mercredi 30 mai 2007

FIDH/LDH/OCDH - Congo-Brazzaville/Disparus du Beach - Communiqué

Fédération internationale des ligues
des droits de l'Homme (FIDH)
Ligue des droits de l'Homme (LDH)
Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH)

Communiqué


COMPETENCE UNIVERSELLE / FRANCE

Affaire des « Disparus du Beach » (Congo Brazzaville)

La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Versailles doit décider si les poursuites en France peuvent reprendre

Paris le 28 mai 2007 – En janvier dernier, la Cour de cassation française avait décidé que la décision du 22 novembre 2004 d'annuler la procédure dite des « Disparus du Beach » n'était pas fondée en droit (1). En conséquence elle a renvoyé le dossier devant une nouvelle juridiction pour décider ou non de la reprise des poursuites.

Le 30 mai prochain à 9h30, la Chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles tiendra une audience dont l'objet unique sera  donc d'examiner si le réquisitoire pris contre X (mécanisme permettant le déclenchement des poursuites et la désignation d'un juge d'instruction) le 23 janvier 2002 suite à la plainte de la FIDH de la LDH et de l'OCDH était ou non valable (2).

La FIDH, la LDH et l'OCDH espèrent que la Chambre de l'instruction suivra la solution de la Cour de cassation ainsi que l'avis du Procureur général et renverra donc l'intégralité du dossier devant la juridiction initialement saisie, à savoir la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.

La FIDH, la LDH et l'OCDH, qui sont toutes parties civiles dans ce dossier, notent que les conseils de MM Norbert DABIRA, Inspecteur général des armées, et Jean-François NDENGUE, Directeur de la police congolaise, tout deux mis en examen dans la procédure française ont soulevé une série de moyens qui à ce stade sont irrecevables.

Les avocats de ceux qui ont été mis en examen ont ainsi saisi l'opportunité de l'audience du 30 mai 2007 pour soulever notamment l'argument fallacieux du procès de Brazzaville à l'issue duquel une décision d'acquittement pure et simple avait été prise à l'encontre de l'ensemble des personnes poursuivies, dont Norbert DABIRA et Jean-François N'DENGUE.

La FIDH, la LDH et l'OCDH n'ont cessé de dénoncer ce procès constitutif d'une parodie de justice qui, faute d'avoir établi la vérité ou rendu justice aux victimes du massacre du Beach en 1999, a consacré l'impunité de ses auteurs (3). Dans ces conditions le verdict de Brazzaville en date du 17 août 2007, ne saurait faire obstacle à la poursuite de l'information en France contre Norbert DABIRA et Jean Francois N'DENGUE.

Dans un dossier où la FIDH, la LDH et l'OCDH – approuvés de façon unanime par les observateurs - avaient dénoncé avec la plus grande fermeté l'immixtion du politique sur le pouvoir judiciaire, l'audience de cette semaine et les décisions et procédures subséquentes sont attendues avec beaucoup d'intérêt et d'espoir par les victimes et par l'ensemble de la société civile œuvrant pour la justice et la vérité.

 
Tout le dossier sur l'affaire des « Disparus du Beach » est disponible sur le site internet de la FIDH: http://www.fidh.org/rubrique.php3?id_rubrique=689

 
  • Contact presse : Karine Appy + 33 1 43 55 14 12 / + 33 1 43 55 25 18


(1) Voir communiqué 12/01/07 : http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3939
(2) Affaire des disparus du Beach/Récapitulatif des procédures : http://www.fidh.org/IMG/pdf/Recap_Beach_janvier_2007.pdf
(3) Voir le rapport de mission d'observation judiciaire au procès des "disparus du Beach" http://www.fidh.org/IMG/pdf/cg435f-2.pdf

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Karine Appy Attachée de presse Press Officer FIDH +33 1 43 55 14 12 +33 1 43 55 25 18 +33 6 68 42 93 47 www.fidh.org   

vendredi 25 mai 2007

Invitation Festival itinErrance 31 mai - 3 juin

Festival itinErrance
autour des thèmes de l'exil et des migrations

2ème édition

films documentaires, expositions photo et dessin, installations, théâtre, concerts et débats...


Du 31 mai au 3 juin

Aux Voûtes - 19,rue des Frigos 75013 Paris
métro: bibliothèque François Mitterrand
(ligne 14, RER C)


Entrée libre et gratuite

Les Voûtes: trois salles et un grand jardin. Bar et restauration sur place
Quatre jours de rencontres et de débats.







 

Programme détaillé, présentation des films et plan d'accès  sur  le site du collectif Les yeux dans le monde.

http://www.lesyeuxdanslemonde.org/






Les yeux dans le monde -Collectif de photographes et cinéastes documentaristes

 
 
 
 
 
 
Programme


Films documentaires, concerts, rencontres et débats...





