jeudi 2 août 2007

TENSIONS SOCIALES EN FRANCE: Crise de logement pour les travailleurs et les jeunes célibataires immigrés...

Délégation massive devant
le siège de la Sonacotra
Jeudi 2 août 17h30

 
APPEL À LA SOLIDARITÉ
devant le siège de l'Adoma (ex Sonacotra)

Jeudi 2 août à 17h30 42, rue de Cambronne Paris 15ème ; métro Cambronne

Pour soutenir les résidents du foyer 31-33 rue de la Duée menacés d'expulsion

Pendant le mois d'août, cinq résidents du foyer Duée sont menacés d'expulsion par l'huissier, accompagné par les forces de l'ordre, sur décision de justice à la demande de l'Adoma. Ces cinq résidents font partie de dizaines de résidents du foyer qui ont été ou vont être traînés devant les tribunaux soit pour des retards de loyer, soit parce qu'un huissier lors d'un contrôle a constaté que le résident hébergeait un tiers (un membre de sa famille) dans sa chambre.

L'usage des tribunaux est une pratique régulière chez ce gestionnaire. D'autres foyers (Fontaine au Roi, Commanderie à Paris, d'autres encore en banlieue) ont dû faire face aux mêmes intimidations. Mais rarement, et jamais dans les foyers de Paris, ces jugements d'expulsions ont été exécutés. Quelle est la situation au foyer Duée ? Le bâtiment est ouvert le 5 janvier 1980. Les cinq résidents menacés y habitent depuis ce moment, et sont donc des locataires-résidents du 20ème arrondissement depuis au moins 27 ans. Le foyer a besoin de gros travaux et est inscrit dans le plan de rénovation des foyers parisiens. L'Adoma qui a repris la gestion du foyer en 2001 sait que des négociations seront menées en vue de la rénovation à la fois sur le prix des loyers et sur le traitement des « surnuméraires » qui sont en fait des candidats au logement qui n'arrivent pas à trouver de chambres. Quatre des cinq personnes menacées d'expulsion le sont pour des retards de loyer qui vont de 763€ à 2185,60€. Des retards de loyer de cette nature, sur des loyers mensuels de l'ordre de 230€ peuvent se négocier et peuvent trouver des solutions par des échéances de remboursement. D'ailleurs la majorité des résidents ont soit déjà payé complètement leur retard, soit fait des propositions de remboursement échelonné. Quant à l'unique résident, M. Alkali Dioumasy, expulsé pour hébergement d'un membre de sa famille, si l'Adoma exécute ce jugement, alors la moitié des résidents des foyers d'Ile de France sont menacés d'expulsion, tant est grave la crise de logement pour les travailleurs et les jeunes célibataires immigrés. Sur toute la ligne, le comportement de l'Adoma est inadmissible. Elle utilise la force et l'intimidation alors que les résidents et leurs délégués, appuyés par les associations et certains élus, sont ouverts depuis toujours à la négociation. Elle menace d'envoyer la police dans les couloirs du foyer, ce qui ne peut qu'envenimer durablement leur rapport avec les résidents et provoquer des tensions parfaitement inutiles et potentiellement dangereuses.

Nous appelons tous, résidents de tous les foyers, habitants du quartier, associations, élus, à venir devant le siège de l'ADOMA jeudi soir pour demander l'arrêt des procédures d'expulsion contre ces cinq résidents, et exigeons des relogements adaptés aux besoins et aux désirs des résidents..

Merci de relayer l'information à tous vos réseaux et d'être le plus nombreux possible ce jour

Le Comité de Résidents du Foyer - Copaf(Collectif pour l'avenir des foyers) - DAL

 

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