C’est donc en toute liberté, que les Africains doivent puiser dans l’héritage intellectuel commun de l’humanité, en ne se laissant guider que par les notions d’utilité, d’efficience."
 
Mais l’existence de ce lien n’empêche pas Cheikh Anta Diop de montrer que toute colonisation des âmes qui atrophie la personnalité de l’Africain est néfaste. Toute croyance doit avoir une forme nationalisée. Elle doit être réappropriée pour être vécue de manière apaisée. Cheikh Anta Diop savait que, parce que les sociologies différent, les croyances doivent nécessairement revêtir les couleurs locales des sociétés qu’elles traversent. Elles doivent se fondre dans l’identité culturelle. Autrement, elles conduisent à l’aliénation qui contribue à son tour au "flottement" de la personnalité de l’Africain. Et, pour un être qui doit retrouver sa plénitude entière, le "flottement" est une attitude désastreuse qui "dissout" la personnalité.
 
Au delà des croyances, le plus important est la prise de conscience, la foi que l’Africain, quelle que soit sa religion, peut et doit avoir pour l’Afrique. Le travail de libération du Continent et de son renforcement interpelle tout le monde, "depuis le Musulman, écrit Cheikh Anta Diop, jusqu’au Chrétien en passant par les disciples des religions paléonigritiques".
 
L’unité devrait enfin être réalisée au niveau continental.  Le fédéralisme est pour lui l’objectif suprême à réaliser : "Seules, les perspectives grandioses de construction d'un État africain continental moderne et fort, permettent de créer l’enthousiasme, l'esprit d'abnégation, un véritable sentiment patriotique."
 
L’unité réalisée au niveau personnel est celle qui vient à bout des démons de l’aliénation qui "déchirent" la personnalité de l’Africain. L’unité au niveau de l’État et au plan continental, renforce la personnalité africaine. Il devient donc clair, écrit Cheikh Anta Diop, que "c’est seulement l’existence d’Etats africains indépendants fédérés au sein d’un gouvernement central démocratique, des côtes libyques de la méditerranée au cap de l’océan atlantique à l’océan indien, qui permettra aux Africains de s’épanouir pleinement et de donner toute leur mesure dans les différents domaines de la création et de se faire respecter voire aimer, de tuer toutes les formes de paternalisme, de faire tourner une page de la philosophie, de faire progresser l’humanité en rendant possible une fraternisation entre les peuples …"
 
L’Afrique dotée d’une personnalité "solidifiée" devient dès lors prête pour contribuer à la "civilisation planétaire", nous dit Cheikh Anta Diop, de "faire progresser l'humanité en rendant possible une fraternisation entre peuples qui deviendra alors d'autant plus facile qu'elle s'établira entre États indépendants au même degré et non plus entre dominants et dominés."
 
Telle est la philosophie de la personnalité qui traverse l’oeuvre du "Dernier pharaon" et que nous donne à penser ce concept d’unité, fil d’Ariane pouvant guider tout au long de l’aventure palpitante que constitue la lecture de ses œuvres.
 
Imprégnée de cette philosophie de la personnalité, nul doute que la jeunesse mènera à bien le travail de libération tant souhaité. Pour Cheikh Anta Diop en tout cas, cela ne fait aucun doute; le rôle de la jeunesse est clairement affirmé par lui : "La jeunesse doit être à l'avant-garde de la libération de notre continent."
 

Khadim Ndiaye

Philosophe

Montréal, Canada


 

 

mercredi 3 février 2016

Discours Blé Goudé CPI


 
1.       Monsieur le président, monsieur le président,

2.       Honorables membres de la cour,

3.       je vous remercie pour l'occasion que votre cour offre au monde entier pour enfin connaitre la vérité sur la crise qui a endeuillée mon pays.

4.       Je suis Charles blé Goudé natif de Poglôbé sous-préfecture de Guibéroua, c'est dans le centre ouest de la Côte d'Ivoire.