Jeudi 31 mai
Soirée d'ouverture

17h00 Vernissage expos et installations
18h30
Présentation de leur travail par les artistes
20h00 Diaporama photo / son
"Kingsley, carnet de route d'un immigrant clandestin"
Olivier Jobard, Kingsley, Florence Saugues (débat)
21h00 Ma vie est mon vidéo clip préféré
Show Chun Lee (débat)
22h30 Cocktail, concert et rencontres

Vendredi 1er juin

17h00
Accueil / visites expos
19h00 Un autre jour sur la plage
Jérémy Gravayat (débat)
19h30 Ma vie dans une valise
Sylvia Calle (débat)
21h00    De l'autre côté
Chantal Akerman
22h30 Bar / rencontres

Samedi 2 juin

14h30 On n'est pas des marques de vélo
Jean-Pierre Thorn (débat)
17h00  Votre voisin n'a pas de papiers
(Théâtre
) Compagnie OPSIS / La cimade (débat)
20h00 Lettre au roi
Frédérique Devillez (débat)
20h30 Bled number one
Rabah Ameur-Zaimeche (débat)
22h30 Concert / Bar / rencontres


Chanteurs de rail

Concert de musiciens du métro parisien
Samedi 2 juin, de 22h à minuit

ItinErrance a le plaisir d'accueillir trois groupes ayant choisi les
couloirs souterrains de la RATP comme scène ouverte. Le temps d'un concert, les Voûtes renouent ainsi avec leur statut premier de voies de terminus des chemins de fer... Il ne manque plus que vous, les voyageurs. Alors, entre spleen de l'ailleurs et célébration de l'être-ensemble, laissez-vous séduire par leurs musiques underground et métissées. Avec, entre autres, les positives vibes des R.A.S (Rien à Signaler), les mélancoliques mélopées de Cécilia et Elena (guitares), les volutes jazzy du Roger big band (sax)...



Dimanche 3 juin

14h30 Site 2, aux abords des frontières
Rithy Panh
17h00 Stella
Vanina Vignal (débat)
19h30 Rencontre - débat en présence de chercheurs, associations (sous réserve)
21h30 Cantine et rencontres avec les artistes, concert




 
 
Programme détaillé, présentation des films  sur  le site du collectif Les yeux dans le monde.
http://www.lesyeuxdanslemonde.org/

 
 
 
 
 
Expositions de photographies et dessins
(du 31 mai au 3 juin aux Voûtes)


Ceci n'est pas une prison
Exposition photo collective dans le jardin des Voûtes.
 
"L'enfermement des étrangers sans-papiers... des images pour comprendre". Olivier Aubert, David Delaporte et Xavier Merckx donnent  à voir la vie quotidienne dans plusieurs centres de rétention. Au-delà de l'information sur un sujet peu accessible de l'intérieur aux médias et au grand public, ces images rares interrogent la machinerie de l'expulsion elle-même. En partenariat avec La Cimade.
 




Quand développement  rime avec destruction
Exposition photo noir et blanc par Antonia Achache (collectif Les yeux dans le monde)
 
Fuyant la misère des campagnes indiennes pour la capitale, des milliers de familles s'installent dans le bidonville de Nanglamaachi. Vingt ans plus tard, la municipalité de Delhi entreprend sa destruction. Récit d'une expulsion.
 




Rencontres à domicile - La Courneuve
Dessins de Gaële Braun / Photographies de Pascaline Marre

De septembre 2001 à septembre 2002, une artiste peintre et une photographe ont sillonné La Courneuve, et tissé des «liens artistiques» à travers la ville, avec leurs savoir-faire: le dessin et la photographie.

 
 
 
 
 
Installation / projection de témoignages
(du 31 mai au 3 juin aux Voûtes)

Projection du film
« L'exil » de Pierre Corman toutes les heures :
Témoignage de la famille Raba, une famille kosovare expulsée dans des conditions particulièrement étranges et inhabituelles. (récit d'une expulsion récente)
 
Projection de deux autres témoignages (toutes les heures).

 
 
 
 
 
Installation de Khin Khin Su (artiste birman)
(du 31 mai au 3 juin aux Voûtes)


"Révélation de désirs prohibés - Episode birman"
L'espace est aménagé de sorte que soit révélée la réalité cachée et oubliée des birmans. Sont mis à jour leurs désirs prohibés de changement quant à la situation politique et sociale, ainsi qu'à leur sphère intime; des messages qui émanent de birmans de l'intérieur ou de l'extérieur, qu'ils soient exilés, immigrants économiques ou réfugiés.

 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« A 'Itinerrance', on parle avant tout de rencontres documentaires. Des rencontres qui sont autant d'occasions de partages et de réflexions. Dans une époque malade d'elle-même où la peur de l'autre domine, ce n'est pas rien d'éclairer ainsi au coeur des divergences culturelles et sociales les raisons de toutes les ressemblances. Ici, non seulement on est ouvert sur le monde, mais on ne fuit pas son regard.»

Didier Cros réalisateur
Qui a notamment projeté le film « Ados d'ailleurs »
sur les mineurs étrangers isolés lors du Festival itinErrance 2006


 
 
 
 
Editorial du festival

La récente campagne pour les élections présidentielles et législatives en France est à nouveau l'occasion d'une instrumentalisation de la question de l'immigration, souvent réduite à un "problème", auquel voudraient répondre des logiques tout aussi simplistes, voire dangereuses.

C'est dans ce contexte que s'ouvre la 2ème édition du festival itinErrance, autour des thèmes de l'exil et des migrations. Des thèmes qui, précisément, interdisent toute approche limitée par des programmes politiques à court terme, sous peine d'un appauvrissement considérable de la réflexion. Le phénomène de migration est une constante historique ainsi qu'une dynamique. Être u n homo caminans* est une des caractéristiques fondamentales de l' homo sapiens. Il s'agit donc bien là d'un aller-retour sur nous tous, indispensable : nos racines sont en mouvement, notre sédentarité est provisoire.

Au travers des documentaires et expositions proposées, nous voulons essayer de porter un regard différent sur cette question trop souvent traitée à coup de slogans et de clichés et tenter de rendre compte de la complexité, de la richesse, de la violence parfois, de cet itinéraire humain qu'est la migration. Voyage chaotique vers un ailleurs idéalisé, dure réalité d'un eldorado qui ferme ses portes, quête d'une identité tiraillée par la distance.

Retour forcé, retour désiré, aller sans retour.

