jeudi 28 juillet 2005

A! JOOR jok jot na (TRADUCTION)

J’ai le grand plaisir de vous livrer aujourd’hui la traduction du texte http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=39886 . Cette traduction est réalisée par C. M. Mb., et cela suite à l’interpellation d’Adrien Laborde (« Et qui se lance? […] Pour traduire ») cf. http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=39886 ). Nous profitons naturellement de l’occasion pour remercier les modérateurs du site Indymédia Paris (pour leur professionnalisme) et tous ceux qui nous ont envoyé leur contribution après la lecture de notre intervention : http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=39886 .


Ah ! que Vérité est solitaire
En cette époque !
Mais elle suffit bien
A qui veut s’en inspirer
Oui, à qui veut s’en inspirer !

Ci miim jamono
Dëgga attan tumuranke !
Waaye moo doy cip weetal
Waaye moo doy cip wettal


Vois comme Mensonge s’étend

S’étend comme une mer démontée

Et les vagues de bondir !

La terre de trembler !

Les vents furieux de hurler !

Ah !Cette poussière

Qui tournoie et

Qui bouillonne !


Xoolal fenn ni muy lawe
Melna geej gu aay
Duus yay fewi-fewi!
Dooley ngelawam upp na
Suuf si tasaaroo!
Cëy liiBip pënd
Di warac-waraci

Mais voici que surgissent

Sérénité et Pureté

Indemnes de toute souillure !


Teeyayu xel
Mankook
Sellayu xol
Ñoom seenMucc sip lor


Plume et encre

Suffisent comme armes

Dépassées, lances et épées !

Xëlimaak daa
Doy nap gannay
Xareek jëësi wees na

Que renaissent le puits de Dékheulé

Pour livrer le secret du livre de l’envahisseur blanc

Pas de faux-fuyant !Parle ta langue !

Ah ! JOOR, le temps est venu

De se lever

Deqqi teenup
DëqëleFekku fap teere
Nasaraan si bind na


Amul laq lakkal
A! Joor jok jot na!


Vous pouvez nous faire parvenir vos contributions
à l'adresse suivante:
styloculture@yahoo.fr

samedi 23 juillet 2005

Promotion des langues nationales au Sénégal: A! JOOR jok jot na!

Les créateurs en langues nationales rencontrent d’énormes difficultés pour accéder aux infrastructures de diffusion. Ce qui est aggravé par une édition en crise en Afrique du fait de la précarité. D’où la pertinence de la mise sur pied de structure électronique favorisant, à moindre coût, la visibilité et l’émergence, sur le plan local et international, de ces talents cachés.

La publication du texte ci-dessous en wolof (sans traduction française!) symbolise notre révolte face à la situation déplorable de la promotion des langues nationales au Sénégal .

Ci miim jamono
Dëgga attan tumuranke !

Waaye moo doy cip weetal
Waaye moo doy cip wettal

Xoolal fenn ni muy lawe
Melna geej gu aay
Duus ya fewi-fewi!

Dooley ngelawam upp na
Suuf si tasaaroo!

Cëy lii
Bip pënd
Di warac-waraci

Teeyayu xel
Mankook
Sellayu xol


Ñoom seen
Mucc sip lor

Xëlimaak daa
Doy nap gannay
Xareek jëësi wees na

Deqqi teenup Dëqële
Fekku fap teere

Nasaraan si bind na
Amul laq lakkal
A! Joor jok jot na!
Par Papa Oumar FALL

samedi 16 juillet 2005

MASQUES

En Afrique de l'Ouest il est un pays particulièrement riche en masques spectaculaires, c'est le Burkina Faso. A partir de l'exemple du Burkina Faso, nous évoquerons les différentes fonctions du masque en Afrique. Les exemples donnés peuvent se retrouver dans chacune d'entre elles car les masques ont le plus souvent plusieurs fonctions dans la société. De toutes les formes de relations que l'homme entretient avec lui-même, avec ses semblables ou avec le monde, il n'en est pas une à laquelle le masque n'ait servi.

http://www.culture.gouv.fr/ma/fr/fs.html

jeudi 14 juillet 2005

Les acteurs culturels africains dans la société de l'information

La fin du deuxième Millénaire est marquée par des bouleversements sur tous les plans. Ces bouleversements se manifestent au niveau des télécommunications par l'émergence et le développement de l'INTERNET. L'Afrique au lieu de trouver, dans l'utilisation des Technologies de l'Information et la Communication (TIC), un moyen de résoudre le problème de son isolement aussi bien sur le plan interne (national et régional) que sur le plan externe (international), semble ignorer ce mouvement de renouveau. Un fait très grave l'atteste : les Africains, selon un recensement très récent publié sur le Portail du site de SENTOO.SN, constituent seulement 1% de la cyber-communauté mondiale. Au Sénégal par exemple, comme dans la plupart des pays du Continent africain, il y a un certain nombre de verrous, telle que la mauvaise circulation de l'Information, qui handicapent l'Initiative.

