mercredi 21 mai 2008

FIDH - Afrique du Sud - "Vague de violences xénophobes en Afrique du Sud: besoin urgent d'une réponse politique"

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

Communiqué

Afrique du Sud


Vague de violences xénophobes en Afrique du Sud:
besoin urgent d'une réponse politique


Paris, Johannesburg, 20 mai 2008 – La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) condamne fermement la vague de violences xénophobes qui sévit actuellement en Afrique du Sud et qui aurait déjà causé la mort de plus de 20 personnes.

Le 11 mai dernier, de violentes attaques ont éclaté dans la banlieue d'Alexandra, au Nord de Johannesburg, avant de s'étendre à toute la province du Gauteng, prenant pour cible les étrangers venant des pays voisins, notamment les Zimbabwéens et Mozambicains. Ces violences perpétrées contre les étrangers, accusés par beaucoup de sud-africains d'être responsables des malaises sociaux et de la criminalité, ont forcé près de 6000 personnes à trouver refuge dans les églises ou les commissariats de police, expulsés de leur domicile ou tentant d'échapper aux coups de feu, aux incendies et même aux viols.

«Nous sommes profondément attristés par la brutalité de ces événements. Les autorités sud-africaines doivent prendre des mesures d'urgence pour mettre fin à cette violence xénophobe meurtrière. Elle doivent tout mettre en œuvre pour s'assurer que les responsables de meurtres, viols ou toute autre forme de violence physique soient traduits en justice», a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

Selon la Commission des Droits de l'Homme sud-africaine (South African Human Rights Commission, SAHRC), institution dont le mandat est inscrit dans la Constitution, ces attaques sont le résultat de l'échec du gouvernement dans la prévention des sentiments xénophobes. Ces préoccupations avaient déjà été soulevées par la FIDH dans son récent rapport d'enquête sur la situation des migrants en Afrique du Sud, Surplus People? Undocumented and other vulnerable migrants in South Africa rapport qui met en évidence les violations les plus inquiétantes des droits des migrants, imputables à la politique migratoire sud-africaine orientée sur des questions liées à la sécurité et au contrôle de la population.

Aujourd'hui, la FIDH réitère les recommandations formulées dans son rapport à l'attention des autorités sud-africaines, les appelant à renforcer leur cadre légal relatif au respect des droits de l'Homme aux fins de prévenir les violations des droits des personnes migrantes. La FIDH les appelle de nouveau à dispenser, à l'échelle nationale, des sessions de formation aux personnels des services de police, de l'immigration, des services publics de santé et d'éducation ainsi qu'à ceux des administrations locales, sur les droits des migrants et contre la xénophobie. La FIDH les invite encore une fois à mener des recherches et à développer un programme d'étude sur le nombre et les catégories de migrants présents en Afrique du Sud, sur les raisons de leur installation ainsi que sur leur rôle dans l'économie sud-africaine et au sein de la société.

La FIDH, qui a participé à la 43ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP), qui se tient à Ezulwini, au Swaziland, depuis le 7 mai 2008, a également fait part, lors des séances publiques, de ses préoccupations concernant la situation des migrants en Afrique du Sud. La FIDH appelle la CADHP, qui achève actuellement ses travaux, à adopter une résolution d'urgence condamnant cette situation de crise et à garantir à son Rapporteur spécial sur les réfugiés et les personnes déplacées en Afrique, les moyens nécessaires aux fins de mener une mission d'enquête en Afrique du Sud, dans le cadre de son mandat.

Contact presse : Karine Appy + 33 1 43 55 14 12 / + 33 1 43 55 25 18 – kappy@fidh.org

--  Karine Appy Attachée de presse Press Officer  FIDH 17 passage de la main d'or 75011 Paris France Tél : 00 33 1 43 55 14 12 Fax : 00 33 1 43 55 18 80 http://www.fidh.org  

mardi 20 mai 2008

Violences xénophobes en Afrique du Sud: 13.000 déplacés, Mbeki appelle au calme - Source AFP Il y a 3 heures

JOHANNESBURG (AFP) — Une vague de violences contre les immigrés en Afrique du Sud a forcé au moins 13.000 personnes à fuir les quartiers pauvres de Johannesburg, a indiqué l'Onu mardi, le président sud-africain Thabo Mbeki appelant à mettre fin à cette démonstration "honteuse" de xénophobie.

Les appels à une intervention de l'armée se sont multipliés, bien que la police ait indiqué avoir procédé à environ 300 arrestations depuis le début des attaques le 11 mai dans le township d'Alexandra, mitoyen du quartier financier de Sandton.

L'Office des migrations internationales (OIM) a publié une première évaluation du nombre de déplacés par ces violences, qui se sont étendues à de nombreux bidonvilles de la capitale économique sud-africaine.

"Treize mille personnes ont dû fuir leurs maisons, pour se réfugier dans des églises, des centres paroissiaux, la plupart sans rien emporter avec eux", a déclaré Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l'agence onusienne à Genève.

L'explosion de violence, qui a fait plus d'une vingtaine de morts, a mis à mal les ressources de la police dans une ville connue pour sa criminalité parmi les plus élevées du monde.

La situation semblait se calmer mardi, mais la tension restait palpable dans certains bidonvilles où rodaient des foules armées de haches et de machettes et où il y a encore eu plusieurs dizaines de blessés.

"Les citoyens d'autres pays d'Afrique et au-delà sont des êtres humains comme nous et méritent d'être traités avec respect et dignité", a déclaré Mbeki, longtemps exilé dans les pays voisins sous l'apartheid.

Il a souligné que l'Afrique du Sud n'était "pas une île séparée du continent", promettant que la police réagirait "avec les moyens appropriés" contre les auteurs des violences.