Kingsley, Stella, ou Ren sont quelques-uns des visages de cet exil.

Pour incarner cette diversité nous avons choisi de multiplier les supports et de privilégier la rencontre et le débat. Documentaires, pièce de théâtre, expositions de photos ou de dessins, installations sonores, spectacle de contes, concert et débats… Par cette sélection éclectique, nous espérons donner à voir – à entendre, à rencontrer – les vies et les hommes derrière les images et les mots.

L'association Les Yeux dans le Monde vous souhaite 4 jours d' « errance » riche d'expériences.



 
Contact : info@lesyeuxdanslemonde.org
 
 

 
 
 
 

Programme détaillé, présentation des films  et plan d'accès au festival sur  le site du collectif Les yeux dans le monde.

http://www.lesyeuxdanslemonde.org/



mardi 22 mai 2007

ELECTION LEGISLATIVE SENEGAL 2007... le changement du statut du député

Ousseynou ''Mao'' Tall:

un nostalgique des moments de clandestinité

à la conquête de l'Assemblée

 

Louga, 22 mai (APS) - Ousseynou ''Mao'' Tall, un enseignant de 53 ans tombé amoureux de la politique depuis son passage au lycée Faidherbe dans les années 70 à travers le mythique ''Petit livre rouge'' du leader chinois Mao Tsé Toung, ambitionne de rejoindre l'Assemblée nationale au lendemain du 3 juin prochain et d'y être un député d'un genre nouveau.


Ayant embrassé la politique sous l'aile protectrice de Samba Diouldé Thiam, Sémou Pathé Guèye et d'Européens en service au lycée Faidherbe de Saint-Louis, Ousseynou Tall, célibataire divorcé et père d'une fille, a très tôt participé aux des récitals de poèmes où la politique était évoquée sur le ton de l'ironie.


La tête de liste départementale de la coalition ''And Defar Sénégal'' et secrétaire général de la section communale de AJ/PADS est né à Louga dans une famille de 11 membres. Il a commencé son cursus scolaire à l'école élémentaire ''Artillerie'' avant de monter à Saint-Louis où il prend vite contact avec les soixante-huitards de France et fréquente les milieux de gauche.


Membre fondateur du FALCF d'alors (foyer artistique, littéraire et culturel du fleuve) avec Baba Maal, Kalifa Sow, Cheikh Amidou Dieng, Ousseynou Touré, Katy Dieng, etc, Ousseynou Tall qui aimait citer Mao Tsé Toung, d'où son surnom, bénéficie ainsi d'une formation politique avec les partis clandestins de gauche à l'époque.


Ce professeur de SVT depuis 1981 qui a tâté du scoutisme et enseigné dans divers collèges et lycées à Dakar, Kaolack, Tambacounda, Bakel et Louga aime se souvenir avec nostalgie de l'époque où, durant les vacances scolaires, il animait des cercles politiques fermés. Il sensibilisait les mouvements de jeunes et apprenait certaines techniques de survie en campagne, l'approche et le contact en milieu rural dans les camps de rassemblement.


Mao Tall qui a été taxé de subversif en mai 1989 et muté à Bakel avec suspension de salaire pendant 23 mois n'en pas moins le grade de principal de classe exceptionnelle.


''J'ai assisté à l'éclatement du SUDES et avais initié avec Mountaga Diop le comité d'initiative pour la réunification de ce syndicat d'enseignants qui n'a malheureusement pas marché conduisant à la naissance de l'UDEN en 1987'', renseigne M. Tall soutenant aujourd'hui être indépendant vis-à-vis des organisations syndicale, même s'il n'est pas neutre sur les questions de l'école et des enseignants.


Ousseynou Tall qui a décliné une bourse pour la Roumanie et refusé de répondre aux sirènes de l'émigration n'est pas obnubilé par la puissance matérielle.


Retourné en 1992 implanter son parti à Louga sur insistance de son secrétaire général, Landing Savané, qualifié alors de ''candidat sans illusion'', Ousseynou Tall, allergique au lait et amateur de mets épicés, ne cesse de se poser des questions sur la situation actuelle de l'école. Est-ce que les 40 % du budget destinés à l'école sont effectivement investis dans le secteur? Est-ce que les résultats suivent ? Est-ce que les contenus de l'enseignement sont bons ? Autant d'interrogations posées par M. Tall qui reste convaincu que toutes les réponses sont contenues dans les conclusions des états généraux de l'éducation ''oubliées dans les bureaux du ministère'' de l'Education.


La bataille pour le changement attendu de l'école doit être menée par les autorités, les parents, les enseignants et les élèves, a estimé M. Tall se désolant que maintenant les parents se désintéressent du niveau et du comportement de leurs progénitures dans les établissements scolaires. ''C'est d'autant plus dommage que l'école à Louga est confrontée à une concurrence en ce sens que les jeunes ne rêvent que de voyager pour pouvoir après afficher l'opulence que leur font miroiter leurs frères ''modou modou'' venus en vacances'', se désole-t-il.


En outre, le taux de chômage très élevé chez les sortants des établissements classiques et autres structures de formation ainsi que le manque criard de matériels scolaires ne donnent pas aux enfants le courage de poursuivre leurs études, soutient ce cinéphile souvent habillé en pantalon jean.


Le candidat lougatois à la députation de la coalition des follistes entend, une fois entré à l'assemblée nationale, habiter sa ville et non Dakar pour être toujours en contact avec les masses sociales. ''Si je suis élu député, je ferai de sorte qu'il y ait plus de social, plus d'expertise dans la gestion des collectivités''.


