jeudi 29 septembre 2005

Convergence des jeunes « créateurs producteurs » à ENDA-ECOPOLE (Sénégal) le 1 er octobre 2005 à 16h

Imaginer, créer et surtout produire en milieu urbain défavorisé est certes une entreprise difficile mais pas impossible. Dans les coins des rues, les quartiers précaires ou bidonvilles d'une agglomération comme celle de Dakar, des populations, enfants comme adultes, font preuve d'imagination, de créativité pour produire et se forger des comportements de nature à pouvoir faire face et transformer positivement leur environnement écologique, économique, culturel, etc.

Enda-Ecopole Ouest Africaine Jacques BUGNICOURT développe depuis quelques années, en partenariat avec des enfants et jeunes des quartiers défavorisés de Dakar et banlieue, un cadre de stimulation et d'éclosion des créativités populaires.

Afin de mieux faire connaître ces créativités et favoriser des échanges entre jeunes de quartiers démunis de l'agglomération de Dakar, l'Ecopole ouest africaine Jacques BUGNICOURT, en partenariat avec la maison des droits des enfants de Belgique, organise une convergence des jeunes « créateurs producteurs » de Dakar, le samedi 1 er octobre 2005 à 16h, devant ses locaux . 500 enfants et jeunes des quartiers précaires de Dakar et banlieue sont attendus à cette convergence. Cette manifestation sera l'occasion, une fois de plus, de rappeler que de telles créativités peuvent constituer des réponses à la situation de beaucoup de jeunes en situation précaire, mais surtout montrer à travers plusieurs activités (exposition, activités manuelles, carnaval masqué, podium culturel…) que d'autres comportements et formes de production existent et qu'il suffit seulement de bien canaliser

lundi 19 septembre 2005

Radio et promotion de la lecture

Ouverture de l'atelier sur la promotion du livre et de la lecture par la radio...

Un atelier destiné à assurer la promotion du livre en utilisant le canal de la radio comme outil privilégié de communication, s'est ouvert lundi à Dakar dans les locaux de l'ONG Enda sous la présidence du ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé, Mame Birame Diouf.

La rencontre se déroule également en présence du Président du Conseil d'Administration d'Enda, Cheikh Hamidou Kane et de l'Ambassadeur de France au Sénégal, André Parant.

Selon le coordinateur d'Enda, Raphaël Ndiaye, la démarche s'inscrit dans le cadre du projet ‘'Promotion du livre et de la lecture par la radio'' qui articule ‘'les compétences de deux corps de métiers complémentaires à plus d'un titre, médiathécaires et journalistes, appelés à constituer des équipes pour animer, toutes les semaines sur les ondes des radios de proximité, une émission qui ouvre à l'auditeur l'univers fantastique et instructif du livre et de l'écrit''.

‘'Le livre est plus que jamais présent dans le monde contemporain, malgré sa mort annoncée, et il n'est pas jusqu'à l'avènement de l'Internet, avec sa toile tentaculaire, qui ne renforce cette présence'', a soutenu, pour sa part, le ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé, Mame Birame Diouf.

‘'Notre ambition est d'apporter le livre et l'écrit, en tant que l'une des pierres d'angle au développement de nos pays en contribuant à faire de la nation en construction une nation qui lit et réfléchit, l'esprit alerte et en éveil'', a indiqué M. Diouf.

Auparavant, le président du Conseil d'administration d'Enda, Cheikh Hamidou Kane, avait révélé que l'objectif d'Enda ‘'est de contribuer à élargir l'accès à une information écrite, et à installer dans les habitudes, du simple citoyen aux décideurs, le recours au livre et à l'écrit, dans toute leur diversité''.

Prennent part à cette rencontre, plusieurs équipes venant de cinq pays, engagés dans cette démarche depuis avril 2002, en l'occurrence, Radio Golf Fm (Bénin), City Lilits Radio (Gambie), Radio Univers (Ghana), Radio Liberté (Mali) et Radio Dunyaa (Sénégal).

