EMEUTES URBAINES à PARIS: la paix sociale menacée
Sur le Blog du NAUTILUS 20, nous avons lancé le mardi 27 septembre 2005 ce cri de détresse :
"La France doit se ressaisir!!!
La France devient de moins en moins une destination prisée du fait de la montée de racisme et de nationalismes incongrus, de la xénophobie et j’en passe...
Aussi les échos qui nous parviennent faisant état de mauvais traitements de la communauté africaine et des minorités défavorisées de manière générale (incendie de leur "foyer", expulsions...), constituent, de notre point de vue, des atteintes notoires aux droits de l'HOMME.
Ceci nous pousse à analyser le "coup d'Etat" du Front national français, lors de la dernière élection présidentielle en France, comme le symptôme de l’explosion sociale qui guette la France."
Depuis 7 jours le DIALOGUE social surréaliste (pour ne pas dire la lutte communautaire et/ou la crise institutionnelle) a finalement débouché sur la désobéissance civile. Dans ce contexte de parodie de dialogue social, la banlieue parisienne (véritable CAMP de concentration à ciel ouvert !) s’enflamme. C’est le désordre total !
BILAN provisoire des « confrontations » : 2 ADOS électrifiés, 1 école maternelle incendiée, + de 315 véhicules brûlés, 1 poste de police saccagé … 4 coups de feu tirés (balles réelles). C’est vraiment lamentable!
Face à cette sorte de REVOLUTION à la française (pourtant prévisible !), les pouvoirs politiques français dépassés par le cours des évènements (dans un désordre institutionnel indescriptible !) promettent un rétablissement « de l’ordre public … dans la fermeté et la justice ». A chacun son exutoire !
La France doit se ressaisir et instaurer une vraie paix sociale, car comme le dit si bien Aimé CESAIRE :
" Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes cruciaux est une civilsation atteinte.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde."
14 COMMENTAIRES SEMEtt***:
Pour s'y repérer
La tension continue sa montée à Paris. Hier nuit ... nuit de tous les records ... plus de 500 véhicules incendiés.
Prenez la température en consultant les pages suivantes:
http://www.20minutes.fr/photos/diaporama.php?id=6&n=paris_chateau_d_eau_descente_police_controle_identite
Appréciez le "réalisme des images" de la politique d'EXCLUSION à la française.
Querelle semantique:les français sont vraiment fous.
Trouvez l'intrus ou le mot de trop:canaille, pagaille, RACAILLE
I read a translated version of your comments. I agree with you totally.
POLEMIA
Les violences urbaines et les émeutes ethniques de la Toussaint, ou plutôt du ramadan 2005, ont jusqu’ici fait l’objet de la part des autorités politiques et médiatiques d’un double traitement sémantique à base de « fermeté et de justice ».
Quelques mois de prison ferme d’un côté pour les émeutiers, des torrents d’eau de rose pour les habitants des cités, de l’autre. Mais la réalité des banlieues est complexe : il n’y a pas d’un côté des petites minorités aussi oisives qu’agressives, de l’autre une masse de travailleurs désireux de s’intégrer ; malheureusement, il y a aussi une partie importante de la population des cités qui s’est installée dans une économie de rentes : rente des trafics, rente des activités parallèles, rente sociale, rente des services publics, rente d’emplois, rente idéologique.
Explications :
1. La rente des trafics
La première opinion qui court sur les banlieues consiste à opposer populations tranquilles et jeunes délinquants, et, au sein de ceux-ci, à distinguer les « petits délinquants » des « gros trafiquants ». La réalité est autre : c’est la connexion du business entre les gros trafiquants et les petits délinquants – qui servent de vigies et de passeurs aux premiers – et le fait que le bénéfice des trafics, gros ou petits, profite à une partie importante de la population des cités en termes de redistribution des revenus, dans les cercles familiaux et claniques, des emplois à partir des entreprises et des commerces créés avec l’argent des trafics, sans même parler des aumônes versées à certains imams qui permettent le développement d’un islamisme militant et souvent radical.