''Louga qui manque de tout a pourtant d'énormes potentialités à valoriser pour être en phase avec le développement actuel'', soutient M. Tall non sans relever pour le déplorer que la capitale du Ndiambour est sale et mal éclairée.


Par ailleurs, le secrétaire général de section communale AJ/PADS de Louga, amateur de thé et de débats avec ses amis d'hier, est d'avis que le bon député doit avoir un background lui permettant d'être au diapason des grandes questions posées au niveau de la nation.


''Notre parti a de toutes façons beaucoup de choses à proposer parmi lesquelles le changement du statut du député qui ne doit plus être salarié et doté d'avantages multiples mais être rémunéré au jeton, au pointage. Seule un tel changement pourra aider à combattre le fort taux d'absentéisme des députés aux sessions parlementaires'', confie M. Tall plus que jamais optimiste quand à la capacité de sa coalition à sortir vainqueur à Louga des joutes du 3 juin.

COMMUNIQUE FIDH/LCDH/OCODEFAD - RCA/CPI - Le Procureur de la Cour pénale internationale ouvre une enquête sur les crimes graves commis en République centrafricaine



Fédération internationale
des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH)
Organisation pour la compassion et
le développement des familles en détresse (OCODEFAD)


Communiqué

Le Procureur de la Cour pénale internationale
ouvre une enquête sur les crimes graves
commis en République centrafricaine

Entendre les victimes, dissuader les criminels : l'enquête de la CPI doit briser le cycle de l'impunité

 

Paris, La Haye, Bangui, mardi 22 mai 2007 - La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et ses deux organisations membres en République centrafricaine (RCA) : la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) et l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (OCODEFAD), se félicitent de la décision annoncée aujourd'hui par le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une enquête sur les crimes graves commis en RCA, et en particulier sur les crimes sexuels perpétrés en 2002 et 2003.

Depuis février 2003, la FIDH a formellement saisi
à plusieurs reprises   (
http://www.fidh.org/rubrique.php3?id_rubrique=60) le Procureur de la CPI des crimes les plus graves commis tant par l'armée centrafricaine appuyée par des mercenaires, que par les groupes rebelles, à l'occasion du coup d'Etat du général Bozizé contre le président Ange-Félix Patassé en octobre 2002 et lors de la prise de pouvoir du général Bozizé en mars 2003, ainsi que des exactions actuellement commises par l'armée et les rebelles au nord du pays.

Particulièrement, dès 2003, la FIDH a fait état de nombreux témoignages portant sur les cas de civils gravement blessés ou tués lors des combats, d'exécutions sommaires, de pillages, et mettant aussi en exergue  la pratique de viols systématique et généralisée utilisée comme une véritable arme de guerre. Depuis, l'OCODEFAD, seule organisation de victimes, recense et apporte un soutien physique, psychologique, social et économique à un très grand nombre de femmes, hommes, enfants et vieillards, victimes notamment de violences sexuelles, d'esclavage sexuel et de grossesses forcées.

La décision du Procureur de la CPI d'ouvrir une enquête sur ces crimes est donc intervenue après quatre longues années d'attente des victimes souffrant doublement de l'indifférence de la communauté internationale à leur égard et d'une stigmatisation au sein de la société centrafricaine ; quatre longues années d'analyse au risque du dépérissement des preuves. Il a fallu attendre la
saisine du Procureur par l'Etat centrafricain en décembre 2004 ( http://www.fidh.org/article.php3?id_article=2154) sur cette même situation, la décision d'avril 2006
(http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3258 ) de la Cour de cassation centrafricaine confirmant l'incapacité des tribunaux centrafricains de juger les auteurs des crimes les plus graves et renvoyant l'affaire devant la CPI   et la demande d'explication ( http://www.icc-cpi.int/library/cases/ICC-01-05-7_English.pdf ) de la lenteur de l'analyse du Bureau du Procureur sur la situation centrafricaine formulée par les juges de la Chambre préliminaire III de la CPI , pour que le Procureur réponde enfin à l'espoir qu'une justice indépendante tente de briser le cycle de l'impunité.

L'abnégation et le courage des victimes soutenues par l'OCODEFAD, la LCDH et la FIDH ont permis au Procureur de la CPI de prendre conscience que les crimes sexuels particulièrement graves commis en RCA affectent l'ensemble de la communauté internationale et ne sauraient rester impunis. « Enfin, les crimes sexuels les plus odieux commis en RCA sont qualifiés et trouvent un début de réponse judiciaire! » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Nous espérons surtout que l'ouverture de l'enquête aura une portée dissuasive sur les auteurs de crimes internationaux encore perpétrés aujourd'hui », ajoute t-elle.

Pour la FIDH, l'ouverture de l'enquête doit répondre aux droits des victimes centrafricaines autant que constituer un signal préventif efficace face à la répétition des crimes commis contre la population civile au nord du pays à l'occasion de combats violents entre factions rebelles et l'armée centrafricaine (voir le rapport :
«  Oubliées, stigmatisées : la double peine des victimes de crimes internationaux »,
et les communiqués successif concernant le dossier à l'adresse suivante : http://www.fidh.org/rubrique.php3?id_rubrique=60).

Cette décision était d'autant plus attendue que des craintes sont exprimées d'extension au nord de la RCA du conflit du Darfour, frontalier de celle-ci.