5.       Avant de vous livrer mon message tel que je l'avais préparé monsieur le président, j'ai juste quelques précisions à faire après avoir écouté l'accusation. J'ai habité à Abobo quand j'étais encore au Lycée Classique d'Abidjan, c'est en Côte d'Ivoire.

6.       J’ai habité à Abobo sogephia, je ne sais pas si le procureur connait ce quartier, j’ai habité à Abobo plaque, non loin du carrefour Bakary. J’ai habité à Abobo les quatre étages. Pour vous dire, je connais presque tous les marchés d’Abobo. Je connais le quartier avocatier ou il y a un marché, je connais le marhé d’Abobo sogephia, entre la cité universitaire et la cité policière. Je connais le marché Samaké, je connais le marché Siaka Koné dont on a parlé ici. Je connais le marché s’Aboboté ou il y a un marché parceque j’habitais au plateau Dokoui chez maman kouandi et puis je connais le grand marché d’Abobo.

7.       Monsieur le président,le sel marché que je connais pas et que j’ai découvert ici, c’est que les partisans de ouattara fréquente exclusivement. C’est une découverte que j’ai faite ici. Mieux monsieur le présidentn, j’ai fait bondoukou. Je fais référence à Bondoukou pourquoi ? Parceque Bondoukou en Côte d’Ivoire, c’est dans le nord-est de la Côte d’Ivoire est connu comme la ville des mille mosquées. Une ville grandement islamisée. Je connais le grand marché de bondoukou qui est la ville la plus islamisée. Je ne crois même pas que ce marché est exclusivement fréquenté par des musulmans uniquement, puisque que moi-même en tant que chrétien avec mes parents, nous fréquentions ce marché. J’ai eu mon certificat d’étude primaire élémentaire à gouméré. Gouméré c’est dans le département de Nassian non loin de saboukpa de bodé, dans le nord de Bondoukou. Vers le sud vous avez tabagne, vous avez kanignan, vous avez yêrêbo. Je vous parle de mon pays.

8.       J’ai donc joué avec des jeunes musulmans, j’ai grandi avec des jeunes musulmans. Diaby youssouf professeur, il est mon porte, il est musulman. Il est président du cercle des amis de Blé Goudé.

9.       Monsieur le président, Abou Bamba, musulman, président du mouvement Génération Blé Goudé. Maman Adja touré, c’est femme musulman qui m’a adopté, elle est musulmane. Ceux qu’ont dits contre lesquels j’ai appelé une chasse.

10.   Parlant toujours d’ethnies contre lesquelles j’aurais lancé des mots d’ordres de tueries. Monsieur le président vous avez vu dans cette cour mon Co conseil qui a pris la parole tout l’heure, Maitre n’dri, il est Baoulé. Dans la galerie du public, vous avez Docteur nogbou Yacinthe, premier sécrétaire du COJEP, parti dont je suis le LEADER, il est baoulé. Docteur Sraka n’dri Patrice, mon medecin personnel, avec qui j’ai fait l’université, il est baoulé. . Alors c’est avec toutes ces personnes autour de moi, que je vais aller mettre des signes sur des maisons pour tuer leurs parents et eux ils sont avec moi pour m’accompagner dans cette sale besogne. Monsieur le président, je pense que cela devrait interpeller la cour.

11.   Monsieur le président, je pense que cela devrait interpeller la cour.

12.   Le Président Laurent GBAGBO, je ne peux pas me renier, je le connais et je suis fier de le connaitre.

13.   Son président de l’assemblé national, Mamadou koulibaly en son temps, il est du nord. Son Directeur de campagne pendant les élections, monsieur le président, Malick Coulibaly, il est du Nord.

14.   De quoi on parle dans cette cour ? En tout cas, la Côte d’Ivoire qui est présentée par le procureur et par la représentante des victimes, n’est pas celle qui m’a vue naître.