L'Action Culturelle dans un tel contexte se trouve profondément affectée. Un constat primordial est que les Hommes de Culture en général et les Créateurs de biens esthétiques en particulier, du fait de leur manque de moyen, sont les premières victimes de l'enclavement de notre Continent. L'un des défis majeurs réside dans la gestion de la communication. Face à l'inexistence de programme culturel adéquat à l'échelle nationale et continentale force est de reconnaître la misère matérielle et/ou morale des Gens de Culture.

Les pouvoirs publics sont plus que jamais interpellés. Une analyse globale du système culturel nous pousse à produire un ultime cri de détresse : il faut délivrer les Hommes de Culture de la mort lente à laquelle la misère les expose. Dans un contexte mondial nouveau caractérisé par la tendance au regroupement, à la formation de grands ensembles dans tous les secteurs d'activité, l'Homme de Culture, dans les pays pauvres en général, est laissé à lui-même. Retranché dans les périphéries de la condition humaine cet homme là se débat. Et, poussé par l'instinct de survie, s'emprisonne dans ce retranchement infécond, s'accaparant stoïquement une étrange image si étrangère à l'idée qu'il s'est toujours faite de lui. Pathologie ! Une action socioculturelle s'impose pour sortir les Hommes de Culture africains de l'impasse. Pour ce qui est de la question des Industries Culturelles, nous constatons là aussi qu'il y a un faisceau de facteurs qui convergent pour déboucher sur la marginalisation des Créateurs de biens esthétiques.

Nous n'avons pas la prétention de les traiter tous ici. Seulement, de manière pratique, nous allons orienter notre analyse vers le système communicationnel. Notons encore une fois que le milieu culturel africain souffre, entre autres, de la mauvaise circulation de l'Information. Le Marché de l'Art du fait de sa nature informelle et de sa faiblesse économique ne permet pas aux Créateurs de biens esthétiques d'écouler convenablement leur production. Ceci entraîne une perte double. Les Créateurs de biens esthétiques pour faire face à la dépréciation dont ils font l'objet au niveau local, s'orientent vers les marchés occidentaux. Et dans cette perspective de recherche de débouchés, les touristes constituent une clientèle privilégiée. Cette clientèle étrangère consciente de la précarité de la condition de vie des Créateurs, abusent de celle-ci. Les Créateurs du fait du caractère informel du secteur culturel se trouvent ainsi au centre d'un système d'exploitation intense.

Le mercantilisme sauvage dans le domaine de l'Art, tel que vécu en Afrique constitue également une véritable « saignée » culturelle et économique. Les oeuvres vendues (pour ne pas dire bradées) par cette voie, avec une prédominance étrangère, s'envolent et disparaissent sans laisser de traces. Ce fléau est la conséquence douloureuse d'amalgame qui a fini par s'ancrer profondément dans les consciences, la désorganisation du système culturel aidant. Le dénuement des Hommes de Culture et des Créateurs de biens esthétiques, nous incite à nous poser d'autres questions : Comment rompre avec la marginalisation des Hommes de Culture et des Créateurs ? Faut-il adopter une politique communicationnelle nouvelle et participer à mieux faire le marketing des Cultures Africaines ?

La gestion de l'image devrait être au début et à la fin de toute action culturelle. Pour sortir les Hommes de Culture et les Cultures Africaines de l'impasse, il nous semble nécessaire de commencer par rendre la Culture accessible. Car il est contradictoire voire paradoxal que les Industries Culturelles africaines malgré leur richesse et leur diversité soient marginalisées au niveau international. Les supports traditionnels (galeries d'art, boutiques d'antiquité, foires…) ont montré leur limite dans la promotion des arts et des Cultures en Afrique. Le problème de la diffusion reste entier. Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), sans pour autant les idéaliser, du fait de leur facilité d'accès, offrent des opportunités réelles et inestimables.