La FIDH, la LCDH et l'OCODEFAD demandent :
 
  • au Bureau du Procureur de la CPI de mener une enquête juste et efficace sur tous les crimes commis en 2002-2003 et depuis cette date, et en particulier sur les crimes sexuels ;
  • au Greffe de la CPI, la mise en place rapide d'un programme de sensibilisation de la population centrafricaine et d'information sur le droit à participation des victimes - dans le souci absolu de leur sécurité - et de programmes de protection des victimes, des témoins mais aussi des intermédiaires de la CPI ;
  • au gouvernement centrafricain, de garantir la sécurité de toutes les personnes, victimes, familles, responsables associatifs, susceptibles d'être menacés dans leur intégrité physique et morale en raison de l'ouverture de l'enquête; de faciliter l'adoption du projet de Code pénal et du Code de procédure pénale dans les meilleures délais, tenant compte en particulier des mesures de coopération nécessaires avec la CPI; de coopérer pleinement avec les services de la CPI dans le cadre de l'enquête,  conformément au Statut de Rome ;
  • à tous les autres Etats Parties au Statut de Rome, de coopérer autant que nécessaire avec les organes de la Cour.
 
Contact presse
Gaël Grilhot
Responsable du Bureau Presse
FIDH
17, Passage de la Main d'Or - 75011 Paris
tél. : +33-1 43 55 90 19
port. : +33-6 10 60 05 57
E-mail :
ggrilhot@fidh.org


 

vendredi 18 mai 2007

LIBERTALIA - Journées portes ouvertes - 18, 19, 20 mai

Ateliers ouverts, stands associatifs

Expositions d'artistes indépendants

Rencontres, projections et débats

Repas, buvette et concerts

 

POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUER

SUR LA PHOTO CI-DESSOUS

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FIDH - ONU CDH - Communiqué

Fédération internationale des ligues
 des droits de l'Homme

Elections au Conseil des Droits de l'Homme :
seuls les Etats appliquant les standards droits
de l'Homme les plus hauts doivent etre soutenus
 

Paris, Genève, New York, le 16 mai 2007 - A la veille de l'élection de 14 nouveaux Etats au Conseil des Droits de l'Homme (« le Conseil », la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH) regrète amèrement que le filtre électoral mis en place par la résolution A/RES/60/251 de l'Assemblée Générale des Nations Unies créant le Conseil ne pourra pas être effectif. En effet, dans une majorité de groupes régionaux, le nombre de candidats est égal au nombre de sièges vacants, ce qui conduit à la pratique des « clean slates ». Il est ainsi impossible de choisir le meilleur parmi les candidats. Un processus électoral sélectif reste possible seulement pour les groupes des Etats d'Europe de l'Est et des Etats Occidentaux et Autres Etats.

S'agissant des deux groupes pour lesquels une sélection devra être faite, la FIDH appelle tous les Etats membres à voter contre les Etats qui n'ont pas respecté leur obligation de s'engager effectivement dans la promotion et la protection des droits de l'Homme. La candidature de la Biélorussie constitue un exemple particulièrement préoccupant, que Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH, appelle à rejeter, en souligant que : « cette candidature est très problématique étant donné que son gouvernement, depuis la fin des années 90
[1] , a constamment refusé de coopérer avec les principaux mécanismes de droits de l'Homme , et ne cesse de commettre des violations graves et systématiques des droits de sa population. Le rejet de la candidature de la Biélorussie signalerait à l'ensemble de la communauté internationale que seuls les Etats qui manifestent une volonté réelle d'améliorer leur bilan en matière de respect des droits l'Homme méritent une place au sein du Conseil ».

Pour conclure, la FIDH se félicite que tous les candidats au Conseil des Droits de l'Homme aient publié leur promesses et engagements volontaires. Toutefois, nous exhortons les membres actuels et futurs du Conseil à mettre en oeuvre effectivement leur obligation de coopérer avec le Conseil et ses mécanismes. Cette cooperation ne doit pas rester lettre morte. En effet, plusieurs nouveaux candidats (par ex. l'Egypte), plusieurs membres sortants (par ex. l'Algérie), ou membres actuels du Conseil (par ex. le Pakistan, la Tunisie et le Bangladesh) n'ont pas coopéré sérieusement avec les procédures spéciales, et ce en manquement total avec la résolution A/RES/60/251
[2]
. Les Membres du Conseil des Droits de l'Homme doivent intensifier leurs efforts. Ils doivent devenir des modèles en terme de coopération avec les mécanismes de protection des droits de l'Homme.

Contexte
La résolution A/RES/60/251 qui a créé le Conseil des Droits de l'Homme a mis en place un processus électoral, qui vise à privilégier l'élection d'Etats oeuvrant à une meilleure protection des droits de l'Homme. En effet, dans la résolution, il est demandé aux Etats membres de l'AG de voter sur la base de la contribution des candidats à la promotion et à la protection des droits de l'Homme, réaffirmée notamment par le biais des promesses et engagements volontaires effectués à l'occasion de leur candidature.

En outre, la résolution prévoit que les Etats Membres du Conseil doivent coopérer pleinement avec celui-ci, et donc par là même, avec ses mécanismes. Depuis avril 2007, la FIDH et ses organisations membres se sont activement engagées dans la promotion d'un processus électoral véritablement sélectif, basé sur un engagement à améliorer son bilan en matière de respect des droits de l'Homme partout dans le monde. La FIDH considère que ceux qui ne coopèrent pas pleinement avec les mécanismes du Conseil, ou qui ne tentent pas de coopérer pleinement, devraient faire l'objet d'un vote négatif.


 


[1]    Y compris le non respect de l'obligation de faire rapport sur la mise en oeuvre des traités souscrits par celui-ci, le fait de ne pas avoir donné suite à des demandes de visite effectuées par plusieurs procédures spéciles (le Rapporteur Spécial sur la liberté d'expression qui demande à une visite depuis 2003, le Rapporteur Spécial sur le Bélarus depuis 2004, la Représentante Spéciale du Secrétaire Général sur la protection des défenseurs de droits de l'Homme et le Rapporteur Spécial sur la torture).