15.   Ma deuxième précision est relative à l’accusation que semble porter l’accusation contre moi au sujet de l’ancien président Blaise compaoré que j’aurai accusé d’être le déstabilisateur de la Côte d’Ivoire et donc que j’ai demandé aux jeunes de l’empêcher d’arriver en Côte d’Ivoire. C’est vrai, j’ai peut-être peu dit. Blaise compaoré n’est pas que le déstabilisateur de la Côte d’Ivoire. Il déstabilise toute la sous-région. Moi je n’ai pas dit mieux. Hier, je regardais la télévision monsieur le président, lors du sommet de l’Union Africaine, le Président actuel du Burkina faso, Roch Kaboré disait, lui même président du burkina faso, que Blaise blaise compaoré est celui qui a transformé le Burkina faso en un nid de Djihadistes et qu’il déstabilise la sous-région. Le seul tort que j’ai eu peut-être en parlant de blaise compaoré, j’ai peut-être eu tort d’avoir eu raison trop tôt.

16.   Monsieur le président, nous sommes conscients en côte d’Ivoire qu’inviter l’ethnie dans le terrain politique, peut avoir des conséquences graves. Nous savons donc que, quand on a un canari sur la tête, on ne s’aventure pas sur une aire de jeux ou les enfants lancent des pierres. Il semble que la traduction à souvent des problèmes avec mes proverbes donc je vais traduire ce proverbe en anglais pour vous (Traduction).

17.   La justice, il ne faut pas la fuir, surtout quand on ne se reproche rien. En tout cas moi monsieur le président, dans mes relations avec mes concitoyens, aucune goutte de sang ne crie contre moi. Aucune. C’est pourquoi je me tiens devant vous avec assurance, avec confiance, parceque aucune goutte de sang ne crie contre moi. Beaucoup de personnes accusent la CPi d’être une cour politique qui jugerait déjà les leaders politiques Ivoiriens ou Africains qui y sont transférés avant même que ceux-ci ne soient jugés. Vous avez bien fait monsieur le président, vous avez très bien fait. Dès l’ouverture de ce procès d’indiquer l’impartialité avec laquelle votre cour entend diriger ce procès. Cela va rassurer beaucoup de monde. Quant à l’accusation, malheureusement, elle transporte au sein de la cour les thèses de propagandes des médias proches et favorables à nos adversaires politique et de tous leurs relais qui à travers divers articles de presses et autre rapports nous avaient déjà jugé et condamnés mon co accusé et moi avant même que votre cour ne statut sur les faits allégué contre nous. Une telle pratique n’honore pas le droit monsieur le président, elle suscite donc beaucoup d’inquiétudes et elle soulève beaucoup d’interrogations.

18.   C’est pourquoi, monsieur le président, les simples présomptions de l’accusation, ses suppositions, ses rappels historique biaisés à dessein et ses commentaires théâtralisés vont s’avéré trop légers pour éclairer votre cour. Même les rapports d’experts souvent autoproclamés qui pourtant ne savent pas grande chose des circonstances dans lesquelles les faits allégués se sont déroulés devront en appeler à votre vigilance et à l’impartialité que vous avez posé comme postulat à l’ouverture de ce procès monsieur le président. Aussi les déclarations à charges d’adversaires politiques sélectionnés qui viendront certainement défiler devant vous ici dans les jours avenir sous un masque de témoins ne sauraient non plus servir de base crédible pour participer à la manifestation de la vérité. Car avant tout, c’est de cela qu’il s’agît.

19.   Monsieur le président, dans un conflit qui a opposé deux camps, que peut-on espérer que les militants d’un camp transformés pour la circonstance en témoins puissent dire de leurs adversaires dont ils souhaitent l’éloignement le plus longtemps du pays pour ne plus avoir affaire à ceux-là dans le jeu politique Ivoirien comme c’est le cas ? Simple question de logique.

20.   Malheureusement quand j’ai fini d’écouter l’accusation, toute la nuit, mais toute la nuit monsieur le président, une interrogation me taraude et elle m’habite encore cet après-midi. Je voudrais la partager avec vous.