C'est en cela d'ailleurs qu'elles constituent une alternative efficace pour la diffusion et la mise en valeur des produits et Industries Culturelles. Et, au lieu de se substituer aux anciens supports, les supports multimédia (tels que les sites web culturels) peuvent conduire à leur renforcement par la création de galeries virtuelles, de press-book électroniques et par une promotion de l'édition électronique (présentation de textes de fiction et publication de documents de référence tirés du patrimoine culturel traditionnel).

Le numérique est une chance pour l'Afrique. De par son accessibilité le web est un outil qui pourrait rendre aisé la promotion des cultures locales et aussi les échanges débouchant sur l'intégration des peuples à l'intérieur du Continent. Chaque jour plus d'un milliard d'internautes se connectent sur le «réseau des réseaux» (INTERNET). La présence sur un tel réseau offre des opportunités communicationnelles inestimables. Cependant, comme nous le constatons plus haut, les Africains semblent ignorer cet enjeu stratégique. Et, dans un contexte de Mondialisation, INTERNET peut devenir pour l'Afrique un handicap supplémentaire.
Les Africains seront encore une fois exposés aux radiations très nocives des productions de la propagande occidentale. Le confort factice « de la position de consommateurs éternels d'idées et de pratiques » est en phase d'empirer l'aliénation culturelle. Les conséquences économiques très négatives, découlant de l'absence de réponse novatrice et efficace pour le positionnement plus conséquent des Cultures et productions culturelles en provenance du Continent, sont réelles.





Par Papa Oumar Fall

mardi 12 juillet 2005

L'art contemporain se cherche toujours sans se trouver

A l’amorce de l’année 2005, l’art contemporain a continué à se chercher sans encore se trouver tout en ayant tâté de nouvelles expériences difficiles à saisir pour un public toujours aussi peu averti.

Des salons comme la FIAC ont accordé une large place à la photographie et à la vidéo sans pour autant provoquer d’enthousiasme surtout qu’à l’image de la planète, les sujets choisis ont paru en général peu joyeux. Pour le reste, les galeries ont présenté depuis ces dernières années des œuvres qui n’auront pas vraiment marqué les esprits alors que le marché international n’a fonctionné qu’à travers les idoles du moment, notamment Maurizio Cattelan, Jeff Koons, Damien Hirst, Cindy Sherman, Georg Baselitz, Gilbert & George, Gerhard Richter, Murakami et quelques autres.

Depuis que Picasso et Warhol sont devenus des légendes, le domaine de l’art contemporain a plutôt tourné en rond en butinant les fleurs fades des nouvelles expérimentations pour nous offrir au final un miel d’une saveur acide.

L’art contemporain ne vit que par les musées ainsi que par certains grands collectionneurs et quelques galeristes de renom qui font le marché, aidés en cela par les médias, mais les formulations proposées ici et là restent toujours aussi floues même si on se contente de suivre l’affirmation édictée par Duchamp que tout est art.

Ce qui fut de l’anti-art avec le Cubisme au début du XXe siècle devint ensuite de l’art. En suivant ce raisonnement, on pourrait alors préjuger que les œuvres issues des expérimentations actuelles finiront peut-être par être considérées comme des icônes de l’art comme les sérigraphies peintes de Marilyn Monroe, Elvis Presley ou Liz Taylor par Warhol sauf que ce dernier avait une tout autre stature que les artistes d’aujourd’hui qui, dans le registre de la provocation intelligente, n’arrivent pas à la cheville de Salvador Dali.

C'est en Allemagne que l'art contemporain a connu un développement significatif depuis ces vingt dernières années, Joseph Beuys ayant ouvert la voie à partir des années 1960. Par ailleurs, l'art contemporain a été le domaine où les prix ont le plus monté depuis 1985 mais les fondements de sa prospérité restent malgré tout fragiles en dépit des engouements constatés aux Etats-Unis et en Europe. Les artistes ont été reconnus rapidement, trop rapidement même sous l'effet d'achats en général spéculatifs. N'empêche, cet élan a entraîné la création de nombreux centres et de musées dédiés à cet art.

En fait, tout a été très vite, trop vite avec l'émergence de tendances comme les nouveaux fauves, le néo-figuratif, l'art brut, le néo-géométrisme et tutti quanti depuis le triomphe du Pop Art, aujourd'hui considéré comme plutôt classique après avoir effrayé les bourgeois.