Les trafics d’ailleurs, ce ne sont pas seulement les trafics de drogue, ce sont aussi les trafics de cigarettes, les trafics de jeux, le racket et les vols avec ou sans violence : chacun trouvant ensuite son intérêt à acquérir – à bon marché – auprès des receleurs les biens de consommation du monde moderne pour soi-même et ses proches ou pour en faire bénéficier le pays d’origine à l’occasion des vacances d’été : les véhicules lourdement chargés qui prennent en juillet la route du Sud ne transportent pas uniquement des objets payés avec factures…
Certes, il serait injuste de dire que 100 % d’une cité vit ainsi ; mais il est parfaitement illusoire de faire semblant de croire que cela ne concerne que quelques pour cent des habitants des cités les plus chaudes.
De ce point de vue, ce qui est à l’origine des émeutes, ce ne sont pas, contrairement à ce qui est répété en boucle, les expressions vigoureuses de Nicolas Sarkozy, c’est la création et la réussite des GIR, c’est aussi la volonté de renforcer le dispositif policier sur le terrain : ce n’est sûrement pas un simple hasard si les émeutes coïncident avec l’implantation dans les banlieues les plus difficiles de 17 compagnies de CRS et de 7 escadrons de gendarmerie ; c’est la réaction de tous ceux qui ne veulent pas risquer de voir se réduire les zones de non-droit.
Derrière les petits émeutiers, l’enjeu de la bataille c’est donc la défense des trafics par tous ceux qui en profitent et pas seulement les caïds.
2. La rente de l’économie parallèle
Souvent financée par l’argent des trafics, une économie parallèle se développe dans les banlieues : commerces de bouche et restaurants, appliquant pour le moins imparfaitement les réglementations sanitaires, sociales et fiscales ; commerces de réparation et de transformation d’automobiles à base de pièces usagées, contrefaites ou volées et à qui les incendies de voitures vont donner de nouveaux clients : certaines victimes qui n’auront guère les moyens d’acheter des véhicules neufs étant conduits à se retourner vers des revendeurs marrons ; sociétés de sécurité qui prospèrent en recrutant dans les mêmes milieux que les bandes de délinquants et en obtenant des marchés captifs de l’économie officielle encore présente en périphérie des cités (commerces, entreprises) ou desservie par des transports en commun (centres commerciaux).
3. La rente sociale
Beaucoup d’habitants des cités des banlieues vivent aussi de la rente sociale que leur procurent les allocations familiales (conséquentes pour les familles très nombreuses généralement issues du Maghreb ou d’Afrique), les aides sociales diverses, municipales et départementales, voire des aides ménagères, le RMI ou la CMU. Dans ce dispositif, le RMI est central, car, outre le revenu, il procure une multitude d’avantages complémentaires qui rendent peu attractive la recherche d’un travail officiel mais qui constituent un appoint appréciable aux petits trafics. Dans cette même logique de rente sociale, on trouve les emplois artificiellement aidés et qui maintiennent dans l’assistance.
4. La rente des services publics
Ajoutons-y la rente des services publics.
Toutefois, pour la première fois, le discours sur le « manque de moyens des banlieues » s’est heurté à l’incrédulité générale : réunis le 3 novembre, dans les ors de Matignon par le Premier ministre, les maires de banlieue – socialistes, UDF ou UMP – ont repoussé par avance un « énième plan Marshall ». C’est que depuis trente ans – très exactement depuis l’ouverture des crédits « habitat et vie sociale » à la fin des années 70 – les banlieues reçoivent une abondance de crédits. Il y a belle lurette que, comme le souhaitait Michel Rocard, les cages d’escaliers ont été refaites : et les cités HLM sont très souvent aujourd’hui physiquement en bien meilleur état que les petites copropriétés modestes.
Le maire socialiste de Trappes où 27 autobus ont été incendiés le 3 novembre soulignait à quel point l’habitat avait été rénové dans sa commune… sans que cela suffise à régler les problèmes.