21.   L’accusation cherche-t-elle la manifestation de la vérité ou cherche-t-elle à rendre forcement coupable une personne déjà stigmatisée dont elle veut obtenir la condamnation à tout prix ? En tout cas, à écouter l’accusation, o se croirait dans un jeu de chiffres et de lettres ou l’on doit remplir des cases pour aboutir à un résultat.

22.   Non, dans une cour de justice, on ne peut pas demander la condamnation de citoyens sur la base de condamnation et de simples suppositions. En droit, seul les faits sont sacrés. Pas de place pour la loterie. Et vous avez bien fait monsieur le président, vous-même de la préciser en l’entame de ce procès.

23.   Il ne s’agit pas ici de rapiécer des moraux de faits… dont on a pris le temps de fabriquer une image négative.

24.   Au cours de ce procès, il s’agira de restituer et de situer les évènements et les faits dans leurs vrais contextes pour faire jaillir la vérité dans les décombres ou l’on tente de l’ensevelir. Parceque le mal qui ronge la Côte d’Ivoire va bien au-delà de la seule crise postélectorale et ne saurait se résumer en des bouts de vidéos suivis de commentaires sciemment biaisés. M^me l’accusation, je suis convaincu apprendra beaucoup au cours de ce procès. Parceque après avoir écouté son narratif, il ressort que le pays qui a été présenté ici est loin d’être la Côte d’Ivoire qui m’a vu naître.

25.   Ce procès représente beaucoup pour les victimes que l’on tente hélas de catégoriser. Je voudrais à ce sujet interpeller la représentante des victimes et lui demander de faire une mise à jour de sa liste de victimes. Car assis devant le petit écran, quand le peuple wê et les victimes de Duékoué qui ont subi un véritable génocide l’écoutent, quand les rescapés du massacre d’Anokoua kouté aussi l’écoutent, ils ont le cœur brisé et ils se sentent abandonnés par une dame qui est censé représenter toutes les victimes de la crise ivoirienne. Une telle vision sélective pourrait entacher la crédibilité du travail pour tant sensible que madame massida a la lourde responsabilité de conduire. Je n’ai cessé de le dire, et je le dit encore aujourd’hui monsieur le président, il n’existe pas en côte d’Ivoire des victimes pro ouattara d’un côté et des victimes pro gbagbo d’un autre côté..seule, c’est Côte d’Ivoire dans sa diversité culturelle, religieuse ethnique et politique. Une vie humaine est égale à une vie humaine. Toutes les victimes de la crise ivoirienne méritent compassion, méritent assistance, méritent réparation.

26.   Monsieur le président, l’accusation et la représentante des victimes dire, Blé goudé a demandé, je cite « Blé goudé a demandé de chercher et de trouver les partisans de ouattara et les étrangers sur toute l’étendue de la Côte d’Ivoire, les chasser ou les tuer ». Voilà ce qui a été dit. J’espère que les auteurs de tel propos finiront par…dire quel jour, à quelle occasion j’ai lancé cette chasse aux partisans de ouattara et aux étrangers. Parceque moi, monsieur le président, je sais au moins ce que j’ai dit lors de la crise. Je vous invite à regarder une suite de la vidéo que mon conseil vous avait déjà montrée (vidéo).

27.   Merci. Monsieur le président au cours de la crise ivoirienne, en pleine crise postélectorale, voilà ce que moi j’ai dit et j’ai la vidéo que je viens de vous présenter. Je serais très curieux de voir celle de l’accusation. Et vous avez bien entendu monsieur le président, « il n’existera jamais une côte d’Ivoire ou ne vivront que des pro gbagbo au détriment de pro ouattara. Tout comme il ne peut y avoir une Côte d’Ivoire ou il ne peut y avoir que des pro ouattra qui auront fait disparaitre les pro GBAGBO ». Les propos que vous venez d’entendre vous-même, je ne les ai pas tenus monsieur le président avec des chaines aux pieds. Je les ai tenus en homme libre, en pleine crise postélectorale, sur un plateau de télévision à une heure de grande écoute. C’est une preuve qui parle à votre cour. C’est une preuve qui met à nu les limites des allégations du procureur, qui me prête avec une liberté déconcertant et choquante la qualification de criminel à qui Laurent GBAGBO aurait confié la mission d’inciter les jeunes à exterminer les partisans de ses adversaires. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas vrai parceque pour moi la côte d’Ivoire est un tout qui a besoin de tous. Pour moi, la recherche de la paix ne doit être saisonnière, je la veux simplement moins théâtralisée et puis sincère. C’est tout.

