mardi 4 octobre 2005

La re-Naissance africaine: le rôle des intellectuels

En prélude à la vingtième Commémoration de la disparition du grand savant Cheikh Anta DIOP (1986-2006), je dédie ce texte à Boubacar Boris DIOP et à tous les "nobles" héritiers de la pensée de l’illustre panafricaniste.

Professeur Cheikh Anta DIOP

Savant africain


Les larmes maternelles,

Sur le tumulus de l'enfant “Semet” (1) (2),
Epluchent les ultimes fruits d'un engagement intellectuel.

Engagement humaniste, dés lors chancelant,
Sur la pente calcaire du destin historique.

Muraille abrupte ravivant les frissons,
Jadis engendrés par le poids du Devoir.

L'éternel questionnement existentiel
Comme une couronne macabre
Embellit la fuite des cendres cervicales.


Extase !
Vertige !
Transe !

Insoutenables collusions des pensées androgynes.
S'agripper, haletant sur les derniers remparts de la conscience du Messager.
Toiles fleuries sur les rebords glissants du Destin de l’Afrique.

Héritier! Ouvre le coffret mythique du Pharaon.
Seule, la senteur sauvage des herbes endémiques,
Sur les cimes éblouissantes de la re-Naissance,
Électrocute son Ame.

Le vent du renouveau panafricaniste aiguise la plume.
Et les ailes du pschent de l'Apôtre se redéploient.

Articles les plus consultés