Un syndicat important et la Commission des droits de l'Homme sud-africaine ont toutefois jugé indispensable de recourir à l'armée.

"Nous devons examiner si nous sommes au moins prêts à discuter d'un éventuel déploiement de l'armée. Cela semble drastique, mais nous sommes confrontés à une situation explosive, imprévisible et très dévastatrice", a déclaré Jody Kollapen, directeur de la Commission.

"L'Etat devrait déployer l'armée pour contrôler la terrible situation dans laquelle se trouvent des immigrés pauvres et dans une certaine mesure des habitants locaux", a ajouté Oupa Komane, vice-secrétaire général du Syndicat national des mineurs.

Lors d'une visite dans les quartiers les plus affectés, le ministre de la Sécurité, Charles Nqakula, a promis que les policiers "agiraient très sévèrement et de manière précise parce que nous ne voulons pas que cela se propage à d'autres zones".

A Reiger Park, où plusieurs personnes avaient été brûlées vives lundi, un photographe de l'AFP a vu la police tirer des balles en caoutchouc sur quelque 400 personnes munies de machettes et de gourdins.

Dans le centre-ville, la police a dispersé environ 200 Nigérians, identiquement armés, qui menaçaient de se venger sur des Sud-Africains.

Le bilan officiel restait mardi à 22 morts, mais l'agence sud-africaine Sapa a fait état d'un nouveau décès et de nouvelles attaques.

Confrontés à 40% de chômage et 43% de pauvreté, de nombreux Sud-Africains accusent les immigrés de prendre des emplois et d'être responsables de la criminalité, dont les Zimbabwéens, qui ont fui la crise politico-économique dans leur pays et sont estimés à trois millions.

La police a affirmé avoir "une relation de partenariat avec (l'armée): Aussi, si nous ressentons le besoin de faire appel à elle, nous n'hésiterons pas".

Le chef du gouvernement de la province du Gauteng, où se trouve Johannesburg, Mbhazima Shilowa, a salué le déploiement de forces de police supplémentaires. "J'espère que cela contribuera à reprendre le contrôle de la situation sans faire intervenir l'armée", a-t-il dit.

[CETRI] Le Sud - L'altermondialisme - L'Amérique latine

Viennent de sortir de presse

trois petits ouvrages de fond et d'une grande actualité

en coédition CETRI & Couleur livres

Clés de lecture de l'altermondialisme
Comprendre le Sud. Entre mondialisation et altermondialisation

Amérique latine. A gauche toute ?

 

 

 

 

 

La faiblesse du mouvement altermondialiste, peut-on régulièrement lire, c'est son manque de lisibilité. Que retenir du foisonnement de revendications et de mots d'ordre qui émanent des grands événements altermondialistes que sont les forums sociaux ? Cet ouvrage propose aux lecteurs une série de clés de lecture visant à distinguer les grands courants altermondialistes, à comprendre leur manière respective d'interpréter le processus de mondialisation et d'avancer des propositions pour le corriger ou le combattre. Loin de sceller l'avènement d'une mondialisation démocratique et solidaire, le déclin relatif des institutions de la mondialisation néolibérale (OMC, FMI, Banque mondiale) contre lesquelles le mouvement altermondialiste s'est construit met ce dernier face à de nouveaux défis. Le moindre n'étant pas celui de sa propre perpétuation.

 

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Ce petit ouvrage clair et accessible vise à présenter les grands défis que la mondialisation pose aux populations du Sud et la manière dont celles-ci se mobilisent pour y répondre. Il aborde cinq grands domaines cruciaux - l'alimentation, les services publics, l'environnement, le travail et l'identité autochtone - dont les logiques et les équilibres sont perturbés par la mondialisation et explique comment des mouvements sociaux se développent sur ces thématiques.
Le livre se termine par un sixième chapitre qui fait la synthèse des différentes luttes et le point sur les dynamiques altermondialistes. Il s'adresse donc à un public large, désireux de mieux cerner les interactions entre mondialisation, développement et altermondialisation.

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Le « virage à gauche » négocié en Amérique latine ces dix dernières années, sur fond de profondes inégalités sociales, a-t-il un avenir ? Offre-t-il d'abord un visage unique ? Pour les uns, le retour de l'Etat, les nouvelles politiques sociales, la récupération d'une souveraineté sur les richesses naturelles, la mise en cause de l'hégémonie états-unienne et l'intégration politique du sous-continent structurent un mouvement d'ensemble ; pour d'autres, ces vœux pieux cachent mal une cacophonie de styles et d'orientations. Les « nouveaux mouvements sociaux » qui ont joué un rôle déterminant dans la critique des années néolibérales sont-ils en phase avec les « nouveaux pouvoirs » ? Le bien-être des populations latino-américaines va-t-il enregistrer de réels progrès ?

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dimanche 18 mai 2008

Afrique du Sud: 12 morts dans des attaques xénophobes - Source AFP

JOHANNESBURG (AFP) - Une vague de violence contre les étrangers déclenchée depuis une semaine est montée d'un cran ce week-end, faisant au moins 12 morts depuis trois jours à Johannesburg, la capitale économique de l'Afrique du Sud, a indiqué la police dimanche.

"Depuis vendredi, douze personnes ont été tuées", a déclaré à l'AFP un responsable régional de la police, Govindsamy Mariemuthoo. "Il y a eu des centaines d'arrestations", a-t-il ajouté, précisant que les troubles de dimanche se sont concentrés dans le centre ville et les quartiers est.

La police a "fait usage de balles en caoutchouc" pour disperser des groupes qui voulaient s'en prendre aux étrangers mais "pour le moment, le calme est revenu", a-t-il précisé.