S’agissant de l’Education nationale, les cités sensibles ont avec les ZEP le plus fort taux d’encadrement d’élèves par les professeurs (on compte en moyenne de l’ordre de 10 élèves par professeur dans les collèges) de France et même du monde. Et il est peu vraisemblable qu’un effort supplémentaire change quoi que ce soit à la réalité économique et sociale des banlieues.
Les communes elles-mêmes ont beaucoup investi en lieux de sociabilité et en crédits associatifs et la desserte des banlieues par les transports en commun, bus, trains, métros, tramways, s’est considérablement améliorée en générant un volume de dépenses publiques sans commune mesure avec les recettes. Ainsi le quartier du Luth à Gennevilliers va être desservi par un RER, un métro et un tramway… ce qui n’empêche pas les voyous du quartier de s’agiter.
5. La rente idéologique
Si les émeutes ethniques de novembre 2005 se sont aussi facilement développées, c’est qu’elles ont rencontré de la part de la population qui vit dans les banlieues une double attitude : la résignation de ceux qui en souffrent mais ne peuvent s’y opposer sauf à y risquer leur vie, et la complicité des autres qui laissent leurs fils, leurs frères, leurs neveux ou les fidèles de leur culte s’y livrer.
Comme le note le sociologue Michel Wievorka dans « Le Parisien » du 4 novembre : « Les habitants de ces banlieues jeunes ou moins jeunes sont certes les premières victimes des violences, mais dans le même temps, ils ressentent une certaine solidarité avec cette jeunesse enragée. »
Et d’ailleurs dans l’état actuel des faiseurs d’opinion et des décideurs qui leur sont soumis, la fin des émeutes risque de déboucher sur une amélioration de la rente des banlieues : rente des trafics et de l’économie parallèle que la police de proximité gênera moins qu’une police plus répressive ; rente sociale et rente des services publics fruits de l’hypothétique « dialogue » conduit par les pouvoirs publics.
La rente économique et sociale des banlieues s’appuie d’ailleurs sur une rente idéologique : la culpabilisation de la France et des Français par la mise en cause de leur racisme, de la colonisation et de l’esclavage.
En servant de légitimation à tous les actes de violences ou d’incivilités, l’antiracisme a généré une nouvelle forme de racisme : le racisme des éléments les plus radicaux des « minorités visibles » à l’égard des représentants de la majorité française d’origine qui se trouvent minoritaires dans les cités. D’ailleurs, les seules victimes de meurtres jusqu’ici ont été Jean-Claude Irvoas tué à Epinay pour avoir voulu résister au vol de son appareil photo et Jean-Jacques Le Chenadec tué pour avoir résisté à l’émeute en tentant d’éteindre, à Stains, un feu de poubelles.
Par ailleurs, en servant de légitimation à la victimisation des « minorités visibles » et à leurs revendications, la critique de l’œuvre de la France coloniale génère des demandes en réparations. Elle légitime aussi les violences ; en tout cas elle les excuse par avance, au nom de « la lutte contre la gestion coloniale des banlieues » dénoncée par le « Mouvement des indigènes de la République » sur le grand portail islamique « oumma.com » .
Et d’ailleurs les émeutes initiées à Clichy-sous-Bois trouvaient leur légitimité sur le site de la mairie de cette ville qui ouvrait en Une sur la répression policière de la manifestation parisienne du FLN le 17 octobre 1961.
Est-il vraiment utile, 45 ans plus tard et… après quatre décennies d’échec des gouvernements algériens successifs, de rouvrir les plaies de la guerre d’Algérie ?
Car comment un peuple peut-il assurer son présent et, qui plus est, parvenir à assimiler des éléments étrangers quand il efface la mémoire de son passé ou accepte de la voir diabolisée ? Fermer le Musée des arts et traditions populaires des provinces françaises au profit de l’ouverture d’un hypothétique Musée des arts euro-méditerranéens c’est renier une partie de la culture nationale. Laisser à l’abandon le Musée de la France d’outre-mer pour le remplacer par un Musée de l’immigration, c’est avoir honte de son histoire. Ce n’est pas ainsi qu’on peut donner la fierté d’être ou de devenir français.
Bref comment défendre la République dans les banlieues quand on fait passer Jules Ferry pour Hitler ? Et De Gaulle pour Pinochet ?