[2]  En particulier, jusqu'à présent, ils n'ont pas donné suite à de nombreuses demande de visite formulées par les procédures spéciales.
 
 
Pour plus d'information,
veuillez contacter :

Antoine Madelin

 Directeur Programme Organisations Intergouvernementales,
 +32 485 22 22 87
Simia Ahmadi
Représentante devant les Nations Unies à Genève,
+41 78 718 16 46
 

Gaël Grilhot
Responsable du Bureau Presse
FIDH
17, Passage de la Main d'Or - 75011 Paris
tél. : +33-1 43 55 90 19
port. : +33-6 10 60 05 57
E-mail :

ggrilhot@fidh.org
 



vendredi 11 mai 2007

QUELLES SONT LES RAISONS DE L’ECHEC DU DIALOGUE SOCIAL EN FRANCE? ... LA VERSION D'UNE CANDIDATE A LA DERNIERE PRESIDENTIELLE

jeudi 10 mai 2007

QUELLES SONT LES RAISONS DE L’ECHEC DU DIALOGUE SOCIAL EN France –IMAGE D’ARCHIVES: "Scènes d'émeutes dans le métro parisien"

mercredi 9 mai 2007

VIDEO EMEUTE URBAINE A PARIS ... la france doit se ressaisir..

mardi 8 mai 2007

Festival de films documentaires

Les yeux dans le monde

collectif de photographes et cinéastes documentaristes

http://www.lesyeuxdanslemonde.org/

jeudi 3 mai 2007

KENYA: Déplacements - Publication d'un rapport de mission - FIDH

Fédération internationale des ligues
des droits de l'Homme (FIDH)
Kenya Human Rights Commission (KHRC)



RESUME EXECUTIF


Kenya : Les déplacements massifs de population résultent d'affrontements ethniques politiquement orchestrés

http://www.fidh.org/article.php3?id_article=4260
 

Paris, Nairobi, 3 mai 2007 – Le problème des déplacements internes forcés est extrêmement sensible au Kenya. Selon les statistiques les plus récentes fournies par l'Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA), il y a environ 380.000 personnes déplacées internes (Idps) au Kenya, ce qui place le pays au 7ème rang continental en nombre de Idps.

A travers les témoignages recueillis au sein du Réseau National des Idps ( National Idps Network), une ONG kenyane, les membres de la mission internationale d'enquête de la FIDH présente au Kenya du 19 au 25 janvier 2007, ont constaté que les idps dans ce pays font face à une situation humanitaire catastrophique. Forcées de quitter leur lieu de résidence, les personnes déplacées ont souvent perdus tous leurs biens et se retrouvent obligées de commencer une nouvelle vie : aucune perspective de retour en toute sécurité, de réinstallation ou de réparation du préjudice subi ne leur étant proposée. Si toutes les personnes déplacées ne sont pas parquées dans des camps isolés comme c'est le cas du village Kieni visité par les chargés de mission, elles deviennent généralement des sans-terre, contraintes de vivre comme des squatters ou vivent dans des taudis situés aux environs des villes. Dans de telles conditions, les personnes déplacées ont toutes les difficultés pour trouver un travail et ainsi obtenir une source de revenu leur permettant d'avoir accès aux services publics de santé. Elles sont ainsi dans l'impossibilité de se procurer des médicaments pour leurs enfants ou de payer leur frais de scolarité.

A l'exception d'une assistance d'urgence fournie pour les agences humanitaires pendant un ou deux mois après leur déplacement, les Idps sont laissés à leur propre sort, aucune attention particulière n'étant jusqu'à présent portée à leur égard par les autorités kenyanes ni même les agences des Nations unies.

Parmi les causes de déplacement de populations au Kenya, entre autres la famine, les crues, les rivalités entre communautés pour le contrôle des biens de subsistance, les chargés de mission de la FIDH ont décidé de centrer leur enquête sur les personnes déplacées du fait de conflits inter-ethniques. Ils constatent et démontrent   combien les affrontement ethniques résultent d'orchestration politiques à finalités électoralistes.  Ce phénomène est peu connu de la communauté internationale et aucune réponse politique à ce problème n'a été apportée au niveau national. En outre, ce focus particulier s'inscrit pour la FIDH et KHRC dans une démarche de prévention dans la mesure où les prochaines élections générales au Kenya sont prévues à la fin de l'année 2007.  

Ce phénomène particulier a débuté un an avant la tenue des premières élections générales multipartites de décembre 1992 lorsque les dirigeants du parti KANU (le parti au pouvoir du président Arap Moi) ont, pour conserver leurs privilèges politiques, sociaux et économiques, avivé des tensions inter-ethniques pour les transformer en véritable conflit dans les Provinces de l'Ouest, de la Rift Valley et de Nyanza. Les communautés ethniques proches du pouvoir ont en effet été instrumentalisées par les gouverneurs de Province et autres leaders de l'ancien régime à parti unique, pour faire en sorte que, avant le jour du scrutin, certaines circonscriptions électorales soient "épurées" des communautés considérées comme soutenant l'opposition. En conséquence des conflits inter-ethniques attisées par les tenants du pouvoir, les citoyens forcés de fuir en nombre les zones de violence et ceux qui y sont restés malgré l'insécurité n'ont soit pas pu s'enregistrer pour voter, soit ont été contraints de s'abstenir du fait des menaces portées à leur encontre. Les violences ont perduré dans la période post-électorale jusqu'en 1996 causant, selon le KHRC, la mort de plus de 15.000 personnes et le déplacement forcé de 300.000 autres dans les Provinces de l'Ouest, de la Rift Valley et de Nyanza. Suivant le même schéma, des violences ont également éclatés dans la Province Cotière  dans les mois qui ont précédé les élections générales de 1997 faisant plus d'une centaine de morts et forçant plus de 100.000 personnes à se déplacer, la plupart d'entre ellesétant  issues de communautés perçues comme soutenant l'opposition. D'autres conflits d'initiative et de motivation politique ont aussi éclaté entre 1999 et 2005, principalement dans les régions occidentales, de la Rift Valley et de Nyanza.

