dimanche 28 août 2005

PARIS: Re-fermeture de la bibliothèque du Nautilus 20

Mardi 23 août : la bibliothèque est de nouveau fermée et notre matériel séquestré
La réouverture de la bibliothèque du Nautilus 20 aura été de courte durée... Elle nous aura juste permis de remettre un peu d'ordre dans nos biens, à défaut de pouvoir les récupérer tous, et surtout de démontrer que la Sonacotra en était réduite, dans son incapacité à prouver son bon droit et même, ne serait-ce qu'à accepter les règles juridiques de base sans parler de respecter la décence la plus élémentaire, à employer les pires méthodes, devant lesquelles nous savons qu'elle ne recule pas.

Méthodes de voyou
Après plusieurs mois de silence, hier, des conversations téléphoniques avec le service contentieux avaient pu nous laisser entrevoir quelques espoirs sur une volonté à reprendre enfin en charge, pour tâcher de lui trouver une solution sensée, ce litige sans fin qui oppose depuis maintenant des mois notre association à l'Agence Nord de la Sonacotra, les derniers événements autour de la bibliothèque injustifiables, sinon inqualifiables, sont venus apporter la preuve qu'il n'en était rien !

Après que Mme Pouleur, responsable de la résidence Annam, a échoué hier à faire intervenir les policiers du commissariat de quartier, ces représentants des forces de l'ordre n'ayant pas voulu prendre partie dans un conflit plus que confus et douteux, pour nous interdire l'accès à nos affaires confinées dans une salle laissée à l'abandon,
- alors même que la disposition du local que nous occupions depuis février 2003 nous en a été retirée de manière abusive et malveillante en janvier 2005 (dénonciation désinvolte et qui plus est calomnieuse, sans qu'aucune considération pratique n'y soient assortie, refus de toute concertation nous permettant de nous exécuter dans les délais impartis pour préserver nos biens, fermeture intervenue de manière inopinée sans que nous soit communiquée de date ni de précision sur la manière de procéder à l'inventaire alors que Mme Boisseleau, responsable de l'agence dont dépend le foyer avait, en revanche, mis comme condition pour signer la convention en 2003 que nous réalisions celui de leur fonds, ce qui nous avait pris trois semaines, fermeture sans que nous soit rendue au préalable la réserve de la bibliothèque retenue depuis un an dans l'ancien local vide-ordure, première séquestration de nos biens dont l'initiative revient à M. Nicolas Pottier, alors responsable du foyer, signalée à plusieurs reprises à sa hiérarchie sans effet, et qui n'a pu être dûment constatée qu'en mars 2005, après notre expulsion donc, lors de la visite organisée devant huissier par Mme Boisseleau elle-même, etc. etc.) ;
- que le propre service contentieux de la Sonacotra s'était trouvé dans l'obligation d'en convenir plus qu'à mi-mot dans certains de leurs courriers passés, avant qu'ils n'interrompent en avril dernier et évoquer aucune raison, les négociations qu'ils avaient accepté d'engager avec notre conseil pour éviter une procédure ;
- donc après l'échec de leur fait de toutes négociations, dans le refus encore de toute dialogue ;
- en l'absence de toute décision judiciaire sur l'affaire (de leur fait aussi car nous n'avons renoncé à mettre en place une procédure en début d'année qu'à la suite de leur offre avortée de négocier), nous avons trouvé aujourd'hui une lame fichée dans la serrure que nous avions posée suite à l'effraction constatée du local et au début du pillage de nos biens...

Donc si la Sonacotra garde avec nous le plus total silence depuis plus de quatre mois, après n'avoir jamais tenu compte de nos avertissements sur les méthodes de Mme Boisseleau et de M. Pottier à notre égard, après avoir demandé puis interrompu des négociations, alors que tous nos courriers ou interpellations publiques sont laissés systématiquement sans réponse, les actes sont parlants : l'utilisation de la force la plus brute, des méthodes les plus grossières, en dehors de toute considération légale ou de bon sens, pour nous priver encore de l'usage de nos biens sans bénéfice de leur part et sans que soient proposées d'autres solutions alors que personne n'a cependant jamais disconvenu que la majeur partie des livres nous appartienne, et donc en assumant la responsabilité d'un vol par détention manifeste.

Nous prenons acte du fait et notamment que plus personne ne dispose suite à cet acte de vandalisme délibéré de clé pour accéder au local, ce qui est assez inconcevable et met de plus en plus en péril les biens nous appartenant qui y sont séquestrés, dans les conditions qui sont celle du foyer, biens dont nous avons, de surcroît, un besoin urgent, et nous agirons en conséquence, une fois une décision dûment prise sur la question par l'association, qui a d'autre vocation que de se battre contre l'incurie de l'agence Sonacotra locale, association qui doit reprendre ses activités pédagogiques à la rentrée avec le soutien d'autres partenaires plus sérieux, qui ne nous ont jamais fait défaut malgré les tentatives de Mme Boisseleau de les prévenir contre nous.

Par Jean-Marc Dignac alias Adrien Laborde

Association Harissa Sauce Blanche
7, rue Henri Chevreau 75020 PARIS
01 43 49 77 02

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