Sans même parler des droits à réparations communautaires réclamés par ceux qui se pensent comme des descendants d’esclaves et qui oublient que, si toutes les civilisations ont pratiqué l’esclavage (la civilisation arabo-musulmane encore tout récemment), une seule l’a aboli : la civilisation européenne.
6. Il ne faut pas changer de politique, il faut changer de paradigmes
Aujourd’hui la sortie de crise passe d’abord par le rétablissement de l’ordre et de la paix civile dans les banlieues.
A terme, la pacification des quartiers ethniques ne passera ni par la problématique « tolérance zéro » qui supposerait la construction de plusieurs centaines de milliers de places de prison, ni par des rencontres mondaines avec des représentants choisis ou autodésignés des « minorités visibles », ni même par une injection de crédits supplémentaires mais par un changement de paradigmes.
Ce qu’il faut abandonner, c’est le discours dominant des trois dernières décennies : non, n’en déplaise à Bernard Stasi, qui y doit 20 ans de carrière politique et médiatique, « l’immigration (n’) est (pas) une chance pour la France » mais un boulet économique et social ; non, l’intégration, ça ne marche pas, en tout cas pas pour des masses nombreuses issues de certaines aires civilisationnelles ; non, l’antiracisme ne facilite pas l’intégration, au contraire, il la rend plus difficile en débouchant sur un racisme à rebours et la diabolisation de l’identité française ; non l’Etat-providence et la commune-assistance ne règlent pas tous les problèmes économiques et sociaux, ils les enracinent dans la durée.
Le véritable problème des banlieues n’est pas technique. Il est politique, il est moral. Il suppose que les Français et les Européens abandonnent leur complexe de culpabilité et retrouvent leur dignité et la fierté de leur histoire. Il suppose aussi que chacun soit mis en face de la responsabilité de ses actes et de ses comportements car il n’y a pas de droits, y compris à l’emploi, sans devoirs. Bref, il faut sortir de l’économie d’assistance et de la morale de culpabilité et tout redeviendra possible !
Mais cela implique, il est vrai, un renversement de l’univers médiatique dominant.
J'ai reçu plusieurs messages en provenance de la DIASPORA me suggérant d'enlever le commentaire ci-dessus de "POLEMIA", jugé par trop "idéologique"..."dangereux". Toutefois même si je trouve les propos AMBIGUS, voire REDUCTEURS, du moment où c'est "documenté" ... je m'abstiens à le censurer.
Pour UN MONDE plus TOLERANT
Chères lectrices/Chers lecteurs
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L'Administrateur POFRIMA
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VIDEO: Crise des banlieues/crise française ?
Vendredi 27 janvier (20 h-22 h)
Paul-André Rosental (historien, EHESS)
Patrick Fridenson (historien, EHESS)
Animatrice : Danièle Hervieu-Léger (sociologue, EHESS)
URL:http://www.ehess.fr/enseignements/cercles-banlieues/video_crisebanlieue_crisefrance.html
O P I N I O N S
NOTES de LECTURE : « Ville et violence »
« Au cours de ce café géographique, nous souhaitions autant éclairer les événements récents que surtout comprendre l’articulation entre ville et violence. Avant d’entamer un débat avec la salle, Olivier Milhaud, animateur de la soirée, posa une série de questions autour de quatre thèmes principaux :
- Pourquoi ce lien entre villes et violence ?
- Que dire face aux affirmations courantes du style « c’est la faute aux médias » ou « que fait la police ? »
- Quelle présentation peut-on faire des politiques de prévention et de sécurité ?
- comment comprendre les émeutes de l’automne 2005 ? »
LIRE l’intégral de l’article « Ville et violence »
URL : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=833
Compte rendu Le Flore, 31 janvier 2006: Alexandra Monot (avec l’aide d’Olivier Milhaud)
PARIS (Reuters) - Mercredi 6 septembre 2006 - 18:04
Le footballeur international Lilian Thuram a suscité la colère de la droite en invitant au Stade de France pour le match France-Italie des étrangers expulsés en août du squat de Cachan, dans le Val-de-Marne.