Ainsi depuis l'avènement du multipartisme au Kenya, le "fait politique" a souvent ajouté aux hostilités inter-ethniques des antagonismes partisans dans le but d'effrayer des communautés entières pour les mener à voter pour le parti au pouvoir en contrepartie de leur sécurité ou même de déplacer des communautés soutenant l'opposition en dehors de zones électorales précises. Il est évident que la récurrence de conflits à l'occasion de chaque élection générale tous les 5 ans a été rendue possible par l'impunité totale dont jouissent encore les auteurs et instigateurs des violences. Cette impunité est particulièrement inquiétante au regard de l'échéance des élections générales prévues au Kenya en cette fin d'année 2007. D'ailleurs, il semblerait que des violences inter-ethniques avivées par des motivations politiques aient déjà éclaté à Subukia, Gucha, Laikoni et au Mont Elgon, entraînant le déplacement forcés de centaines de personnes depuis le début de l'année 2007.

La FIDH et le KHRC demandent aux autorités kenyanes de s'attaquer avec fermeté et sans délai au problème des violences inter-ethniques initiées pour des raisons politiques à l'occasion des élections générales. Le gouvernement doit mettre en oeuvre des mesures politiques et administratives pour prévenir l'éclatement de conflits qui ont pour conséquence le déplacement forcé de populations. Un des moyens les plus efficaces pour parvenir à cette fin est la lutte effective contre l'impunité en ouvrant systématiquement des enquêtes et des poursuites contre les auteurs et instigateurs des conflits inter-ethniques aux motivations politiques.

La FIDH et KHRC demandent en outre aux autorités kenyanes de considérer les Idps comme étant des individus particulièrement vulnérables et ainsi de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect de leurs droits, notamment le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, le droit à la santé et aux soins médicaux, le droit au travail, le droit au retour, à la réinstallation et à la réintégration, garanties par les instruments internationaux de protection des droits de l'Homme ratifiés par le Kenya et les principes directeurs des Nations unies sur les Idps.


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Gaël Grilhot
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FIDH
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mercredi 2 mai 2007

FIDH - Communiqué de clôture - Bureau et résolutions

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

Clôture du 36ème Congrès de la FIDH

 

Le XXXVIème Congrès de la FIDH a procédé au renouvellement de son bureau international

Ont été élus :

Au poste de présidente : Souhayr Belhassen – Tunisie

Aux postes de Vice-présidents :

- Fatimata Mbaye : Association Mauritanienne des droits de l'Homme (AMDH) - Mauritanie
- Juan Carlos Capurro : Comité d'Action Judiciaire (CAJ) - Argentine
- Peter Weiss : Center for Constitutional Rights (CCR) - Etats-Unis
- Raji Sourani : Palestinian Center for Human Rights (PCHR) - Palestine
- Arnold Tsunga : ZimRights - Zimbabwe
- Dismas Kitenge Senga : Groupe Lotus - République démocratique du Congo
- Cynthia Gabriel : Suaram - Malaisie
- Amina Bouayach : Organisation marocaine des droits de l'Homme (OMDH) - Maroc
- Aliaksandr Bialiatski : VIASNA - Bélarus
- Tanya Ward : Irish Council for Civil Liberties (ICCL) -Irlande
- Sorraya Gutierez Arguello : Corporacion Colectivo de Abogados "José Alvear Restrepo" (CCAJAR) - Colombia
- Karim Lahidji : Ligue de défense des droits de l'Homme en Iran (LDDHI) - Iran
- Yusuf Alatas : Human Rights Association (IHD) - Turquie
- Vilma Nuñez de Escorcia : Centro Nicaraguense de Derechos Humanos (CNDH) - Nicaragua
- Dan Van Raemdonck : Ligue des droits de l'Homme (LDH) – Belgique

Aux postes de Secrétaires généraux :

- Luis Guillermo Pérez Casas : Ligue des droits de l'Homme (LDH) - Belgique
- Paul Nsapu Mukulu : Ligue des électeurs - RDC
- Driss El Yazami : Ligue des droits de l'Homme (LDH) - France
- Florence Bellivier : Ligue des droits de l'Homme (LDH) - France
- Olivier de Schutter : Ligue des droits de l'Homme (LDH) – Belgique

Au poste de trésorier :
- Philippe Vallet :
Ligue des droits de l'Homme (LDH) – France

Le Congrès a par ailleurs adopté les résolutions suivantes :

  • Avec nos ligues, renforçons le débat politique

  • Migrations internationales et droits de l'Homme

  • Peine de mort


  • Equateur

  • République centrafricaine

  • Terrorisme / Maghreb

  • Turquie

  • Vietnam

L'intégralité de ces résolutions, est disponible sur le site internet de la FIDH :

http://www.fidh.org/rubrique.php3?id_rubrique=828

La FIDH réunie en Congrès à Lisbonne, a procédé à l'élection de son nouveau Bureau.