28.   J’entends aussi par ci par la monsieur le président, « Blé goudé, le chef des milices pro GBAGBO ». Voilà ce que j’entends sur moi. Alors au lieu de me fâcher, j’ai décidé de faire des recherches, en voici les résultats. Au sens juridique une milice désigne un groupe de personnes armées ayant militairement pris part à un conflit, un groupe de personnes armées ayant militairement pris part à un conflit. Notez bien le vocable et le substrat militairement, pour vous dire que jamais, je n’ai dirigé un groupe de personnes armées. Tout comme jamais, je n’ai militairement prit part à un conflit. A moins qu’on m’en apporte les preuves. Parceque aussi simple que cela puisse paraître, je ne suis pas un adepte de la lutte armée. Le COJEP n’est pas une milice, comme ne l’ait pas l’alliance des jeunes patriotes. Le COJEP n’est pas non plus un club de soutien à la solde Laurent GBAGBO comme tente de faire croire l’accusation et une certaine opinion dont j’ignore les intentions qui n’ont rien avoir avec les objectifs que le CJEP et ses militants se sont librement fixés eux même. Monsieur le président, il n’est pas juste, il n’est pas juste de vouloir assigner au COJEP des objectifs qui ne sont pas les siens. Et pour que tous soient désormais clairs dans la tête de tout le monde je voudrais dire… une organisation hiérarchisée dénommé galaxie patriotique dont le chef suprême serait Charles blé goudé. Cette désignation est une fabrication et une préférence des médias et cela ne m’engage pas du tout. L’accusation a déclaré en l’entame de ce procès vouloir poursuivre deux individus, alors je lui demande simplement d’être conséquente avec elle-même en fournissant à la cour mes discours ou j’appelle aux meurtres et à la haine. Je voudrais préciser monsieur le président que dès sa création le 04 Juin 2001, le COJEP a d’abord été un mouvement de pression autonome pour ensuite devenir un mouvement politique non inféodé, puis depuis le 15 aout 2015 par la seule volonté de ses militants et non sur ordre comme on veut le faire croire le COJEp s’est librement mué en parti politique avec pour premier responsable, Docteur Nogbou hacynthe professeur de Philosophie à l’université de Bouaké, présent dans la galerie.

29.   Voilà la vérité monsieur le président, Voilà ce qu’on vous cache. Ceux qui soutiennent le contraire de ce que je viens de vous dire, se trompent eux même et ils le savent très bien. Mais aussi il tente vainement de tromper l’opinion et je voudrais dénoncer cette tentative de falsification de l’histoire de mon pays.

30.   Monsieur le président, au cours de la crise, j’ai pris mon temps, j’ai pris mon énergie, j’ai pris des risques énormes à travers des campagnes, de villages en villages, pour sensibiliser les populations à la paix. J’ai à plusieurs occasions faites des propositions citoyennes. J’ai lancé des appels à la retenue, hélas. Mille fois hélas. La passion qui s’était emparée de certains candidats à la présidentielle et de leurs militants avait rendue inaudible l’importance et le bien fondé de mes différents appels. Le seul sens qu’ils donnaient au mot Paix, s’était leurs arrivées au pouvoir. Voilà la vérité.

