dimanche 4 décembre 2005

HALTE A LA VIOLENCE GRATUITE ***


Lettre ouverte à nos CENSEURS tapis dans l’ombre

La publication de nos appels au calme, lors de la dernière révolte urbaine en France (Cf. http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=46339 ), a suscité et continue de susciter beaucoup de réactions. Il semblerait que l’encre, par trop amère de notre écritoire, a fait « bondir plus d’un en EXAGONIE » ! Les « miliciens » du SINISTRE de l’intérieur français ont même tenté de briser notre plume. Schizophrénie ou Paranoïa !!! Certains n’ont même pas eu la pudeur intellectuelle ou simplement le COURAGE honnête de s’autocensurer (librement !)… D’autres, par contre, ayant mal interprété notre approche de l’implosion sociale, dans les banlieues françaises, nous ont envoyé des messages anti-français, anti-religieux… voire racistes. Ah ! Camisole de l’ignorance quand tu nous tiens…

Très chères lectrices !
Très chers lecteurs !
Soyez nos témoins !
Soyez vigilants !

Notre plume n’est pas rouillée !
Notre plume n’est pas fugace !
Notre plume n’est pas asservie !
Notre plume n’est pas servile !
Notre plume n’est pas imbécile ! [1]

Par rapport à la VIOLENCE notre position est pourtant très claire … voire même radicale, comme du reste l’a été notre ultime message : « la violence même verbale est un signe de faiblesse ». Et face à ces réactions incongrues, excessives voire anachroniques (nous comprenons la mentalité de leurs auteurs…), nous nous permettons, ici (encore une fois de plus !) et maintenant, de lancer sobrement : « Il est interdit d’interdire ! »

Pourquoi avoir peur des menaces ?
Pourquoi avoir peur des tortionnaires ?
Pourquoi avoir peur des bourreaux ?

Point de COMPROMISSION !
Une seule appréhension toutefois :
S’éloigner du DROIT chemin …


Comme Rosa PARKS nous refusons, et nous refuserons toujours, de céder notre place dans l’autobus de la DIGNITE humaine. Qu’à cela ne tienne…Et face aux menaces qui deviennent de plus en plus menaçantes (ne nous tenez pas rigueur, s’il vous plait, de la répétition) nous réaffirmons, ici et maintenant, notre conscience du RISQUE. Permettez-nous de conclure notre propos avec cette belle tirade de Georgi DIMITOV (Cf. La Bulgarie libre et indépendante, 1972): « La lutte pour la liberté de l’homme et la vérité est la plus difficile et la plus risquée qui soit. Immanquablement, cette lutte exige des efforts surhumains et de grands sacrifices. »


[1] IMBECILE compris, bien sûr, dans le sens étymologique du terme.

Par Papa Oumar FALL
Membre de la Société civile

"culturelle" sénégalaise

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