Le Congrès a décidé de l'adhésion de nouvelles organisations membres, portant leur nombre de 140 à 156. C'est ainsi une FIDH renforcée et élargie qui clot le XXXVIème Congrès de l'organisation.

Les près de 300 délégués en provenance d'environ 120 pays, achèveront ces jours au Portugal en participant cet après-midi à la manifestation de célébration de la Révolutiond es oeillets, dont ils sont les hôtes d'honneur :

«  La FIDH salue le Portugal du 25 avril »


mardi 1 mai 2007

La France condamnée pour sa procédure d'asile à la frontière

Dans une décision du 26 avril 2007, la Cour européenne des droits de l'homme condamne la France en raison de l'ensemble de ses défaillances dans la procédure d'asile à la frontière, dans la mesure où « l'article 13 [de la Convention] exige que l'intéressé ait accès à un recours de plein droit suspensif ».

En juillet 2005, un journaliste érythréen, membre d'un journal d'opposition, était menacé de renvoi vers son pays d'origine car l'ensemble du dispositif d'asile à la frontière, contrôle juridictionnel compris, est organisé pour entraver l'accès des demandeurs d'asile au territoire au mépris de leurs droits les plus fondamentaux, en premier lieu le droit à la vie et celui de ne pas subir une torture ou un traitement inhumain et dégradant.

Le ministre de l'Intérieur avait refusé son admission sur le territoire au titre de l'asile en considérant sa demande « manifestement infondée ».

Immédiatement saisi, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy avait rejeté sa requête, sans même entendre l'intéressé, en l'estimant « manifestement irrecevable » et ce, alors même qu'il faisait état dans sa décision de documents produits par l'intéressé « notamment un témoignage d'un journaliste réfugié aux Etats-Unis et d'une lettre émanent de Reporters sans frontières ».

Saisi en cassation, le Conseil d'Etat mettra plus d'un mois pour se prononcer un non lieu à statuer.

La survie de Daniel Gebremedhin a quant à elle été assurée par une mesure prononcée par la Cour européenne des droits de l'homme, le 15 juillet 2005, saisie en urgence, qui s'est opposée à son renvoi.

Dans une décision rendue au fond le 26 avril 2007, la Cour estime que « n'ayant pas eu accès en « zone d'attente » à un recours de plein droit suspensif, le requérant n'a pas disposé d'un « recours effectif » pour faire valoir son grief tiré de l'article 3. La saisine du juges des référés, en dépit des garanties sérieuses qu'elle présente a priori, n'a pas d'effet suspensif de plein droit, de sorte que l'intéressé peut, en toute légalité, être réacheminé avant que le juge ait statué » .

C'est la procédure d'asile à la frontière, que l'ancien ministre de l'Intérieur a durcie à l'extrême et que l'Anafé qualifie de « roulette russe », qui vaut à la France une condamnation par la Cour de Strasbourg. Sauf à violer, la décision de la Cour, la France devra désormais consacrer un effet suspensif aux recours déposés par les étrangers maintenus en zone d'attente qui encourent un risque de mauvais traitements en cas de renvoi vers leur pays d'origine.

Plus globalement, en s'appuyant constamment sur les arguments avancés par l'Anafé, qui est intervenue dans la procédure, la Cour sanctionne la défaillance du dispositif de protection juridictionnelle des demandeurs d'asile à la frontière. Elle souligne ainsi l'usage abusif de la notion de « manifestement infondé » dans l'examen des demandes d'asile à la frontière, de même que les autres nombreux obstacles qui sont opposés aux demandeurs d'asile.

Depuis la création de la zone d'attente en 1992, l'Anafé a fait de l'existence d'un recours suspensif pour les personnes maintenues en zone d'attente l'une de ses principales revendications Une demande d'asile à la frontière ne doit pas être traitée de manière superficielle et expéditive dans un lieu d'enfermement et les personnes en quête de protection doivent être admises sur le territoire afin de faire valoir leurs droits et leur cause de manière approfondie auprès de l'OFPRA.

Le cas de Daniel Gebremedhin n'est pas isolé ni anecdotique. Ainsi en mars dernier un demandeur d'asile tchadien a été renvoyé par la France et s'est retrouvé immédiatement à la sortie de l'aéroport en garde à vue pendant 28 jours .

Au travers du cas spécifique et symbolique de M. Gebremedhin, l'Anafé a entendu dénoncer la cause de ces ignorés/oubliés. C'est avec la plus grande fermeté que les juges de Strasbourg y font écho.





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LEADERSHIP féminin au SENEGAL

"Le Conseil constitutionnel déclare la loi

sur la parité contraire à la Constitution"

Dakar, 29 avr (APS) - Le Conseil constitutionnel a jugé inconstitutionnelle la loi sur la parité votée fin mars par l'Assemblée nationale, a appris dimanche l'Agence de presse sénégalaise de source autorisée.

Le Conseil se prononçait sur le recours déposé par des députés du Parti socialiste (PS), de l'Alliance des forces de progrès (AFP) et de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT).

La plus haute juridiction donne ainsi raison à l'opposition, en jugeant que cette loi viole le principe de l'égalité des citoyens, tout comme elle viole la Déclaration universelle des droits de l'Homme et du Citoyen qui, figurant dans son Préambule, fait partie intégrante de la Constitution.

Le juge constitutionnel a souligné que la Constitution ne connaît que le citoyen, auquel elle accorde des droits, pas de catégorie de citoyens.

Le recours des députés de l'opposition avait rendu les dispositions de cette la loi inapplicables pour les élections législatives du 3 juin prochain, puisque le délai de promulgation -- et d'entrée en vigueur -- était suspendu jusqu'à la décision du Conseil constitutionnel.