dimanche 17 avril 2011

Mahmoud et les Char(ognards) - par Madis

La légende raconte que c'était l'un des rois les plus riches de la terre. Le roi Mahmoud possédait en effet une fortune incommensurable. Il se faisait même appeler pour cela Case-à-Fric. Mahmoud Case-à-Fric avait cependant un défaut : celui de ne pas être discret. Il avait une si haute opinion de sa personne et de son royaume qu'il mettait tout le prix qu'il fallait pour les faire rayonner le plus loin possible. La même légende raconte encore qu'il distribuait de l'argent et de l'or partout sur son passage, comme son ancêtre Askia Mohamed de retour de la Mecque.

 

Comme il fallait s'y attendre, son orgueil et sa générosité n'allaient pas tarder à attirer la convoitise autour de sa mystérieuse fortune. Depuis quelques temps, le roi Mahmoud en était si inquiet qu'il tombait dans la déprime. Un jour, le bruit courut que Mahmoud était à deux doigts de la mort. Ayant appris la nouvelle, les vautours s'étaient précipités autour de sa caverne d'Ali Baba, attendant que Case-à-Fric rende l'âme pour se partager la Charogne. Mais la mort refusait Case-à-Fric. De guerre lasse, les charognards, réduits à leurs sombres manigances ont fini par élire domicile aux côtés de leur proie…

 

Je les ai vus de mes propres yeux. Si vous ne me croyez pas sur parole, allez donc faire un tour sur les côtes de cette mer tranquille, vous verrez deux charognards, debout sur le sable, les muscles bandés et le bec braqué sur la misérable épave. Ils ont pour nom (retenez votre souffle) Sam Obomba et Chocolat Sarcastique !

 

Les deux rapaces ne semblent pas faits l'un pour l'autre. Le premier est trop grand et arrogant ;  son compagnon trop petit et étourdi. C'est un couple bien étrange que seule l'odeur de chair pourrie semble unir pour l'instant. Le regard impatient et concupiscent, ils s'affairent au partage de ce providentiel butin, qui aura bien valu le prix du ridicule et du sang.

Madis   

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