31.   Pendant que le procureur m’accuse d’être un extrémiste qui appel au meurtre, d’autre personnes par contre ma qualifie de faiblard qui a peur de la guerre. Oui, honorable membre de la cour, je e dis sans honte. Moi, j’ai peur de la guerre. Mais parceque à un homme normal, la guerre devrait faire peur. Je ne le dis pas couardise, je ne le dis pas non plus par lâcheté, monsieur le président, je le dis par responsabilité. Je le dis par franchise envers les Ivoiriens. Parceque les Ivoiriens m’ont tout donné, en retour moi je leurs dois beaucoup. Je leur dois de sensibiliser les populations à la réconciliation et à l’union de tous les Ivoiriens. Et non pour le service d’un clan come le procureur veut le faire croire. Je trouve donc irresponsable que dans mon pays il ait eu des leaders dont le seul but était de prendre le pouvoir et qui faisaient croire à leurs partisans que la route du pouvoir passait pas guerre. Et Pourtant pierre koneza nous enseigne et je cite « pour réduire les causes de conflits, pour réduire les causes de conflits, il faut à notre monde des leaders politiques de qualités qui puissent renoncer au capital politique qu’un discours belliciste peut apporter », renoncer au capital politique qu’un discours belliciste peut apporter. Il dit mieux « Il faut aussi à notre monde des élites militaires conscientes de leurs responsabilités ». La Côte d’Ivoire a t-elle eue des élites militaires conscientes de leurs responsabilités ? La côte d’Ivoire à t-eue des leaders politique qui ont renoncés au capital politique qu’un discours belliciste pouvait apporter ? Si la réponse était positive on n’en serait pas ici. Ce n’est pas faute d’avoir tenté monsieur le président. C’est pourquoi moi face aux railleries qui m’ont toujours traité de faiblard, j’ai répondu ceci « je préfère être faible au milieu d’être qui ont la vie que de paraître pour fort au parmi de corps sans vie ». Quand je le disais monsieurle président, je ne savais pas que je viendrais le répéter un jour ici à la CPI. Quand je le disais, nous étions à mille lieux de la crise postélectorale. Quand je le disais monsieur le présiednt nous étions en 2006. J’avais déjà conscience qu’il fallait éviter d’allumer la buchette de la guerre du voisin contre le voisin, de l’ami contre l’ami. J’attirais déjà l’attention des uns et des autres sur les risques d’une guerre civile. C’était il y a dix (10) ans. Je me justifiais ainsi face à ceux qui me traitaient de capitulation. Ils traitaient de capitulation l’appel que j’avais lancé ensemble avec d’autres jeunes de l’opposition, pour faire cesser les affrontements entre les populations. Mais après cet appel, le président GBAGBO ici présent avait reçu tous ces de l’oppositoin pour les féliciter. Pour les remercier pour cete appel historique envers la paix. Je les cite ces jeunes, Konona Kouadion bertin dit KKB du PDCI RDA était à cette rencontre, karamoko Yayoro du rdr parti d’allassan ouattara était à cette rencontre, Stéphane Kippré à l’époque représentant du mfa aujourd’hui président de l’Ung était à cette rencontre. Et devant vous moi je voudrais les féliciter, je voudrais vraiment les féliciter monsieur le président. Je les félicite parceque, ils ont osé. Je les félicite parceque, ils ont aidé la Côte d’Ivoire à éviter une guerre civile à cette époque.

32.   Monsieur le président contrairement à ce que l’accusation dit, je n’ai jamais empêché les pros ouattara de s’inscrire sur la liste électorale. Bien au contraire mes amis et moi avons aidé à sauver la situation et les vidéos sont là elle vous parle. Vous le voyez bien vous l’entendez bien vous-même, ce n’est donc pas un discours opportuniste ou stratégique que je tiens aujourd’hui devant votre cour comme un spin docteur selon l’accusation juste pour me sortir d’affaire. C’est un discours que j’ai toujours tenu et c’est un discours que je tiendrai toujours monsieur le président, par éducation politique et par principe.