Il a cependant estimé que des délinquants pouvaient mettre à profit les troubles pour régler des comptes parce que "certaines victimes sont sud-africaines".

"Nous condamnons ces attaques et nous continuerons à maintenir l'ordre dans les zones concernées, où les forces de l'ordre sont nombreuses", a indiqué M. Mariemuthoo.

Auparavant, une porte-parole de la police avait fait état de six morts et 50 blessés hospitalisés à Johannesburg. M. Mariemuthoo n'a pas donné de bilan des blessés.

Le président sud africain Thabo Mbeki a annoncé dimanche qu'une commission avait été mise en place pour faire la lumière sur ces attaques et demandé à la police d'agir fermement contre les auteurs de ces actes, selon l'agence sud-africaine Sapa.

"Nous espérons que la commission et la police travailleront ensemble et nous aideront à trouver qui est derrière cela", a-t-il affirmé.

Le président du Congrès national africain, Jacob Zuma, a également condamné ces violences, les pires depuis le début des tensions qui sont apparues le 11 mai dans le township d'Alexandra.

"Nous ne pouvons permettre que l'Afrique du Sud soit réputée pour sa xénophobie. Nous ne pouvons pas être un pays xénophobe", a-t-il déclaré.

Les étrangers, et particulièrement les Zimbabwéens fuyant les violences post-électorales du 29 mars, ont été pris pour cible par des foules armées de machettes et d'armes à feu dans certains des quartiers les plus pauvres de Johannesburg malgré les appels au calme et une condamnation générale des attaques par les politiques.

La majorité des immigrants qui sont venus en Afrique du Sud ces dernières années viennent du Zimbabwe, avec un total estimé de 3 millions. Certains Sud-Africains les accusent d'être responsables de la criminalité et du chômage.

"De nombreux étrangers ont été attaqués" et "la plupart des dégâts ont été causés à des propriétés appartenant apparemment à des étrangers", a indiqué la porte-parole de la police, Cheryl Engelbrecht.

Un photographe de l'AFP a vu la police en armes recouvrir le corps d'une victime dans le quartier difficile d'Hillbrow. Les policiers ont tiré des douzaines de balles en caoutchouc pour disperser des groupes aux alentours.

Un photographe du journal sud-africain The Star a déclaré pour sa part avoir vu un homme incendié dans la région East Rand, à environ 50 km à l'est de Johannesburg, où les violences se sont propagées dimanche.

"Nous avons trouvé un homme ficelé dans ses vêtements. Il a visiblement été battu, ficelé et ensuite incendié", a déclaré Shayne Robinson à l'AFP, ajoutant que des bandes d'environ 300 jeunes avaient confronté la police.

Dans un autre incident survenu dimanche, une église dans laquelle 1.000 zimbabwéens s'étaient réfugiés a été attaquée ainsi qu'un commissariat qui avait accueilli des étrangers, selon la même source.

Selon Eric Goemaere, coordinateur de Médecins sans frontières à Johannesburg, les victimes "racontent que ce sont des bandes organisées de 100 à 300 jeunes qui entrent dans les maisons, les appartements et les cabanes".

"C'est une violence assez extrême" et "il y a une intention de tuer", a-t-il souligné.

mercredi 14 mai 2008

Bientôt Festival itinErrance

Festival itinErrance


Films documentaires,  expos,  spectacles,  concerts .....
Autour des thèmes de l'exil et des migrations. Autour de nos "errances", celles des cinéastes et artistes présents









Du 29 mai au 1er juin en région parisienne   /  Du 3 au 8 juin aux Voûtes


Programme détaillé et présentation des films sur
http://www.lesyeuxdanslemonde.org/itinerrance.html

L'association Les yeux dans le monde et le festival Itinerrance (3ème édition) vous accueillent comme chaque année aux Voûtes du mardi 3 au dimanche 8 juin.
Cette année nous avons également voulu partir à la rencontre de nouveaux publics, en programmant un festival Hors les Murs, du 29 mai au 1er juin, en région parisienne.

Sur ces dix jours de festival, plus de 20 films seront projetés et suivis de débats.
Nous vous souhaitons déjà de très bonnes séances de projections et, dans cette ambiance légendaire et chaleureuse de ces
itinErrances, de nombreuses rencontres.
Chaque journée sera également l'occasion de vous présenter deux expositions multimédias (photos, vidéo, dessin, sons..)
ainsi que de nombreux spectacles vivants en début ou en fin de soirée (performances, ciné-concerts, concerts et contes chantés).
 


Les Voûtes
3 salles et grand jardin
Bar et restauration sur place

19, rue des Frigos -75013 Paris
M° Bibliothèque F. Mitterrand

Entrée : 3 €  la journée aux Voûtes
10 € le pass festival










ItinErrance aux Voûtes

Mardi 03 juin
Soirée d'ouverture
18h00   
Vernissage des expositions et mix par l'ingé son Jocelyn Robert (live)
19h00   Performance de Vincent Madame
21h00   Ciné Concert « L'Emigrant » de Charlie Chaplin
22h00   Concert – fanfare Testament Vollstrecker

Mercredi 04 juin
14h00   
Visite des expositions / rencontres avec les artistes
18h00   Projection "Extérieur / nuit" de Ali Gül Dönmez – en présence du réalisateur
18H30  Projection « La Vie de château » de Frédérique Devillez – en présence de la réalisatrice
21h00   Projection « Rond Point Chatila » de Maher Abi Samra
22h00  Concert « Klezmer Kaos »