Il ne faut pas oublier qu'au départ, nombre d'artistes furent tournés en ridicule ou malmenés comme ce fut le cas pour Georg Baselitz alors qu'à présent, cet artiste est considéré comme une star du marché. A l'image du monde, l'art a été bousculé par les changements alors que les artistes ont été plus autonomes qu'auparavant en s'intéressant avec plus d'acuité aux aspects sociaux.

Ces artistes ont grandi avec la télévision pour produire ensuite des oeuvres multimédiatiques en s'intégrant ainsi dans le monde des médias de la culture de masse, comme l'a signalé Klaus Honnef tout cela parce que nous vivons dans une culture post-moderne depuis le milieu des années 1970.

L'histoire de la peinture a changé sans rupture réelle car les acquis de la peinture moderne sont encore là quoique Picasso fasse aujourd'hui figure d'ancêtre. Un vent de liberté a soufflé alors sur l'art contemporain mais il y a eu par ricochet une sorte de non-respect qui a brouillé les cartes.Au final, l'art contemporain est parti dans tous les sens au point qu'il est difficile de se retrouver dans ce qui constitue un labyrinthe propre à créer un capharnaüm. Il n'y a plus de frontière bien définie, certains artistes restant ancrés dans les acquis alors que d'autres s'en sont radicalement démarqués. Il y a de la sorte une grande part d'indécision, de désespoir, de provocation et de dérision dans l'art contemporain devenu orphelin de Beuys et de Warhol qui surent canaliser leur propos.

Aujourd'hui, l’art contemporain ne manque pas d’artistes talentueux mais plutôt de lignes directrices intéressantes propres à motiver le public alors qu’en France, le soutien donné aux artistes reste sujet à caution car ce ne sont pas toujours les meilleurs qui profitent d’une aide publique, le choix des décideurs n’étant pas souvent le reflet des goûts de leurs concitoyens.
La création en France est donc plus mal lotie qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne, deux pays dont les artistes sont nettement plus présents que les Français sur la scène internationale. Quand on constate que les visiteurs d’une exposition à l’autre sont en majorité les mêmes, on en déduit forcément que le public français est restreint alors que les moyens de l’élargir sont réels, peu utilisés ou mal cernés.

Ainsi, à l’image de l’art contemporain, la FIAC se cherche en allant jusqu’à présenter des meubles Design signés Charlotte Perriand ou Victor Prouvé qui font un peu désordre parmi des dessins, des tableaux, des sculptures ou des installations sans compter qu’à chacune de des éditions de cette manifestation, on trouve plus de 60% d’œuvres créées par des artistes morts qui ne sont plus que les contemporains de naguère.

Ces chers disparus permettent aux galeries de vendre en s’évitant des déconvenues avec des créateurs bien vivants mais qui ne sont pas encore des valeurs consacrées. Pour que ceux-ci le deviennent, il faut souvent un coup de pouce d’un grand collectionneur avec en écho une retombée médiatique.

François Pinault achète une œuvre de Fabrice Hybert et automatiquement, la cote de cet artiste grimpe en flèche. Saatchi laisse tomber Sandro Chia et les prix des œuvres de l’artiste italien glissent comme le dollar. Tout ça pour dire que le marché de l’art contemporain se comporte comme la Bourse avec des valeurs qui s’affirment dans les ventes aux enchères organisées par Christie’s ou Sotheby’s ou dans des expositions montées par des galeries en pointe. Des expositions qui se veulent détonantes mais qui font souvent l’effet d’un pétard mouillé.

On en vient à regretter les années 1980 lorsque les artistes se cherchaient d’une manière jugée encore cohérente tout en délirant gentiment mais de provocation en provocation, l’art contemporain s’est fourvoyé dans une sorte de nihilisme qui n’a même pas pris la forme d’un quelconque mouvement comme ce fut le cas avec le Dadaïsme à partir de 1914. Certes, il y a eu comme tentative le Body Art, anti-esthétique au possible et donc peu racoleur, pour produire une nouvelle formulation assez vite étouffée dans l’œuf puis la mode des installations vidéo dont les images ont souvent été puériles et lassantes même si un Sigmund Freud y aurait trouvé matière à un profond questionnement.

Tout compte fait, l’art contemporain est à l’image de notre société confrontée à ses contradictions et surtout à un mal être qui a permis en grande partie au non-dit d’être roi. Picasso, lui, parvenait à exprimer l’espace, le volume, l’existence et la modernité à travers ses œuvres alors que les artistes d’aujourd’hui versent dans la dérision, l’outrance, le mépris de soi-même ou des individus, la souffrance, la provocation ou l’abject pour se faire valoir et cela, au détriment du beau, expression du sublime dans l’art, ou d’une réflexion positive.