Selon Fidèle Mitiema, porte-parole des étrangers de Cachan, la star de l'équipe de France aux 122 sélections a invité 81 personnes à venir assister au match-revanche de la finale de la Coupe du monde de football, comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2008.
SOS-Racisme parle de 70 invités. Le capitaine de l'équipe de France, Patrick Vieira, d'origine sénégalaise, n'est pas à l'initiative des invitations mais soutiendrait la démarche, selon une association proche des étrangers.
Plusieurs centaines d'étrangers africains campent depuis près de trois semaines dans un gymnase de cette ville après une première évacuation par la force le 17 août du plus grand squat de France, une ex-résidence universitaire.
Ils demandent qui une régularisation, qui un logement social et le dossier suscite une tension croissante entre mairie de Cachan, associations de défense des étrangers et préfecture.
"Les joueurs sont bien libres d'inviter qui ils veulent. Je tiens simplement à dire à la Fédération française qu'elle soit vigilante à ce qu'un match de l'équipe de France ne soit pas instrumentalisé", a dit à la presse le ministre des Sports Jean-François Lamour.
Sur RTL, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France et candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, s'est dit "choqué" de voir "des milliardaires donner des leçons".
"Les footballeurs sont faits pour jouer au football. Je pense que Thuram et Vieira peuvent aller plus loin et loger chez eux les sans-papiers de Cachan, les nourrir, leur fournir le gîte et le couvert", a-t-il ironisé.
Un proche du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, le député UMP Yves Jégo, a jugé aussi sur RTL que Lilian Thuram "grand sportif, se (révélait) être un piètre individu sur le terrain de la politique".
"BLACK-BLANC-BEUR"
L'initiative est personnelle et n'engage ni l'équipe de France ni la Fédération française de football, a dit à Reuters un porte-parole de la FFF. Lilian Thuram pourrait s'exprimer sur le sujet après le match de mercredi soir.
Les associations soutenant les étrangers de Cachan ont souligné que la quasi-totalité des ex-squatteurs étaient en situation régulière, voire de nationalité française. Ils ont même souvent des emplois déclarés mais attendent depuis des années un logement social dans le parc parisien saturé.
"Les inviter au Stade de France, ce n'est pas récompenser ceux qui fraudent (...), c'est donner un moment de répit à des personnes victimes d'injustices créées par les politiques", estime SOS-Racisme dans un communiqué.
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a jugé "particulièrement choquants" les commentaires de la droite et salué "l'initiative d'une grande beauté" de Lilian Thuram.
Ce geste doit être suivi d'une forte mobilisation des citoyens, des élus ", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Le dossier s'est compliqué récemment car des étrangers sans papiers sans rapport avec Cachan viennent s'installer dans le gymnase. La préfecture a annoncé qu'elle limiterait ses offres de relogement à 102 familles soit environ 220 personnes, mais la mairie a recensé 516 occupants dans le gymnase.
"C'est très bien que (Lilian Thuram) nous soutienne, comme ça la France sait que nous sommes toujours là. L'équipe de France reflète bien la France", a dit Fidèle Mitiema à Reuters.
"Nous sommes tous les mêmes, black, blancs, beurs. C'est quelque chose d'avoir ces invitations", a-t-il ajouté.
Originaire de Guadeloupe, Lilian Thuram, qui a grandi en banlieue parisienne, bénéficie d'un immense prestige dans le monde du football et s'est déjà exprimé à plusieurs reprises, notamment pour exprimer son désaccord avec Nicolas Sarkozy.
L'équipe de France "black-blanc-beur", qui avait été élevée en 1998 au rang d'emblème de la diversité ethnique du pays, a été fréquemment brocardée par le leader d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen, qui a même déploré l'été dernier "la proportion excessive de joueurs de couleur".
Lilian Thuram, international depuis 1994, avait alors répondu : "Je ne suis pas noir", tandis que le sélectionneur Raymond Domenech lançait : "il y trop de cons en politique."
Gymnase de CACHAN ! ! ! ! ! !