Jeudi 05 juin
14h00
Visite des expositions / rencontres avec les artistes
17h00  Projection « Malaak et le vaste monde » de Ahlem Aussant-Leroy – en présence de la réalisatrice
18h30 Projections « Yu » de Manon Ott, et « Petits aménagements avec l'occident » de Gregory Cohen
            – en présence des réalisateurs
20h30  Spectacle de contes haïtien chantés par la célèbre conteuse Mimi Barthélémy, précédé du film :
            « Mimi au fil des contes » d'Elsa Rossignol et Julien Segura – en présence des réalisateurs
22h30  Performance de Vincent Madame

Vendredi 06 juin
Carte Blanche à Light Cone
14h00  
Visite des expositions / rencontres avec les artistes
17h00 Projection « Reminiscence of a journey to Lithuania » de Jonas Mekas (Cinédoc) - 16 mm
19h00 Projection « Les Soviets plus l'électricité » de Nicolas Rey - 16mm – en présence du réalisateur
22h30  Concert expérimental « In Absentia », concert électro-acoustique
            de Strom Varx, Gilles Savoy et Jérémy Gravayat

Samedi 07 juin
14h00  
Projections « En France » de Benjamin Serrero et « La Mémoire dure » de Rossella Ragazzi
            – en présence du réalisateur
16h00 Projections « Dans les décombres » d'Olivier Meys et
            « Nachbarn – Vecinos (Voisins / Neighbours) » de Rouven Rech
20h30 Projections « Saudade do Futuro » de Marie-Clémence et César Paes – en présence des réalisateurs
22h30  Concert « Trio carioca », pagode brésilienne

Dimanche 08 juin
14h00
Projections « Facteur toubab » et « Vacances au Sénégal » de François Christophe
            – en présence du réalisateur
17h00 Projections « La Femme seule » de Brahim Fritah et « Rome plutôt que vous » de Tariq Teguia
            – en présence des réalisateurs (sous réserve)
21h00  Concert de clôture « Nawal, la voix des Comores », précédé du film « Nawal » d'Emilie Omnès
            – en présence de la réalisatrice
 






ItinErrance hors les murs


Jeudi 29 Mai
9h00    
Projections  « En France » de Benjamin Serrero et « La Mémoire dure » de Rossella Ragazzi
            au Lycée Camille Saint-Saëns de Deuil-la-barre (95)
(non accessible au public)


20h15  Projection "Andalucia" de Alain Gomis  au Ciné 104 (Pantin – 93)
            suivie d'un débat en présence de Delphine Zingg, actrice principale

           En partenariat avec le
Ciné 104 (104 avenue Jean Lolive – M° Eglise de Pantin - Tarif unique 3 €
           
<http://www.cine104.com/>  



Dimanche 1er juin
14h00
Lecture de lettres d'Amérique par la Compagnie Padbrapad
            Dans le cadre du Festival « Porte Voix », Théâtre des Frères Poussière, Aubervilliers (93)
            
            En partenariat avec  l'
association « Les Frères poussière » – 6 rue des Noyers
           – RER B Le Courneuve-Aubervilliers, M° Fort d'Aubervilliers
           Gratuit pour les moins de 8 ans – habitants d'Aubervilliers : 3 €
hors Aubervilliers : 5 €
           
<http://www.freres-poussiere.com/>











Inauguration des expositions le 03 juin à 18h00.
Puis visites ouvertes du 04 au 08 juin, de 14h00 à 00h00 aux Voûtes
 



CHANTEURS DE RAIL – Création collective par Les yeux dans le monde

Production Les yeux dans le monde, Paris 2008. Avec le soutien du Programme Européen Jeunesse.

Exposition multimédias et récit d'une rencontre par le collectif Les yeux dans le monde, ils croisent les regards documentaires (dessinateur, ingénieur du son, photographe, cinéastes) au plus près des chemins d'errance et d'exil des musiciens du métro parisien. (Jocelyn Robert, Damien Roudeau, Barbara Pellerin, Manon Ott, Grégory Cohen et Pascale Hannoyer - membres du collectif Les Yeux dans Le Monde).
 


 
GoNoGo  - exposition multimédias

Production : Paradox, Amsterdam. Avec le soutien de la Mondriaan Foundation (Amsterdam) et de l'Ambassade du Royaume des Pays Bas en France.

« Le projet GO NO GO est issu de 13 années de voyages entrepris par Ad van Denderen, photographe hollandais, le long des frontières européennes de l'espace Schengen. Vivant avec des individus qui tentaient de franchir ces frontières pour rejoindre un pays d'accueil, l'intention de van Denderen était de mettre des visages humains sur un problème médiatisé à outrance et trop rapidement réduit à une masse anonyme d'immigrés (…) Contrairement à de nombreuses images médiatiques, les photographies de van Denderen ne recherchent ni le spectaculaire ni le voyeurisme à tout prix. Une humilité, voire une pauvreté de l'acte photographique autorise un regard disponible à l'autre ainsi qu'à la réflexion critique. »  (Source La Criée – Rennes - http://www.criee.org/)

Photographies d'Ad Van Denderen (Agence Vu)
Britanya, film de Marjolein Boonstra
Les photographies sont accompagnées de portraits filmés, réalisés par la photographe et cinéaste Marjoleine Boonstra qui sont projetés en simultanés sur quatre écrans. « Britanya » a été filmé début 2003 à Sangatte, une ville de province dans le nord de la France prés de l'entrée du tunnel sous la manche. Tout prés se trouvait un centre d'accueil pour réfugiés qui, à la suite de controverses, a été fermé le 2 décembre 2002. Dans « Britanya » ce sont ces réfugiés errants qui ont la parole. La réalisatrice tend un miroir à ses personnages principaux et leur demande de décrire leur vie.

