mercredi 25 octobre 2006

Léopold Sédar SENGHOR : l’héritage – Par Yorro KA

L’odeur pestilentielle d’une âme putride empeste l’Atlantique est de Caen à Ngor et, trouble, par ses va-et-vient incessants, la quiétude des hosties noires, anciens et récents naufragés, victimes de la corruption des élites africaines. Rejeté par la France pour laquelle il a renié les siens, vomi par son peuple dont il avait juré de la perdition, le p l a g i a s t e excommunié par la très sainte église catholique et romaine habite désormais l’errance.

COLLOQUE SENGHOR OCTOBRE 2006

Certains soirs, sa plainte verjutée se mêle à la dithyrambe insipide des flagorneurs colloquant sur son œuvre vaine comme hyènes, chacals et vautours autour d’une charogne. Par leurs exégèses fétides ceux-ci se rassurent et espèrent l’écho de la gloriole du damné sur leurs vies maussades pour étancher, dans le cœur de leurs femelles frigides, l’amertume des érections inabouties. Béni soit celui qui débarrassera l’Afrique de ces ânes empotés qui ignorent que la sagesse commence par la mise en accusation de tout ce que l’on a appris.

COLLOQUE SENGHOR OCTOBRE 2006

Par l’aliénation de son peuple, Léopold Sédar SENGHOR a acheté l’immortalité factice de l’Académie française qui ne l’a pas empêché de crever, chien de son maître, dans son chenil, le terme de sa vie échu. Alors que les langues nationales (vernacularisées !) assassinées sur l’étal de la Francophonie s’écriaient « Eyooo!»[1], l’Histoire, vestale farouche attendait l’imposteur de pied ferme, résolue à claquemurer les portes du Panthéon au nez de son cadavre putrescent.


Les croque-morts rient encore sur cape de la déconvenue du troupeau de zélateurs nègres-éternels-enfants qui avaient eu le front d’oser la candeur de croire aux hommages calculés et aux compliments téléguidés dont le défunt avait été copieusement abreuvé sa « collaboration » durant. L’Afrique-mère, magnanime, a recueilli la dépouille répudiée du fils renégat car il faut que la poussière retourne à la poussière, mais telle une amazone Guezo, a refusé droit de cité à l’âme parjure pour la bonne santé mentale des générations à venir.



Par Yorro KA



[1] Cri d’approbation en diola et en pulaar (langues africaines)

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