mardi 8 avril 2008

L’UNSAS fixe au 15 avril la date butoir pour la suite de son mouvement

 Dakar, 8 avr (APS) - L'Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) fixe au 15 avril la date butoir, pour décider de l'approche à adopter, afin d'amener l'Etat à prendre en charge les revendications des organisations syndicales, notamment celle portant sur la réduction du prix des denrées alimentaires, a indiqué mardi son secrétaire général, Mademba Sock.

''Au-delà du 15 avril, il s'agira d'élever la tonalité pour que le gouvernement apporte des solutions immédiates'', a notamment dit M. Sock, qui donnait une conférence de presse conjointe au siège de l'UNSAS.

La date du 15 avril sur laquelle ''toutes'' les centrales syndicales se sont accordées, selon M. Sock, coïncide avec le dépôt par les commissions tripartites de propositions de sortie de crise, qui seront soumises à l'attention du gouvernement.

Des commissions ad hoc composées de représentants de l'Etat, des organisations syndicales et du patronat ont réfléchi sur les neuf grandes revendications de l'UNSAS, pour faire des propositions à l'Etat.

''Le gouvernement verra s'il s'engage dans la satisfaction'' de ces points, a-t-il noté, avant d'ajouter : ''s'il (le gouvernement) s'engage, banco, s'il ne s'engage pas, nous allons voir l'approche à prendre''.

De cette date butoir dépend la ''construction de notre météo sociale'', a encore indiqué Mademba Sock qui avait à ses côtés, entre autres, le secrétaire général de l'UDEN (éducation), Mamadou Diop Castro.

Le syndicaliste, qui a déploré un ''déficit criard de dialogue social'' dans les domaines de la santé de l'enseignement, de la pêche, de l'agriculture, parmi d'autres, et noté que les négociations tripartites n'ont pas connu de résultats ''à ce jour''.

Tout en soulignant que l'idée d'une grève générale qui a été agitée par les 18 centrales syndicales est toujours d'actualité, M. Sock a, toutefois, précisé que ''l'unité syndicale reste un impératif '' pour atteindre le ''bouillonnement revendicatif'' voulu.

C'est à cette condition que les organisations syndicales pourront ''imposer un rapport de forces'' au gouvernement, a-t-il dit, convaincu qu' ''il n'y a pas d'effort pour faire face à la spirale inflationniste''.

La solution au renchérissement de la vie que connaît le pays, passe par des ''pertes de recettes (de la part de l'Etat) sur la TVA et les droits de douanes'', a-t-il dit, relevant qu'il faut que les marges baissent au niveau des détaillants, ainsi que des grossistes, et que le contrôle de prix soit effectif.

Au total, ''neuf grandes questions'' figurent sur la plateforme revendicative des travailleurs, à savoir celles relatives au coût de la vie, à l'augmentation des salaires dans le public et le parapublic, ainsi qu'à la baisse de la fiscalité sur les salaires.

Les questions portant sur les entreprises en difficulté, les entreprises liquidées et dont les travailleurs attendent de connaître leur sort, de même la main d'œuvre journalière, le coût du loyer, la généralisation de la retraite à 60 ans et la loi sur la presse sont aussi pris en compte, a renseigné M. Sock.

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