Site internet de l'exposition : http://www.go-no-go.nl/





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Le lieu


Les Voûtes - Un lieu de convivialité alternatif, trois espaces dédiés à la découverte, la rencontre et les débats.
Les Voûtes, ce sont 600 m2 de salles et un grand jardin. Le lieu est géré par une association dont le but est de développer un véritable lieu alternatif, où la priorité est donnée aux formes d'expressions nouvelles, à l'échange et aux débats. L'association gérante du lieu organise régulièrement la production ou la co-production de spectacles, expositions, concerts, débats et soirées thématiques, d'ateliers d'initiation aux expressions artistiques. Les échanges et les partenariats avec d'autres associations françaises ou étrangères et la mise à disposition ponctuelle des locaux rythment la vie des Voûtes. C'est dans cet esprit de soutien à la création artistique que s'est établi un partenariat régulier entre les Voûtes et « Les yeux dans le monde », notamment au travers du festival itinErrance.
Les Voûtes - 19, rue des Frigos - 75013 PARIS
<http://www.lesvoutes.org/>






Les yeux dans le monde



L'association « Les Yeux dans le Monde » (loi 1901), créée en 2003, organise tout au long de l'année des manifestations alliant débats citoyens et expression artistique : projections de documentaires, expositions et débats... autant de rencontres possibles entre les mots et les images. Dans une époque saturée d'audio-visuel, les images sont à penser. Notre projet est parti d'une réflexion sur le pouvoir évocateur des images ainsi que sur leur aptitude à interroger nos sociétés. Et, en retour, sur leur capacité à créer des liens et de la conscience politique. Les évènements que nous organisons correspondent à ces questionnements.

Le collectif réunit 15 membres – photographes, cinéastes, dessinateurs, sociologues ou personnes impliquées dans le domaine de l'action culturelle. Réunis autour du désir d'explorer les relations fécondes entre la forme artistique et la démarche documentaire, nous plaçons au centre de nos préoccupations la question du point de vue. Nos « yeux dans le monde » ne cessent d'en rencontrer d'autres ; ces regards se complètent, se confrontent, se questionnent toujours.  Vous pouvez découvrir les travaux des membres (films, reportages photo ou dessinés, documentaires sonores...) sur le site du collectif :  http://www.lesyeuxdanslemonde.org/



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Le festival itinErrance esr organisé avec le soutien de la Communauté Européenne, l'Acsé, la Mairie de Paris, l'Ambassade des Pays bas, le Crous, les Universités Paris 6 et 7, la LMDE, la Fondation Mondriian, les laboratoires Pierre fabre.

ItinErrance - Edition parrainée par le cinéaste Rithy Panh – Festival partenaire du cinéma du réel

Programme détaillé et présentation des films sur
http://www.lesyeuxdanslemonde.org/itinerrance.html

SENEGAL: "Crise scolaire : Chronique d’une politique de liquidation ?"

Des grèves, encore des grèves, toujours des grèves… Le rituel des grèves commence à hanter le sommeil des parents d'élèves. Dans l'école publique sénégalaise, les années se suivent et se ressemblent. Malgré l'affaiblissement des appareils de lutte des travailleurs, les organisations d'enseignants ont su trouver l'énergie vitale nécessaire pour se réorganiser et faire face à un gouvernement qui semble ne porter aucun intérêt pour la formation des enfants des Goorgorlous.

Au lieu de s'attaquer aux vrais problèmes de l'école, le gouvernement a choisi de poursuivre sa politique de liquidation des syndicats d'enseignants. Cette politique bien élaborée semble s'appuyer sur une stratégie articulée en trois points : Relever le taux du budget national alloué à l'éducation avec une politique d'augmentation de salaires, généraliser les bourses ou aides versées aux étudiants et mettre en œuvre une politique d'émiettement des organisations syndicales pour les réduire à des entités vulnérables facile à domestiquer voire phagocyter.

Malgré les différentes augmentations de salaires, annoncées en grande pompe, dans la fonction publique et qui, malheureusement, ont été littéralement anéanties par un coût sans cesse croissant de la vie, le front social n'a pas connu de répit ces dernières années. Le secteur le plus touché reste sans doute celui qui a reçu la plus grande part du budget : l'éducation.

De Saint-Louis à Ziguinchor, en passant par Thiès, Dakar et Bambey, aucune université n'a été épargnée. Enseignants et étudiants rivalisent d'ardeur : les premiers nommés victimes de plus en plus d'une politique de précarisation de leur fonction et les seconds d'un processus continu de dégradation de leurs conditions de vie et d'étude.

Un faisceau d'indices concordants nous conforte dans l'idée que l'autorité encourage, voire commandite la scission de certaines organisations syndicales jugées fortes, donc menaçantes. D'ailleurs, une observation à la loupe des sigles des différentes organisations qui composent l'intersyndicale de l'enseignement, donne une idée de l'ampleur des dégâts. Conscients de leur vulnérabilité, les syndicats d'enseignants ont senti très tôt la nécessité de se retrouver autour d'une unité d'action pour accroître leur efficacité : c'est l'ère des intersyndicales. Les premières conquêtes importantes ont été l'œuvre de l'intersyndicale de l'enseignement de 2003 avec l'engagement de l'Etat à attribuer 5 200 parcelles aux coopératives d'habitat des enseignants.