33.   (pas de son)...Voulu que le pardon des victimes puisse cimenter la fondation de la réconciliation entre Ivoiriens, je vous invite à voire cette vidéo mosieur le président (Vidéo)

34.   Monsieur le président vous venez de le voir. D’abord vous avez vu les gris gris qui sont tombés à terre ? J’ai dit que nous étions à l’ouest, ce qui est encore une contradiction de la thèse du procureur. Prisca, la jeune fille que vous venez de voir dans cette vidéo, m’a été présentée dans une brouette au cours de ma campagne pour la paix. Elle avait été violée par le rebelles, en révélant son histoire aux ivoiriens qui l’ont aidé à se soigner et à reprendre gout à la vie, j’ai voulu donner une chance à la paix et Prisca était un symbole pour la paix et le pardon entre Ivoiriens. Quant à la dame au bras coupé que vous avez vu, ses bourreaux lui avaient demandé de faire un choix douloureux monsieur le président. Cette dame elle devait chosisir entre garder son Bébé en vie ou laisser son membre supérieur lui être tranché. Comme tout bonne mère elle à choisie que son bras lui soit coupé afin de sauver la vie à son Bébé. Elle aussi a été un symbole pour a paix en Côte d’Ivoire. Je lui ai apporté assistance. Moi le criminel que le procureur tente de vous présenter. A cette époque monsieur le président, j’étais résolu à effectuer cette mission pour toucher de près ces réalité qui souvent vous donne froid dans les dos et vous déchires forcement le cœur. Mais qui ont au moins l’avantage de vous faire sentir, de vous faire partager la souffrance des populations. Mais plus je touchais ces réalité mieux se renforçait ma détermination à travailler en faveur de la paix. Le village de pentroquin et Giellé d’où sont originaire ces deux victimes existent encore dans l’ouest profond de la côte d’Ivoire, c’est à touleupleu. Pour vous dire que j’ai fait ce que je pouvais pour contribuer modestement au retour de la paix dans mon pays. Monsieur le président vous pouvez vous referez en Côte d’Ivoire aux différentes opérations de démobilisation, de désarmement et de réinsertion de milices et des groupes armés ayants militairement pris part au conflit armés en Côte d’Ivoire. Ni le Cojep, ni l’alliance des jeunes patriotes, ni mon nom n’y figure, car entre prendre les arles et faire la politique j’ai librement fait le second choix. Parceque pour moi comme wyll elo la démocratie et les armes ne peuvent faire bon ménage.

35.   Comme cela se fait partout dans le monde monsieur le président, quand les intuitions de la république sont en périls et que les valeurs qui fondent notre société sont bafouées, contrairement à ceux qui ont choisi les armes et la barbarie comme moyens d’expressions et qui continuent d’endeuiller notre monde, les populations civiles et moi, nous avons choisi la voie démocratique. Nous avons pris la rue les mains nue pour la sauvegarde des institutions républicaine qu’incarnait son excellence laurent GBAGBO icic présent.

36.   Monsieur le président, je n’ai donc pas été aux cotés de Laurent GBAGBO parceque je serais de la même ethnie ou de la même religion que lui comme tente de vous faire croire l’accusation. Faire une telle affirmation serait méconnaitre l’histoire de la Côte d’Ivoire.

37.   L’accusation sait elle, que je ne suis ni militant, ni membre, ni responsable dans aucune instance du front populaire Ivoirien, le parti dont le Président laurent GBAGBO est le fondateur. Mais en tant que démocrate dans l’âme cela ne l’a jamais dérangé.

38.   L’accusation sait-elle qu’en Côte d’Ivoire la pluralité de l’expression est le fruit de plusieurs séjours carcéraux endurés par Laurent GBAGBO, sa famille, ses camarades de lutte qui l’on accompagné pacifiquement sur le chemin du pouvoir ? Est-ce que l’accusation le sait ?

39.   Ce monsieur (Laurent GBAGBO) a sacrifié sa vie pour l’avènement du multipartisme, pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Il a enseigné aux Ivoiriens que la vérité est fille des contradictions. Je ne suis donc pas le prétendu bras séculier que Laurent GBAGBO aurait utilisé pour commettre des crimes. NON, monsieur le président, Laurent GBAGBO ne m’a jamais envoyé pour aller commettre des crimes. Laurent GBAGBO ne m’a jamais envoyé pour aller inciter des jeunes à commettre des crimes monsieur le président. Voilà l’homme que moi je connais, voilà l’homme pour lequel au-delà de ma seule personne, de nombreux ivoiriens ont de l’estime, ont de l’affection et qui souffrent de le voir assis ici. Laurent GBAGBO n’a pas sa place en prison. Ce monsieur est une chance pour la réconciliation en Côte d’Ivoire monsieur le président. Pour vous dire au nom de ma culture politique, jamais je n’ai commis de crimes monsieur le président, jamais.