Ces organes sont renforcés par trois nouveaux supports, Radio Savane Fm (Burkina Faso), RNG (Guinée) et Radio Saraounia (Niger), pour cet atelier prévu jusqu'au 23 septembre prochain.

Source APS-Dakar


Au feu la Sonacotra?

Après les incendies parisiens, la Sonacotra reçoît de Sarkozy la nouvelle mission de reloger les « réguliers » expulsés par les flammes ou la matraque dans des barraquements quand l'étatique et premier gestionnaire du logement social en France expulse de ses propres foyers délabrés et insalubres.
Par Ad. L.

lundi 5 septembre 2005

Les TIC support à la revalorisation du patrimoine linguistique et culturel africain

« Le numérique est une chance pour l ’Afrique. De par son accessibilité le web est un outil qui pourrait rendre aisée la promotion des cultures locales et aussi les échanges débouchant sur l’intégration des peuples à l’intérieur du continent ». Nous avions traité , en ces termes, dans un article publié et encore disponible sur le web de la problématique de la « Place des acteurs culturels africains dans la société de l’information ». C’est toujours dans cette logique participative que nous posons, cette fois-ci, la question des TIC dans le cadre de la problématique de la revalorisation du patrimoine culturel et linguistique africain.



La question de savoir à quoi sert la Linguistique en Afrique, a été largement et bien traité par d’éminents linguistes. Ce qui fait que aborder la thématique de son utilité, sous cet angle, devient soit redondant, soit impertinent (...). Toutefois certains aspects des rapports sociolinguistiques, tels celui ayant trait à l’appartenance ethnique permettent de mettre en évidence les incidences liées à la langue et leurs implications dans la réflexion linguistique. Au Sénégal, par exemple, comme le souligne Makhtar DIOUF (dans son ouvrage de référence SENEGAL Ethnie et Nation) « c’est la langue qui tend de plus en plus à être le facteur le plus pertinent de l‘identification ethnique ». Considérons aussi que face à la crise généralisée des valeurs et de l’identité, les peuples projettent leur sentiment d’appartenance sur leur langue qui représente un symbole probant de leur identité menacée. Cela nous incite à avoir une conscience supérieure des enjeux d’une meilleure prise en compte de ces langues. Ce qui nous permet alors d’aborder autrement la question des enjeux : A quoi sert une meilleure connaissance des langues africaines dans un contexte de Mondialisation ?

Une revalorisation convenable du patrimoine linguistique africaIn nécessite une implication responsable des linguistes diplômés pour éviter de tomber dans l’ethnicisme, généralement engendré par l’ignorance. Paradoxalement, l’implication des linguistes, spécialistes bien formés dans la gestion administrative et opérationnelle de la promotion des langues nationales, est encore très timide. Cette situation étouffe les esprits les plus féconds et les plus innovateurs qui sont ainsi contraints de s’exiler vers d’autres cieux où ils espèrent jouir de conditions d’existence et de travail favorables. Saignée socio-intellectuelle !


Résignation ou aliénation ? En Afrique la pauvreté est devenu le trait de civilisation le plus visible et le plus saillant. En dehors de l’instabilité économique, qu’est-ce qui poussent les intellectuels africains et les jeunes linguistes en particulier à opter pour l’exil ?

La vulnérabilité économique des jeunes chercheurs et intellectuels africains est l’une des causes les plus décisives, et le plus souvent, avancées pour expliquer cette forme d’émigration. Les conditions économiques précaires, ne sauraient à elles seules suffire à expliquer la tendance à l’exil. S’y ajoutent en effet les difficultés socio-structurelles telles que les problèmes de l’intégration professionnelle dus à l’exclusion sociale et l’impossibilité de s’épanouire intellectuellement. C’est pourquoi, malgré les périls et la désillusion auxquels ils sont souvent confrontés au niveau des pays d’accueil (avec la montée de racisme et de nationalismes incongrus, de la xénophobie et j’en passe), les candidats à l’exil sont plus que jamais obnubilés, hypnotisés par les charmes des images-mirages diffusées par une propagande non-contrôlée, en provenance du Nord, largement publiée à travers les médias.