Face à la menace, le gouvernement a réussi la prouesse d'infiltrer l'intersyndicale pour la diviser en deux entités protagonistes. Il a fallu l'intervention de Youssoupha Wade, président du Comité national du dialogue social (Cnds), pour réunir les deux parties autour d'une plate-forme minimale. Ce compagnonnage ne sera pas de longue durée. Deux mois plus tard, la partie pro-gouvernementale de l'intersyndicale réunifiée signe un protocole d'accord avec le gouvernement le 30 juin 2006. L'intersyndicale en lutte - ou intersyndicale A - poursuit son combat en boycottant les examens et en faisant une rétention des notes. Après 45 jours de manœuvres, les autorités réussissent à faire proclamer les résultats du baccalauréat 2006. Les méthodes anti-pédagogiques et peu orthodoxes utilisées pour la correction des épreuves ont jeté un discrédit sur les diplômes délivrés.

Dès la rentrée scolaire 2006/07, le Cusems se radicalise, mais le gouvernement ne démord pas : il fallait à tout prix apaiser l'espace scolaire en usant de la vieille technique du diviser pour mieux régner. L'accord signé avec le Cusems en janvier 2007 portant sur le relèvement de l'indemnité de logement de 20 000 F entre autres, a permis à l'autorité de pacifier cette organisation, non sans détourner son combat. En effet, ce point ne figurait pas sur la plate-forme revendicative du Cusems, mais sur celle de l'intersyndicale en lutte. En offrant sur un plateau d'argent au Cusems, ce pourquoi l'intersyndicale s'est battue toute une année durant, le gouvernement a réussi à créer une sorte de conflit d'intérêt entre les deux camps en lutte. Cette démarche particulièrement pernicieuse a été encore mise en œuvre quand l'autorité a décidé d'ouvrir des négociations avec des syndicats domestiques alors que les syndicats en lutte courent après une audience.

Pour couronner le tout, une campagne de dénigrement et de diabolisation est orchestrée contre les leaders de l'intersyndicale. Le Syndicat des corps émergents de l'enseignement du Sénégal (Scemes) a vu certains de ses permanents destitués au profit de pseudo syndicalistes qui ont choisi le participationnisme. Le secrétaire général de l'Uden a fait, ces derniers temps, l'objet d'une campagne de lynchage médiatique par les valets de service du ministre de l'Education.

Les grands perdants restent hélas, les élèves. L'avenir des enfants de Goorgorlous n'est vraisemblablement pas une préoccupation de nos gouvernants. En refusant de dialoguer avec l'intersyndicale de l'enseignement depuis l'ouverture des classes, le gouvernement oublie qu'il a la charge régalienne d'offrir à chaque enfant une éducation de qualité. L'année tire à sa fin, mais les autorités semblent sourdes aux appels de détresse des élèves et de leurs parents. 'Les examens se tiendront à date échue…' Ainsi s'exprimait un responsable du ministère de l'Education sur Walf Tv. Ce discours guerrier du gouvernement en dit long sur sa conception de la qualité. Pour les observateurs avertis, la qualité de l'éducation est devenue un vain mot, un concept creux, vidé de son contenu et mangé à la sauce de la politique politicienne.

Dans la nuit de ses manœuvres lugubres, Moustapha Sourang continue de mettre son ministère au service de ses conquêtes politiques, reléguant au second plan les recommandations du sommet de Dakar sur l'éducation pour tous. Ce qu'il oublie c'est que la nuit peut être longue, mais il finit toujours par faire jour.

Cheikh DIOP Coordonnateur du Collectif des contractuels de l'Education pour le refus de l'arbitraire cheikhgdiop@yahoo.fr

 

mardi 13 mai 2008

Discours de Sarkozy à l’Université de Dakar : la responsabilité des autorités sénégalaises indexée

 Dakar, 12 mai (APS) – Les autorités sénégalaises ont leur part de responsabilité dans la ''profanation'' de la mémoire de Cheikh Anta Diop qu'a constitué le discours prononcé le 26 juillet 2007 à Dakar par le président français Nicolas Sarkozy, a estimé l'ingénieur en informatique sénégalais Mansour Guèye.

''Le discours de Dakar est une profanation de la mémoire du parrain de ce Haut lieu du Savoir, Cheikh Anta Diop, grand penseur africain et illustre défenseur des valeurs africaines. Les autorités sénégalaises, qui ont cautionné ce forfait, ont eux aussi leur part de responsabilité'', a affirmé M. Guèye chargé de la promotion de l'ouvrage ''L'Afrique répond à Sarkozy/Contre le discours de Dakar'' paru en février dernier aux éditions Philippe Rey.

Cheikh Anta Diop (1923-1986), parrain de l'Université de Dakar, a, lui, combattu les entreprises de falsification de l'histoire du continent. Il a travaillé sur l'antériorité des civilisations africaines, l'africanité de l'Egypte, etc. Il a notamment publié ''Nations nègres et culture'' (1954), ''L'Unité culturelle de l'Afrique'' (1960), ''Etude comparée des systèmes politiques et sociaux de l'Europe et de l'Afrique de l'antiquité à la formation des Etats modernes'' (1959), ''Antériorité des civilisations nègres : mythe ou vérité historique'' (1967), ''Civilisations ou barbarie'' (1981).

L'ingénieur Mansour Guèye a souligné la responsabilié des autorités sénégalaises dans la venue de Sarkozy à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar lors de la cérémonie de lancement et de dédicace de l'ouvrage écrit par 23 intellectuels du continent et de sa diaspora organisée récemment. La manifestation a eu lieu à l'amphithéâtre UCAD II de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Au cours de la même cérémonie de lancement, l'historien sénégalais Babacar Diop Buuba, un des auteurs du livre-réponse, a laissé entendre que d'après des informations dont il a pu disposer, Nicolas Sarkozy était annoncé à l'Assemblée nationale avant de venir prononcer son discours à l'Université Cheikh Anta Diop.