Les artistes actuels ont tendance à plus refléter dans leurs œuvres les syndromes de notre société dont ils sont eux-mêmes atteints sans chercher à définir des discours compréhensibles pour le commun des mortels alors que leurs aînés cherchaient, eux, à les dénoncer en essayant de faire bouger les choses. On comprend alors mieux le propos d’un Otto Dix ou même la démonstration d’un Warhol.

Aujourd’hui, les artistes du XXIe siècle rapportent des faits au départ propres à nous interpeller, mais, même en les amplifiant par le biais de la provocation, ils ne parviennent pas pour la plupart à délivrer un message pertinent en créant tout au plus un malaise chez le spectateur qui de son côté finit par se sentir encore plus angoissé. Ce dernier se trouvera ainsi bien plus à l’aise devant une œuvre de Rothko, de Pollock ou de Soulages dont les subtilités sont manifestes que face à une œuvre d’Arlan, artiste adepte de la transformation d’un corps devenu mutilé après être passée moult fois sur le billard au nom de l’art.
Par Adrian Darmon

jeudi 7 juillet 2005

FESPAM:" Héritage de la musique africaine dans les Amériques et les Caraïbes"

La cinquième édition du Festival Panafricain de Musique est un événement multidimensionnel qui se déroulera simultanément dans les trois villes Brazzaville, Pointe-Noire et Kinshasa.

Il comprend des spectacles de musique, le symposium, l’exposition des sanzas, des ateliers de formation, le MUSAF, l’élection de Miss Fespam et d’autres activités connexes, touristiques notamment. (Source:http://www.fespam.org/accueil)

Pour de plus amples informations sur le RDC visiter le site AFRICA 2005 :http://www.africa2005.com/afrique/rdc/

"Nous prions pour que cette rencontre culturelle soit le signe du renouveau congolais.La cacophonie engendrée par le cri des armes s’estompe… Et le charme de la musique fait renaître l’ESPOIR dans le cœur de la forêt équatoriale."

Par Papa Oumar FALL

mercredi 6 juillet 2005

Piraterie musicale au Sénégal

Il résulte des termes de l’article 1er de la loi 73-52 du 04 Décembre que l’auteur d’une œuvre originale jouit sur cette œuvre du seul fait de sa création d’un droit exclusif opposable à tous. Cela veut dire, au clair, que toute personne qui exploite cette œuvre sans l’autorisation de son auteur commet une infraction qualifiée de délit de contrefaçon.

Seulement, il convient de signaler que le recours à la contrefaçon doit être précédé par une certaine procédure. Au préalable, il faut adresser une requête au juge, et c’est seulement quand il aura délivré une ordonnance, que la saisie contrefaçon peut être opérée mais devant la présence d’un huissier.

Pendant tout ce temps, le contrefacteur à toute la latitude de faire disparaître le corps du délit et en l’absence de l’élément matériel, le délit ne peut être constitué et encore faudrait-il qu’aux termes des articles 397 à 401 du Code Pénal qui prévoient la saisine et les sanctions applicables dans ce domaine, que : « ….le mis en cause se soit habituellement conduit en contrefacteur », d’où la notion d’habitude qui est une notion fourre tout.

Et les articles du Code Pénal de prévoir des peines de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 50.000 FCFA à 500.000 FCFA, sinon une simple peine d’amende est prononcée, le montant s’élevant cette fois-ci de 50.000 à 300.000 FCFA.

Cette sanction est loin d’être dissuasive. Il est dérisoire de condamner à 50.000 FCFA de dommages et intérêts une personne qui a volontairement « piraté » une œuvre musicale qui lui rapporte au bas mot 2 millions de francs de chiffres d’affaires. Au finish, c’est le créateur qui perd au change. Notre pays doit aller dans le sens d’une refonte du Code Pénal et du Code de Procédure Pénal pour mettre en conformité notre législation nationale aux engagements internationaux souscrits à l’OMC et à l’Accord de Bangui.

Aujourd’hui, il est avéré que, de tous les maux dont souffre la carrière des artistes africains, la piraterie semble être le phénomène qui menace le plus dangereusement l’existence des artistes.