De fait les défis pratiques, aussi bien idéologiques et épistémologiques auxquels nous sommes confrontés en Afrique sont de consommer les ruptures qui s’imposent pour une meilleure promotion de la recherche et une revalorisation du patrimoine linguistique et culturel.

Internet est l’une ou même la plus importante manifestation de la Mondialisation au niveau des télécommunications. C’est pourquoi une participation conséquente de l’Afrique dans la société de l’information, réside actuellement dans la création de contenus, de logiciels et de
supports multimédias aptes à rendre fidèlement nos langues et cultures sur le réseau des réseaux ». C’est devenu même un impératif stratégique, la seule alternative fiable pour ne pas être englouti par le matérialisme vampire » déferlant de l’Occident. Ces contenus pourraient aussi servir de base de données aux échanges multiculturels pouvant favoriser un
enrichissement mutuel Sud/Nord.

Notons toutefois que L’Afrique est peu et mal représentée sur le web. Rares sont contenus multimédias qui parlent objectivement du continent africain. Et ces rares contenus sont soit le fait d’africanistes fantaisistes (parfois sincères !) ou de vendeurs d’illusions en quête d’
exotisme (image de carte postale de l’Afrique mythique ... faussement paradisiaques), soit des productions caricaturales des médias afro-pessimistes occidentaux (guerre, famine, sida... bref de la misère à la une) et enfin celle des africains de la diaspora coupés de leurs racines. Le
balbutiement de l’engagement des africains (basés en Afrique !) dans le secteur des TIC, en dépit du coût prohibitif de la conception et de la gestion de site web et de contenus multimédias, doit être accompagné et soutenu adéquatement par les pouvoirs publics.



La Mondialisation accélérée favorise une meilleure propagation des langues et cultures occidentales au détriment de celles des pays pauvres. Les cultures et civilisations en provenance des zones défavorisées sont travesties ou simplement anéanties, aussi riches et variées soient-elles. Et si des mesures efficientes ne sont pas prises pour réduire l’impact négatif d’une telle invasion culturelle, la destruction des diversités culturelles va naturellement coïncider avec la naissance d’extrémisme, source de dérives.


Par Papa Oumar Fall
Membre de la Société civile

"culturelle" sénégalaise

vendredi 2 septembre 2005

Découverte de la communauté MANJAKU

Decouvrez quelques facettes de la communauté manjaku en visitant le site web www.kandeer-manjaku.com. Selon son concepteur René GOMIS " bien que très connus dans le monde, les manjaku souffrent d' un paradoxe remarquable: le manque d' informations sur eux ou si ces informations existent quelque part, elles sont maigres et parfois inexactes."

DU FRANÇAIS AU WOLOF : LA QUETE DU RECIT CHEZ BOUBACAR BORIS DIOP

"Boubacar Boris Diop, qui s’est révélé à la fin du xxe siècle comme l’un des romanciers francophones les plus novateurs, n’a apparemment pas fini d’étonner son lectorat. L’écrivain sénégalais vient de prendre à contre-pied une bonne partie de ses pairs et de son public en publiant un roman en wolof, sa langue maternelle. Cette initiative est d’autant plus surprenante qu’il n’avait jamais, dans ses œuvres antérieures, sacrifié au bilinguisme. Diop a toujours opté pour une langue française académique malgré la prégnance de l’oralité dans ses textes. Aussi est-il légitime de s’interroger sur l’existence des moyens littéraires permettant de conforter cette nouvelle démarche qui procède d’abord d’un choix politique. L’acte posé à travers Doomi Golo nous renseigne-t-il sur l’évolution de l’art et de la conception de la littérature de Boubacar Boris Diop ? "

Je vous suggère de découvrir l'intégralité de l'analyse de Ibrahima WANE (Cf. revue Ethiopiques n°73 http://www.refer.sn/ethiopiques/article.php3?id_article=98)