Il n'était pas question que l'hémicycle serve à rehausser l'image ou à faire la promotion du président de l'Assemblée nationale sur fond de querelle entre les pouvoir exécutif et législatif sénégalais, a affirmé Buuba Diop pour qui l'attribution du grade de Chevalier de la Légion d'honneur française à Macky Sall (président de l'Assemblée nationale) est venue confirmer cette hypothèse.

Babacar Diop Buuba a par ailleurs posé le débat sur l'autonomie de l'institution universitaire –- financée en grande partie par l'Etat — vis-à-vis du pouvoir.

Dans son discours prononcé à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sarkozy affirmait notamment : ''le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire (...) Le paysan africain (...) ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles".

''Assis aux premiers rangs, des membres du gouvernement, le président de l'Assemblée nationale et des députés ont applaudi, en longueur, le crime que Nicolas Sarkozy était en train de commettre sous leurs yeux'', a rappelé Mansour Guèye qui a déploré le ''manque de lucidité dans le jugement immédiat'' des officiels invités à écouter Sarkozy à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

''Quel manque de patriotisme ! Quelle dissymétrie dans les relations diplomatiques !'' s'est exclamé M. Guèye estimant que cette réaction ''incompréhensible des « officiels » sénégalais a certainement conforté le Président français au point qu'il s'est permis certaines envolées lyriques de mauvais goût''.

L'ingénieur a dit qu'il espérait ''très sincèrement'' que ce livre, L'Afrique répond à Sarkozy, ''sonnera le réveil définitif des Africains et de ses intellectuels''.

''En tout cas, les ingrédients sont là pour nous donner des raisons d'espérer. Je n'ai pas souvenir dans l'Histoire qu'autant d'intellectuels (23) acceptent de travailler tous ensemble et de manière spontanée sur un même sujet et produisent une œuvre aussi pertinente et sans complaisance aucune'', a-t-il expliqué.

Il a ajouté que ''lorsque les intellectuels africains tirent tous dans le même sens, l'Afrique avance à pas de géant et les Africains retrouvent leur fierté et leur énergie''. ''Il est impensable, a-t-il estimé, que les intellectuels africains, et plus particulièrement les 23 co-auteurs du livre, s'arrêtent en si bon chemin. Ils ont le devoir d'assurer le service après-vente de ce livre et d'investir les médias français, africains et tous les lieux de débat pour expliquer ce renouveau du débat sur l'Afrique.''

''Lorsque les intellectuels s'impliquent et ne renoncent pas au combat pour défendre des idées, ils sont capables de réveiller la conscience des citoyens. Le drame actuel de l'Afrique, c'est aussi l'absence de débat sur les enjeux véritables du continent'', a-t-il dit.

Pour Mansour Guèye, ''il est absolument nécessaire que réagissent en pensée et action tous les citoyens africains, y compris les intellectuels, pour reconquérir la parole et ne plus laisser les non-Africains parler à la place des Africains''.

''J'appelle aussi de mes vœux un engagement massif des intellectuels à côté des populations et une implication réelle dans le débat national de leurs pays respectifs, pour redonner aux populations davantage de raisons d'espérer'', a-t-il conclu.

Publié sous la direction de Makhily Gassama, ancien ministre sénégalais de la Culture, le livre ''L'Afrique répond à Sarkozy'' réagit au discours prononcé le 26 juillet 2007 à Dakar par le président français Nicolas Sarkozy.

L'ouvrage va au-delà et dénonce le système d'exploitation et de domination qui maintient encore la plupart des pays africains encore sous tutelle occidentale, près de 50 ans après les indépendances, ainsi que le racisme anti-noir qui le sous-tend. L'intégralité des droits du livre est reversée à la bibliothèque de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
 
 
ARCHIVES SEMEtt ou l'étincelle noire***

lundi 30 juillet 2007

DISCOURS DE SARKOZY A DAKAR ... UNE INSULTE A LA RE-NAISSANCE AFRICAINE

Veuillez cliquer sur la photo ci-dessous pour lire le discours ou du moins les délires de Sarkozy à Dakar

dimanche 11 mai 2008

Aide au développement les vérités de Wade qui dérangent

La déclaration du président de la République du 04 mai 2008 suscite encore de nombreux commentaires. La partie de son discours qui semble retenir le plus d'attention, est relative aux réserves émises par le Président Wade sur l'efficacité de l'action de certaines Ong sur le terrain.

Quel que soit l'angle d'approche des critiques du chef de l'Etat sur les Ong, force est de reconnaître que les critiques des pratiques nébuleuses de certaines Ong ne datent pas d'aujourd'hui. Certainement, lorsque ces critiques proviennent d'un chef d'Etat, l'effet amplificateur est plus important. Néanmoins, il faut reconnaître la justesse des critiques du chef de l'Etat,, lorsqu'il souligne que «ce scénario d'exploitation de la fibre altruiste des populations du Nord et du thème de la misère de celles du Sud ou des distributeurs attitrés de l'aide ou improvisés pour les besoins d'intense lobbying de haut niveau à s'intercaler entre les ressources et les destinataires et commencent d'abord par se servir largement».

Je me souviens d'un séminaire du Dea Géographie pratique du développement dans le Tiers-monde, lorsque les étudiants parlaient de «développeurs», l'un de nos professeurs rectifiait pour parler de «développe-menteurs», excusez- moi du terme !

En effet, l'action de certaines Ong traduit parfaitement la mentalité des courtiers du développement que J. P. Olivier de Sardan et Tierschenk définissent comme «des acteurs sociaux implantés dans une arène locale qui servent d'intermédiaires pour drainer des ressources extérieures que l'on appelle communément l'aide au développement».