Ce midi, de nouveau, un père a été interpellé devant l'école situé à 20 metre du gymnase puis emmené par les forces de l'ordre sans aucune vérification concernant sa situation. S'en est suivit un mouvement de protestation que la police à reprimer à l'aide de lacrymo,de matraque et il y a meme eu un tir de flash ball, tout cela en presence de femmes, enfants et bébés. Consécutivement à cela, une personne a été transporté à l'hopital. Il semblerait, au vue des camions de police garés à proximité qu'une operation plus large se prépare. Appel à la mobilisation devant le gymnase.
SOURCE: http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=69709
Explication des termes suivants :
Un réfugié : il s’agit d’un individu qui a fait une demande d’asile, qui a abouti positivement et qui a donc obtenu le statut de réfugié. Par ce statut il est reconnu que la Belgique doit t’accueillir. Cela entraîne donc le droit d’accès à la justice, aux droits sociaux, l’accès au travail...
Un immigré : théoriquement il s’agit d’un individu qui vient d’un pays étranger. Cependant, il y a des glissements dans le langage où on parlera de population immigrée pour des jeunes nés sur le territoire belge et qui ne sont jamais sortis de Belgique.
Régularisé : il s’agit d’un individu arrivé en Belgique de manière illégale et qui a fait une demande de régularisation afin de légaliser son séjour en Belgique et dont la demande fut acceptée. C’est le ministre qui décide s’il accorde ou pas la régularisation. Le régularisé bénéficie d’un droit séjour.
L’illégal, le sans papier : il s’agit d’un individu ne bénéficiant pas d’un séjour régulier.
Le demandeur d’asile : il s’agit d’un individu souhaitant obtenir le statut de réfugié et bénéficiant de certains droits durant la période où sa demande est examinée, il n’est pas considéré par les autorités comme un illégal. Il bénéficie de l’aide social et un permis de travail est plus facile à obtenir pour lui étant donné son statut de demandeur d’asile. Afin d’obtenir le droit d’asile, le demandeur doit répondre à certains critères fixés par la convention de Genève.
Quelles sont les conditions pour bénéficier du droit d’asile ?
Les critères relatifs à l’obtention du droit d’asile sont fixés par la Convention de Genève. Selon cette convention, le terme réfugié s’applique à toute personne qui craint avec raison d’être persécuté à cause :
de sa race,
de sa religion,
de sa nationalité,
de son appartenance à un groupe social,
de ses opinions politiques ...et qui en raison de ses craintes, veut quitter le pays dans lequel elle réside habituellement ou refuse de retourner dans le pays où elle a résidé.
SOURCE:http://www.mrax.be/article.php3?id_article=184
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Partage, solidarite ou chaos social.
A la lumiere des recents evennements qui se sont produits en France de maniere recurrente ces derniers mois, on ne peut que s'interroger sur la nature plus profonde qu'un simple signe de tension entre les jeunes de minorites visibles des banlieues et les forces de l'ordre; ces dernieres doivent egalement s'interroger s'il veulent vraiment a toute fin pratique se retrouver en premiere ligne d'un conflit qu'elles n'ont pas voulu et qui releve essentiellement d'un manque de courage politique face aux inegalites et au fosse qui se creuse sans cesse entre la classe des nantis et de ceux qui vivent sans issues de travail honorable.
Les forces de l'ordre et leurs dirigeants savent tres bien qu'il n'existe pas de clotures assez hautes et de cadenas assez forts pour arreter un groupe importants d'individus mus par l'injustice sociale; et le fait de se retrouver en premiere ligne pour les policiers ne peut etre considere comme partie normale de leur travail; le fosse qu'a cree l'avidite des nantis et les politiciens qui les protegent, met en danger induement les forces de l'ordre et produit des experiences malheureuses qui cristalisent les memoires.
Aucune declaration d'aucun ministre de l'interieur ne peut aider en la matiere, la direction a suivre doit venir du chef de l'etat, doit etre prise avec coeur, sans calcul et intervention de l'intellect...une decision intellectuelle en l'occurence pourrait devenir funeste pour l'issue des affrontements.
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