« Sur 5 produits commercialisés au Sénégal, les trois sont piratés (…) ».L’écho de ce cri de cœur émanant de la directrice du Bureau Sénégalais du Droit d’Auteur (BSDA), semble une fois de plus se répercuter dans le « désert du droit d’Auteur ». Tous les acteurs de la chaîne de production musicale doivent prendre leur responsabilité car la lutte contre la piraterie, dans les conditions actuelles, ressemble à une guerre qu’on décide d’engager contres des fantômes, tapis dans l’ombre, mais qui sont à l’affût et qui savent à quel moment intervenir pour subtiliser les créations des auteurs à leur insu.

C’est une nécessité d’organiser la gestion des droits d’auteur d’un commun accord avec les pouvoirs publics, les artistes et les sociétés étrangères. Durant le colloque international initié.

Cette sanction est loin d’être dissuasive. Il est dérisoire de condamner à 50.000 FCFA de dommages et intérêts une personne qui a volontairement « piraté » une œuvre musicale qui lui rapporte au bas mot 2 millions de francs de chiffres d’affaires. Au finish, c’est le créateur qui perd au change. Notre pays doit aller dans le sens d’une refonte du Code Pénal et du Code de Procédure Pénal pour mettre en conformité notre législation nationale aux engagements internationaux souscrits à l’OMC et à l’Accord de Bangui.

C’est une nécessité d’organiser la gestion des droits d’auteur d’un commun accord avec les pouvoirs publics, les artistes et les sociétés étrangères. Durant le colloque international initié par le Conseil Francophone de la Chanson au Burkina (du 25 au 29 Octobre 1993), un expert de l’OMPI avait fait remarquer que « des pays sans droit d’auteur ou droits voisins, se limitent à assister en spectateur à l’inondation des flux de communication étrangers. Ils peuvent se prévaloir du fait que c’est la solution la moins chère pour résoudre le problème de leur population à la société de communication. Mais, ils s’accommodent du fait que les parts nationales manquent à cette communication ce qui, à la longue, devient dangereux pour leur culture et leur politique. Une population qui doit constamment assouvir sa faim et sa soif de communication à l’étranger, perd confiance dans ses propres forces ».De même qu’un pays qui laisse pirater les œuvres de ses artistes, contribue inexorablement à l’appauvrissement de la production locale.

Me youssou SOUMARE
Juriste Spécialisé en Droit d’Auteur
Cabinet ECA PLUS INTERNATIONAL

mardi 5 juillet 2005

Gamlin DIOP:quelle architecture pour l'Afrique emergente?

En faisant des recherches sur l’architecture sénégalaise sur Internet, j’ai eu l'heureuse surprise de tomber sur le site de GAMLIN (architecte sénégalais). "C' est une « PORTE-Fenêtre » ouverte sur l’ARCHITECTURE, qui présente quelques projets et réalisations de l’architecte. En outre, elle nous oriente vers un arbre à palabre sur le développement urbain des villes Africaines."

A travers sa démarche architecturale GAMLIN traduit son amour pour son pays (le Sénégal) et sa passion pour sa ville natale (Saint-Louis). Dans son site web
www.gamlin-diop.com/ consacré à ses travaux Gamlin ne se contente pas de nous faire une maquette qui dépasse nos possibilités financières. Il fait mieux en nous proposant des constructions, très modernes, adaptées à l'environnement socioculturel africain.

dimanche 3 juillet 2005

AFRICA MIX: Aude Minart expose la diversité artistique

Aude Minart galeriste passionnée pour la culture africaine présente du 1er au 31 juill (Galerie Figure, 53 rue de Seine, Paris 6ème) des artistes de divers horizons. Cette démarche très intéressante, permet de découvrir l'art contemporain dans sa diversité.Les expressions artistiques en provenance du continent africain ne sont pas en reste http://www.lagalerieafricaine.com/artistes.html

Parallèlement à AFRICA REMIX qui se déroule au Centre Pompidou, Aude Minart est heureuse de vous convier à l’exposition :
AFRICA MIX (peintures, collages et sculptures).

Découvrez les œuvres de Aïcha Aïdara, Camara Gueye, Ibou Sall, Omiro Chewa, Skebios Franck Lundangi (Africa Remix), Birame Ndiaye, Hankson, Sokey Edorh .

VERNISSAGE JEUDI 7 JUILLET à 19h .

[ du 1er - 31 juillet tous les jours de 11h à 19h Galerie Figure, 53 rue de Seine, Paris 6ème (métro Odéon) ]

CONTACT: Aude Minart,
audeminart@hotmail.com, M. 06 60 24 06 26 http://www.lagalerieafricaine.com/