Le masque de l'humanitaire ou du développement sert de prétexte à de «pseudo experts» et intermédiaires pour faire aboutir des projets personnels. L'analyse de certaines pratiques de ces Ong montre que l'on s'éloigne de la philosophie du développement : projets ficelés sans une implication des populations bénéficiaires, absence de suivi-évaluation, surcoût du budget de fonctionnement, séminaires onéreux dans des hôtels de luxe etc. Qui plus est, la concurrence entre Ong, intervenant dans une même zone et dans des programmes similaires, tourne parfois à l'absurde. Plus grave, on assiste à un télescopage des actions désordonnées de ces Ong qui ont tendance à court-circuiter, voire à occulter le travail des services étatiques sur le terrain, faute de coordination et de concertation. La cristallisation des intérêts, l'absence de prise en compte des besoins des populations, le détournement d'objectifs révèlent les limites de cette action de «développement».

Nous pensons qu'il faut regarder dans le propos du chef de l'Etat, non pas un procès d'intention à l'égard des Ong, mais une occasion de repenser l'aide au développement et la vision de l'humanitaire pour une plus grande transparence, voire une bonne gouvernance. En effet, les difficultés conjoncturelles de populations ne sauraient servir de tremplin pour les adeptes du gain facile, afin que s'enrichir à travers le masque de l'humanitaire ou l'aide au développement.

Et par rapport à l'aide, nous devons reconnaître au chef de l'Etat d'avoir été constant ; une constance qu'il a exprimée dans son ouvrage Un destin pour l'Afrique, dans lequel il souligne que «l'aide ne doit pas être une simple assistance matérielle par laquelle on fait les choses à notre place, c'est-à-dire, par laquelle on déresponsabilise les Africains».

A l'opposé, les gouvernements des pays concernés et les populations doivent être impliqués à tous les niveaux, car «ce qui se fait pour moi, mais sans moi, n'est pas pour moi».

Enfin, au-delà du chef de l'Etat qu'il est, nous pensons qu'il faut, également, apprécier son discours sous l'angle de l'intellectuel africain qu'il est, avant tout.

 
Par Mamadou KHOUMA Professeur au LEG de Diourbel
DEA Géographie et pratique du développement dans le Tiers-monde de l'Université
Paris X Nanterre Promotion 2000 / mkhouma@hotmail.com

1 DEA Géographie et pratique du Développement, université de Pais X Nanterre 1999/2000
2 Olivbier de Sardan J. P., Bierschenken J, 1993 «les courtiers du développemnt» bulletin de l'APAD, n° 5 pp 71-76

 

samedi 10 mai 2008

Biennale de DAK'ART OFF: L’ Association Arts100Frontières-Médina a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’ exposition le 13 mai 2008 à partir de 18 h

L' Association Arts100Frontières-Médina

en partenariat avec la Mairie Médina

a le plaisir de vous inviter au vernissage de l' exposition

« L' ART ET LA CITE »

Des artistes unis pour la Citoyenneté

DATE: 13 Mai 2008 à partir de 18 h

LIEU: Mairie Médina en face de la Maison de la Culture Douta Seck

PARRAIN DE L'EXPO: M. Pape Momar Diop, Maire Médina

INVITE D'HONNEUR: M. Deijmann William

representant de Xalebi-Sénégal
ARTISTES PARTICIPANTS

Leonardo Spoladore, Hamidou Sall «AMEWA»,

Vincenzo Oreggia «ABDOURAHIM», Kader Diakhaté, Bamba Ndiaye,

Khaly Sall, Jacob Okpus et Bakary Diop
CONTACT
(00221) 77 516 72 71

Dak’Art 2008 : Ndary Lô et Hadji Mansour Ciss remportent le Grand Prix Léopold Sédar Senghor

 Dakar, 9 mai (APS) – Les artistes Ndary Lô et Hadji Mansour Ciss ont remporté le Grand Prix Léopold Sédar Senghor doté de cinq millions de FCFA et parrainé par le président de la République dans le cadre de la 8-ème édition de la Biennale de l'art africain contemporain, ouverte vendredi à Dakar.

Ndary Lô et Hadji Mansour Ciss ont reçu leurs prix des mains du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, lors de la cérémonie d'ouverture organisée au Musée Théodore Monod de l'IFAN.

Le jury était présidé par Sithabile Mlotshwa, responable de Thamgidi Studio Foundation (Afrique du Sud/Pays bas).

Voici la liste complète des prix décernés :

- Grand Prix Léopold Sédar Senghor : Ndary Lô et Hadji Mansour Ciss (Sénégal)

- Prix du ministère de la Culture (trois millions de FCFA) : Nkosikhona Ngcobo-Bongamahlubi (Afrique du Sud)

- Prix de l'Union européenne : Johann Van Der Schijff (Afrique du Sud)

- Prix de l'Organisation internationale de la Francophonie (sous forme de résidences d'artistes) : Jems Robert Kokobi (Côte d'Ivoire)

- Prix de Culturesfrance : Guy Bertrand Woueté Lotchouang (Cameroun)

- Prix de la Fondation Zuloga : Johann Van Der Schijff (Afrique du Sud) ; Hadji Mansour Ciss (Sénégal) ; Ndary Lô (Sénégal) ; Nkosikhona Ngcobo-Bongamahlubi (Afrique du Sud)

- Prix Djamilatou Bikami (sous forme de résidence, une exposition et des interventions à l'Ecole des Beaux Arts de Toulon, une série d'ateliers) : Pélagie Gbaguidi (Bénin) ; Saïdou Dicko (Burkina Faso) ; Angèle Etoundi Essamba (Cameroun) ; Sokey Edorh (Togo) ; Grace Ndiritu (Grande-Bretagne)