40.   Dans ma recherche de la paix, j’ai invités des chefs rebelles. J’ai invité Soro guillaume et ses camarades à venir dans mon village. Je vous invite à voir cette vidéo monsieur le président (Passage de la Vidéo).

41.   Sensibiliser les populations comme vous venez de le voir. Ceux que vous venez de voir monsieur le président, c’était les chefs de la rébellion que j’ai emmené chez la maman du président GBAGBO. Chez nous, c’est signe de réconciliation.

42.   Ceux que vous venez de voir, je les ai fait inviter à gagnoa, c’est la ville natal du président GBAGBO ou les populations les ont accueilli comme vous l’avez vu dans mon village ou tous les villageois sont sortis pour les accueillir monsieur le président. Chez nous c’est signe de réconciliation.

43.   Faire un tel travail et après paradoxalement être trainé devant les tribunaux pour répondre de crimes contre l’humanité, je n’exagère pas monsieur le président quand je dis, haaa que ce monde est injuste.

44.   Vous venez de le voir vous-même monsieur le président, je pense avoir (pas de son) …pour le retour de la paix dans mon pays. Mes démarches et mes actions en faveur de la paix n’ont peut-être pas produit les résultats escomptés, mais ces missions de la paix, je les ais bénévolement accompli avec conviction, mais avec fierté pour mon pays.

45.   Monsieur le président c’est à ce niveau-là que voudrais vous dire qu’en 2010, c’est le conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire qui a rendu une décision qui donnait vainqueur le candidat Laurent GBAGBO. Ce n’est pas moi, mais respectueux des lois de mon pays je n’ai fait que me soumettre à cette décision. Maintenant, si l’accusation estime que la décision rendue par le conseil constitutionnel est source de conflit, elle devrait s’en prendre à cette institution et à ses responsables et non à nous.

46.   Alors, je me demande monsieur le président en me maintenant en prison la CPI ne laisse-t-elle pas en liberté l’épervier volant pour mettre en prison la mère poule qui pourtant à perdue ses poussins ? Mais comme la Côte d’Ivoire doit continuer de vivre monsieur le président, je ne suis pas un homme de guerre, j’appelle à la réconciliation dans mon pays, j’appelle à la paix dans mon pays, j’appelle à une paix sincère et durable dénué de tout calcul politicien, dénué de tout théâtre parceque le ivoiriens ont besoin qu’on les aide.

47.   Je compte sur vous monsieur le président pour que le droit soit dit.

48.   Je compte sur vous pour que la vérité soit dite.

49.   Je compte sur vous pour qu’on me juge pour ce que j’ai fait et non des commentaires.

50.   Je compte sur vous pour qu’on me juge selon mes actes en tant qu’individu et non sur la base de ce qu’on aurait voulu que je sois.

51.   Je veux que vous me permettiez de rentrer dans mon pays pour poursuivre mes champs de réconciliation que j’ai laissé en friche avant devenir ici. Mais cela est laissé à votre appréciation.

52.   Je vous remercie.

53.   Charles Blé Goudé


NB : Le document originel ne comporte pas de numéros de paragraphe. Nous avons mis les numéros pour faciliter la lecture de texte.

(Source : page fb du Prof Jean Charles Coovi Gomez)
LA " LECON D'ETHIQUE " DONNEE PAR LE MINISTRE CHARLES BLE GOUDE A FATOU BENSOUDA , LA PROCUREURE HONTEUSE DU " PROCES DE LA HONTE " . SAVOURONS ET DIFFUSONS !

 JEAN-CHARLES COOVI GOMEZ.

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