lundi 11 décembre 2006

Hommage à Cheikh Tidiane DIOP - Par Hadja Maï NIANG

IL A TANT FAIT POUR LE PEUPLE

ET LE PEUPLE LUI REND CECI


Si l’univers souhaite que ses composantes le servent.



Si le monde, par signe de reconnaissance, grave avec indélébilité
dans sa mémoire l’âme des hommes qui l’ont servi.



Si la société souhaite que chaque personne participe à la sensibilisation,
à la formation et à l’éducation du peuple.



Si la cité demande à chacun de ses occupants
de fournir une brique pour la construction de son Alma mater.


L’homme, en répondant à ces appels,
a épuisé à sec l’encre de son stylo.


L’artiste, en déposant son empreinte sur le petit écran,
a éveillé, averti, éduqué, informé et formé tout un peuple.


"Yaadikon", "Apollo", "Xanju", "Jeggi yoor-yoor", "Ibra Italien",
"Un D.G peut en cacher un autre"
et mes aîné(e)s ajouteront certainement la fameuse "Goudi Mbaye",
pour ne citer que ces pièces.


Autant d’œuvres qui nous ont fait tant pleurer et tant rire.


Autant de réalités qui reflètent dans la plus grande nudité
la société sénégalaise voire africaine.


Autant de messages efficients, source de réactions et d’actions,
que le dramaturge a inscrits dans l’esprit des hommes.



Autant d’images qui, grâce aux merveilles de la vidéographie,
représentent le vécu des Sénégalais sur le plan universel.


Autant de chefs-d’œuvre, témoins d’un incontournable
et véritable coup de maître.





Cheikh s’en est allé.



Il est parti en laissant derrière
et devant lui un monument d’œuvres.



Le directeur artistique de Daray Kooc a mis jusqu’au dernier souffle
son talent, sa virtuosité au service de l’art immortel.



Le dernier acte est joué :
le comédien,
le metteur en scène,
l’auteur a tiré son ultime révérence ;
le rideau est tombé.



Mais, derrière celui-ci on aperçoit l’ombre figée de l’artiste déposant son œuvre,
tant il (le rideau) est transparent.







Par
Hadja Maï NIANG









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